‹ Grammaire et lexicographie des patois de la Suisse romande. Bibliographie analytiqueChapitre 6 sur 111 · I. SUISSE ROMANDE Il · texte numérisé non relu

I. SUISSE ROMANDE Il

dreissigsten Versammlung deutscher Philologen und Schulmänner in Zürich vom 28. September bis 1. Oktober 1887 (Leipzig, Teubner, 1888; in-4°), p. 171-175. — Aussi dans la Zeitschrift für neufranzôsische Sprache und Litteratur, t X (1888), p. 187-206.

Conférence faite au 39me Congrès des philologues allemands, à Zurich, en 1887. L'auteur y montre excellemment tout le profit que les étudiants en langues modernes peuvent retirer pour leur préparation scientifique de la mise en contact direct avec un patois vivant. Exposé de la méthode pratiquée par le conférencier au Séminaire roman de l’Université de Berne, qui a l’avantage de posséder dans les patois fribourgeois voisins un champ d’expérience facilement accessible.

C. KR. Rev. des pat. gallo-rom., Il, p. 234. — Phonet. Stud., IL, p. 71-75 (Krufmann).

1075. — Suchier, Hermann. Die franzôsische und provenzalische Sprache und ihre Mundarten, dans Grundriss der romanischen Philologie, herausg. von Gustav GRÔBER, t. I, p. 561-668. Strassburg, Trübner, 1888. Gr. in-8e, — Deuxième édition, t. I (1904-1906), p. 712-840. Aussi tiré à part. — Trad, française de la 1r° édition par P. Moxer : Le français et le provençal. Paris, 1891.

Fait rentrer les dialectes romands dans le groupe qu’il appelle Mittelrhônisch, qui est délimité et caractérisé p. 755-756 (2me éd.). Douze petites cartes, basées en première ligne sur des textes du moyen âge, indiquent approximativement l'aire des caractères phonétiques importants du domaine gallo-roman. La carte d'ensemble des langues romanes, dressée par GRÔBER, représente le territoire franco-provençal plutôt d’après les données d’AscoLtr (n° 1058), et d’une façon inexacte. Quelques lignes sur la disparition des patois suisses, p. 754. Indications bibliographiques sur les versions patoises de la parabole de l’Enfant prodigue, p. 768. Sur les limites du français, voir n° 49.

1076. — Behrens, D' D. Üeber reciproke Metathese im Romanischen. Greifswald, J. Abel, 1888. 119 p. in-8.

Enumère parmi les exemples de consonnes qui échangent leur place dans le mot quelques termes romands : geneulye « poule » (p. 63), rolla « loutre » (p. 76), avalanche (p. 94), kudrdi « coudrier » (p. 96), fédzo « foie » (p. 99).

1077. — Meyer-Lübke, W. Grammatik der romanischen Sprachen; t. T: Romanische Lautlehre (1890). XX-564 p. ; t. Il: Romanische Formenlehre(1894). XIX-672 p. ; t. LT : Romanische Syntax(1899). XXI-8r5 p.; t. IV : Register zur Romanischen Grammatik (1902). VI-340 p. Leipzig, Fues (Reisland). 4 vol. gr. in-8°. — Édition française : Grammaire des langues romanes; t. 1 : Phonétique, trad. par Eugène RaBrer (1890).

XIX-611 p.;t. II : Morphologie, trad. par Auguste et Georges Dou- TREPONT (1895). XV-734 p.; t. II: Syntaxe, trad. par les mêmes (1900). XVI-857 p. ; t. IV : Tables générales, par Auguste et Georges DouTREPONT, avec la collaboration de M. Albert Counson (1906). VIII 499 p. Paris, H. Welter. 4 vol. gr. in-8e.

M. MEYER-LügkE classe les dialectes de la Suisse romande dans le groupe dénommé « français du sud-est » (t. I, $$ 4. 6). Tous les faits notables de la phonétique et de la morphologie de ces dialectes ont été soigneusement relevés et interprétés dans les deux premiers volumes de la Grammaire, prur autant que l’auteur les a trouvés dans le Glossaire de BRIDEL ou dans les monographies scientifiques publiées au moment où il rédigeait son grand ouvrage. Ils donnent lieu parfois à un exposé étendu, avec paradigmes ; cf. p. ex. sur le traitement de o fermé, t. I, $ 124, sur les désinences du futur, t. II, $ 321, etc. Toutes les formes expliquées ou simplement citées ont été recueillies dans le grand index alphabétique du t. IV de l'édition française.

1078. — G{rangier}, L. Nos patois, dans les Étrennes fribourgeoises, t. XXV

Passe en revue les principales publications concernant les patois romands et compare quelques proverbes vaudois à leurs correspondants gruyériens.

1079. — Fischer, P. Die romanische Sprache der Westschweiz, dans Schwei-

zerische Rundschau, 1'° année (1891), n° 11, p. 196-206, et n° 12, P. 304-315.

Article d'ensemble assez riche d’information et généralement exact. L'auteur n'est pas romaniste et commet des erreurs, mais il connaît une partie de la littérature scientifique relative à son sujet. Expose d’abord l’origine et la formation des patois romands, groupe intermédiaire entre le français, le provençal et l'italien, et indique les raisons qui ont empêché la création d’une langue écrite. Esquisse ensuite l’histoire particulière du patois de chaque canton, cherche à le caractériser, renseigne sur sa vitalité, mentionne les textes les plus connus et en donne des extraits (cf. n° 368).

1080. — Zimmerli, Dr J. Die deutsch-franzôsische Sprachgrenze in der

Schweiz. 3 vol. Basel & Genf, 1891, 1895, 1899 (voir nes 58, 71 et 87).

M. ZIMMERLI a joint à chacun des 3 volumes de ses recherches sur la limite linguistique franco-allemande en Suisse, dont nous avons parlé au chap. I, de précieux matériaux, recueillis “de preière main, sur les patois de la région frontière. Les dialectes allemands, assez uniformes, sont caractérisés rapidement, tandis que le domaine romand occupe une place beaucoup plus considérable. Un questionnaire d’environ 300 mots-types a servi à l'établissement de tableaux d’ensemble, donnant la forme patoise de chaque localité étudiée, pour les principaux phénomènes du vocalisme et du consonantisme. Les

Page 1