C.R. Zeitschr. f. rom. Phil., II, p. 496 (Grôber
1063. — Cornu, J. Glanures phonologiques, dans la Romania, t. VII (1878), P- 353-368.
L'auteur parle, p. 354, des formes romandes de cacare, et, p. 366, de celles de incudinem.
1064. — Cornu, J. Conjugaison des verbes aïdier, araïisnier et mangier, dans la Romania, t. VII (1878), p. 420-432.
P. 432, signale à l’appui d’un type mendicare pour manducare des formes romandes correspondant à l’anc. fr. dialectal mengier, maingier.
1065. — Cornu, J. Mien — meum, dans la Romania,t. VII (1878), p. 593. Mentionne les formes patoises du Jorat (Vaud) myon, ton, xon comme incom-
patibles avec la base “meanum adoptée par DIEz.
1066. — Ayer, C. Introduction à l'étude des dialectes du pays romand, dans le programme des cours de l’Académie de Neuchâtel, Année 1878-1879, Semestre d'hiver, p. 3-36. — Aussi paru à part: Neuchâtel, 1878. 38 p. in-4°.
Fragment d’une « étude comparée de nos dialectes de la Suisse romande, embrassant à la fois la grammaire, le vocabulaire et l’histoire de ces dialectes », qui n’a jamais été publiée. Etablit la place du romand dans les langues romanes et donne une classification de ses dialectes (p. 5-8). L'objet principal du mémoire est l'exposé d’un système rationnel de transcription, applicable à tous les patois romands. L'auteur repousse également l'orthographe courante des patoisants et la graphie savante employée par MM. HÆFELIN et CORNU dans leurs travaux. Il réclame un système orthographique à la fois étymologique, phonétique et grammatical, et, pour montrer la réalisation de cette chimère, donne une phonétique très confuse, à la fois historique et descriptive, du dialecte gruyérien, accompagnée de notes surtout lexicographiques (p. 11-29). Il applique ensuite son système aux textes énumérés sous n° 598.
C. R. Romania, VIII, p. 458-459 (J. Gilliéron). — Zeitschr. f. rom. Phil., IL, p. 459-461 (Hæfelin). — Journal des patois romands, no 1.
1067. — Clhabaneau|], C. La deuxième personne du pluriel de l'indicatif présent dans les dialectes de l'Est, dans la Revue des langues romanes, t. XXI
Montre que le type de deuxième personne du pluriel en “ïtis s’est conservé régionalement et s’est même étendu aux verbes en -are et -ire, d’où des formes comme aportade, vithide, etc. Exemples tirés de BRIDEL, AYER, HÆFELIN, CORNU.
1068. — Semmig, Dr Herman. Kultur- und Litteraturgeschichte der franzôsischen Schweiz. Zürich, 1882 (voir n° 46 et 364).
P. 16-18, Die Sprache der romanischen Schweiz, aperçu de l’origine et du groupement des patois romands d’après AYER (ne 1066). Sur les pages consacrées à la pénétration du français et à sa substitution aux idiomes locaux, voir n° 46.
1069. — Mussafia, D' A. Zur Präsensbildung im Romanischen, dans les Sitzungsberichte der kaiserlichen Akademie der Wissenschaften in Wien. Philosophisch-historische Klasse, t. CIV (1883), p. 3-77. — Tiré à part: Wien, Gerold, 1883. 77 p. in-8°.
S'occupe, p. 25-46, des subjonctifs présents en -eie, -oie des dialectes galloromans de l'Est ; cite, p. 36-39, quelques exemples empruntés à des chartes vaudoises et les formes des patois romands, en partie d’après des notes fournies par J. Cornu. W. FŒRSTER avait signalé le premier en 1875, dans la Zeitschr. f. ôsterr. Gymnasien, XXVI, p. 538 et suiv., les subjonctifs présents en -oie des dialectes de l'Est et cité à ce propos des formes vaudoises et jurassiennes.
C.R. Litbl. f. germ. u. rom. Phil., 1884, col. 61 (Schuchardt). Cf. Zeitschr. f. rom. Phil., XXI, p. 421 (H. Urtel).
1070. — Hofmann, K. Das Futurum auf -ri und der Entstehungsort des Ezechiel, dans Romanische Forschungen, t. 1 (1883), p. 437-438.
Constate que les textes patois de la région située entre les lacs de Neuchàtel et de Genève présentent un futur en -r# qui se retrouve dans la traduction en vieux français dialectal des sermons de saint Grégoire sur Ezéchiel, et en conclut que cette traduction pourrait bien provenir du couvent de Romainmôtier. On sait aujourd’hui qu’elle est d’origine lorraine. Voir H. ZWIRNMANN, Das Verhälinis der altlothringischen Uebersetzung der Homilien Gregors zum Original. Halle, 1904, et G. BERTONI, Le versioni francesi delle prediche di S. Gregorio su Ezechiele (revisione del ms. di Berna 79). Modena,
1071. — Cornu, J. L'adjectif possessif féminin en lyonnais, dans la Romania, t. XV (1886), p. 134-135.
A l’appui de son explication du possessif féminin #1i# en ancien lyonnais, M. CorxNu cite des cas fréquents en Valais de nasalisation de l’? par une nasale précédente et rattache à d'anciens féminins min, tin, sin les possessifs méina, etc. du patois du Jorat (Vaud). Cf. dans le même volume, p. 430- 435, les articles de MM. PHILIPON et PUITSPELU, qui contestent l’exactitude des déductions de M. Cornu.