PRONOM DÉMONSTRATIF
io Ce, mis pour il, elle, ils, elles. On emploie <?c pour i7, elle, à la place d'un nom de personne , quand l^'attribut est un substantif.
Vous pariez de Racine et de La Fontaine ; ce sont mes auteurs favoris. Loin d'être des dieux, ce ne sont pas même des hommes. J'admire et j'aime Louis IX; c'était un saint roi.
2«> Ce mis pour ceci, cela. On peut employer ce \}0\ir ceci, cela, dans le langage familier.
Mais quand l'attribut est suivi de la préposition de ou de la conjonction que, on met le pronom iL
Vous m'avez payé, c'est juste.
Il ne le fera pas, ce serait trop difficile.
C'est bon, ce me semble.
// est ju>ste de payer ses dettes.
Jl était difficile de tromper Anni-
bal.
Il me semble que vous avez tort.
,> Ceci, cela. Quand on compare, ceci se rapporte à ce qui
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est le plus près, ou à ce qui suit; cela représente ce qui est plus loin, ou ce qui précède.
Il en est de même de celui-ci, celui-là, et de voici, voilà.
Je n'aime pas ceci. 1 Donnez-moi cela.
Il prit la parole^ et dit ceci. \ Nous sortîmes, après avpir dit cela,
Heraclite et Démocrite étaient d'un caractère bien différent : celui-ci riait toujours, et celui4à pleurait sans cesse.
4-0 Quand le verbe être est placé entre 'deux substantifs, dont Tun est sujet et Tautre attribut, on peut exprimer ou non le pronom ce :
La vie, c'est une galère; ou la vie est une galère.
La gloire, ce n'est que vanité; ou la gloire n'est que vanité.
On peut aussi exprimer ou retrancher ce, lorsque, au lieu de deux substantifs, il y a yn ou deux infinitifs, ou une locution précédée du pronom ce :
Brûler, ce n'est pas répondre; ou brûler n'est pas répondre.
Laisser le crime en paix, c'est s'en rendre complice.
Ce qu'il pratiquait le mieux, c'était de fuir; oc était de fuir.
L'emploi du pronom ce est prèférablej il donne plus de précision et d'énergie à la pensée. C'est un pléonasme.
5« Lorsque les pronoms celui, celle, ont pour attribut un adjectif ou un participe passé, il est plus correct de les joindre ensemble par le relatif qui et le verbe être :
Voici votre livre et celui qui est destiné à votre sœur. Les grandeurs natigrelles sont ceUes qui sont indépendantes de la fantaisie des hommes.
On trooYe quelques phrases où le besoin de la précision et de la rapidité a fait supprimer oui et le verbe être :
J*ai joint à ma dernière lettre celle écrite par le prince. ( Racine. ) On confondait la blessure faite à une bète, et celte faite à un esclave.
(Montesquieu.)
G» Les pronoms celui, celle, peuvent représenter des substantifs singuliers ou pluriels :
De toutes les choses entreprises par le premier consul, celle qui
lui coûta le plus de peine fut le concordat.
Vous porterez en vous-même un témoignage qui vous dispensera
de ceuœ des hommes.
Mais celui, celle, ne peuvent pas représenter un substantif qui n'a pas de singulier. Ainsi ces phrases ne sont pas correctes :
Voilà de toutes les annales celle que je préfère. Parmi les matériaux gui servent à la formation des périodes^ l'épithète est celui qui tient le dernier rang.
136 (îRAMMAIRÈ FRÀIiÇAlâË.
Les pronoms celle ^ celui y ne peuvent remplacer que uff^ annale y un matériau y qui ne se disent pas.