‹ Grammaire françaiseChapitre 182 sur 196 · BmploI de NB gani l'idée de négation · texte numérisé non relu

BmploI de NB gani l'idée de négation

On met ne dans un grand nombre de cas où il n'y a aucune idée de négation \

lo AprèS les verbes craindre, appréhender^ avoir peur et trembler y employés affirmativement :

Je crains qu'un songe ne m'abuse.

^e tremble qu'on ne me surprenne.

Mais on supprime ne, quand ces verbes sont joints à une négation :

Ne craignez pas que je le loue.

On peut mettre ou supprimer ne, quand les verbes sont employés interrogativement :

Craignez- vous qu'on vienne, ou qu'on ne vienne ?

Si l'on souhaite que la chose arrive^ il faut mettre ne pas à la phrase subordonnée.

Je crains que vous n'arriviez pofi à temps.

2o Après les verbes douter, nier, contester et djêsespérer, joints à une négation :

On ne peut pas nier que la vie des sots ne soit bien ennuyeuse. Je ne aoute pas que vous ne soyez le premier.

On peut supprimer ne, si on parle d'un fait incontestable; et l'on doit toujours le supprimer, si les verbes douter, nier, etc., sont employés affirmativenient :

Je ne doute pas qu'il y ait un Créateur. Je doute que vous soyez le premier.

3o Après les verbes empêcher^ garder et prendre garde :

Prenez garde qu'on ne vous voie.

J^empècnerai que vous ne sortiez.

A9 Après la locution \W en faut que, interrogative, négativO; ou accompagnée de peu, guère :

S'en faut-il de beaucoup que la somme n'y soit? 11 s'en fallut de peu que nous ne fussions pris.

5« Après les conjonctions à moins que, de peur que, de crainte que :

Parlez bas, de peur qu*on ne vous entende.

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