‹ Grammaire et lexicographie des patois de la Suisse romande. Bibliographie analytiqueChapitre 58 sur 111 · Généralités. Travaux d'ensemble · texte numérisé non relu

Généralités. Travaux d'ensemble

1468. — Chambaz, Octave. Notre patois est riche, dans le Conteur vaudois, 1903, n° 1.

Petit article écrit pour défendre le patois du reproche de pauvreté qu’on lui adresse souvent. Pour certaines notions, il possède au contraire une variété de termes étonnante. Le Gros-de-Vaud a, par exemple, cinq mots pour exprimer l’idée de « bourde ». M. GAUCHAT avait développé le même thème dans une leçon d’ouverture faite à l’Université de Zurich, en 1897. Il avait insisté sur la richesse de désignations romandes pour les saisons. Cette leçon, qui n’a pas été publiée, a été utilisée par M. MERLO dans son travail sur les noms romans des saisons et des mois (n° 1491).

1469. — Jaberg, D' Karl. Wie die Wôrter untergehen, feuilleton de la Neue Zürcher Zeitung, du 1° au 5 février 1907 (Erstes Morgenblatt). — Tiré à part : Zürich, Neue Zürcher Zeitung, 1907. 20 p. in-12.

Dans cette belle leçon d'ouverture d’un cours fait par l’auteur en qualité de privat-docent à l’Université de Zurich, en 1907, les raisons de la disparition des mots sont ramenées à des modifications de l’état de choses antérieur : changements de mœurs, extinction d’espèces animales, etc., à la forme même du mot : homonymies nuisibles, mutilation phonétique, irrégularité

flexionnelle ; enfin à la psychologie : besoin de clarté, de plasticité, crainte de la crudité d’expression, etc. Plusieurs exemples sont empruntés à nos patois. Cette étude fait pendant à celle de M. TAPPOLET citée sous n° 1471.

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