‹ Grammaire et lexicographie des patois de la Suisse romande. Bibliographie analytiqueChapitre 41 sur 111 · Canton de Neuchâtel · texte numérisé non relu

Canton de Neuchâtel

Voir aussi t. I, nos 872, 889, 894, 902.

1238. — Adelung, Johann Christoph et Vater, D' Johann Severin. Mithridates oder allgemeine Sprachkunde, mit dem Vater Unser als Sprachprobe in beynahe fünfhundert Sprachen und Mundarten. Berlin, Vossische Buchhandlung, 1806-1817. 6 vol. gr. in-8.

Cette volumineuse compilation linguistique contient au t. II (1809), p. 590, quelques lignes sur les patois de la Suisse romande, dont la division en groupes est indiquée d’après BERTRAND (n° 1040). À la p. 597 figure comme spécimen, sous n° 256, la traduction de l’Oraison dominicale en fort mauvais patois, qui doit représenter du neuchâtelois (l'en-tête porte Neufosatelisch, qui a été rectifié dans le dernier volume en Neufchatelisch}). Ce texte est donné comme tiré de la « Collection BARTSCH, à Kônigsberg ».

1239. — de Chambrier, Samuel. Description topographique et économique

de la Mairie de Neuchâtel ; avec des notes historiques et des planches. Neuchâtel, Impr. Wolfrath, 1840. XV-608 p. in-8° et planches.

Ouvrage écrit vers 1810 et publié après la mort de l’auteur. P. 392-394, Langue, jargon. Reproduit, pour donner une idée de la langue usitée à Neuchâtel au XIIIe siècle, un acte indigène de 1268 à forte teinte dialectale, dont un texte plus correct a été publié depuis dans MATILE, Monuments de l'histoire de Neuchätel, p. 142, n° 172. Voit dans le nom du Neubourg, à Neuchâtel, l'indication d’une colonie allemande et s’étonne que l'allemand si voisin et les relations étroites avec Berne n'aient pas exercé d'influence sur la langue du pays. Considère le patois comme un amalgame de français avec des éléments latins, italiens, grecs et un peu d’allemand. Cet idiome se retrouve tout le long du pied du Jura, jusqu’à Genève, mais avec des différences assez marquées, de sorte que d’un district à l’autre des phrases, des mots sont inintelligibles et que chaque village a pour ainsi dire son jargon particulier. L'usage de la langue française est d’ailleurs devenu général, même chez l'habitant de la campagne, qui s’en sert sans abandonner son patois. P. 475, sur la pièce patoise La reima du cortil, voir no 822.

1240. — [de Sandoz-Rollin, Henri Alphonse]. Essai statistique sur le canton

de Neuchâtel. Zurich, Orell Fussli et Comp., 1818. 189 p.in-12, carte et illustrations. — Édit. allemande : Helvetischer Almanach für das Jahr 1818. Zürich, etc. Statistischer Versuch über das Fürstenthum Neuenburg und Vallangin. Calendrier non paginé et 182 p. in-24, avec carte et illustrations.

Constate, p. 184, que la langue du pays est le français, mais que « le peuple parle encore et ne parlera bientôt plus » un patois qui résulte du mélange de différents idiomes. Il varie suivant les régions et les gens du Vignoble ont peine à comprendre ceux des Montagnes. Indication de quelques particularités de prononciation.

1241. — de Meuron, Louis. Description topographique de la Châtellenie du

Landeron. Neuchâtel, Imp. Wolfrath, 1828. 96 p. in-8c.

On lit, p. 88-89, que dans la Châtellenie du Landeron le peuple a conservé plus qu'ailleurs l’usage du patois, « idiome national et énergique, mélangé de mots latins, celtiques, allemands, italiens et même grecs ». L'accent est lent, traînant et nasillard.

1242. — [Notes sur le patois de la Chaux-de-Fonds]. Manuscrit à la Biblio-

thèque de la Chaux-de-Fonds. Vers 1860.

Les pièces no 17 (12 p. in-40) et no 18 (2 p. in-4°) de la collection patoise NiCOLET (voir n° 869) renferment, à côté de quelques textes (voir n°852), phrases et mots divers, des notes grammaticales non rédigées où sont énumérés les noms de nombres, les pronoms personnels et démonstratifs, les flexions de l’article, du substantif et de l’adjectif et les formes du verbe « être ».

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