Smploî de quelquei adverbei
lo Adverbes et prépositions. Les adverbes alentour, auparavant, dessus, dessous, dehors et dedans ne doivent pas être confondus avec les prépositions autour de, avant, sur, sous, hors de et dans. Les adverbes n'ont jamais de complément^ tandis que les prépositions doivent en avoir un :
Les plaisirs folâtrent alentour.
Fais ce que ta veux, mais dis-le auparavant.
Si vous êtes hors de la maison, je resterai dedans.
La terre tourne autour du soleil.
Hésiode vivait avant Homère.
Remarque. Au xviie siècle, ces adVerbes s'ediployaient aassi comme prépositions :
A l'entoor d'eax.( La Fontaine.) — Dedans votre union. (Corneille.) -* Dessous on même joug. (Racine.)
Dessus, dessottSy dedans ei dehors peuvent encore avoir nn complément, qaand ils sont joints à une préposition.
La lot est ait-dessus de tout.
Il y a au dedans de l'homme un principe naturel de justice.
2o Plutôt et plus tôt. Plutôt exprime l'idée de préférence ; plus tôt réveille une idée de temps, et s'oppose à plus tard :
Plutôt soufl&ir oue mourir,
C'est la devise des hommes. (La Fontaine.)
Une grande fortune favorise les talents, et les fait plus tôt remarquer.
3^ De suite et tout de suite. D« suite veut dire successivement, sans interruption, et tout desuites\gm6,G sur-le-champ:
Gromwell couchait rarement deux nuits de suite dans la même
chambre.
Les enfants doivent obéir tout de suite»
4o Tout d'un coup et tout à coup. Tout d^un coup signifie en une seule fois; tout à coup veut dire soudainement:
Alexandre remplit la coupe d'Hercule, et la but tout d*un coup. Tout à coup il fut saisi de la fièvre, et mourut.
5** A PEINE et AVEC PEINE. A peine signifie d^une manière insensible^ presque pas; avec peine signifie péniblement y difficilement y à regret :
Alfred le Grand savait à peine lire à douze ans.
La modestie ne souffre qu'avec peine les honneurs qui lui sont dus.
G^ Comment et comme. Dans les phrases iilterrogatives et exclamatives, commentveui àirede quelk manière, eicomme signifie combien, à quel degré :
Comment Taurais-je fait, si je n'étais pas né? (La Fontaine.) Comme il est aveuglé du culte de ses dieux ! (Racine.)
Remarque. On troove one fonle de phrases affirmatives et négatives où comme signifie de quelle manière :
J'aime à voir comme vous rJnstroisez. ( Racine. )
Un cœur né pour servir sait mal comme on commande. (Corneille.)
Vous voyez comme les empires se succèdent les uns aux autres. ( Bossuet. )
7o Ou, AUSSI et NI, NON PLUS. La conjonction ou et l'adverbe aussi se mettent dans une phrase affirmative; la conjonction ni et non plus, dans Une phrase négative :
Il vous connaît peut-être, et me connaît aussi.
Le fait est que je ne vois rien. Disait un chat.) i — Ni moi non plus, disait un chien.
80 Beaucoup de et bien du , de la, des. Beaucoup exprime simplement ridée de grand nombre ; bien ajoute à l'idée de nombre celle i^étonnement, de contrariété:
Il y a ici beaucoup de monde.
11 y a ici bien du mondfi (si Con est étonné, fâché d'en voir autant ) .
Cet enfant a bien de la présomption pour son âge.
Beaucoup n'est jamais suivi de Tarticle ; bien eu est toujours suivi, excepté devant aulrea. On dit : Inen d'autres.
La captivité entraine bien d'autres maux. (Bossdet.)
9^ Beaucoup, très, fort, bien. Beaucoup ne peut modifier qu'un verbe et un adverbe de quantité, comme beaucoup, plus y beaucoup moins; très modifie un adjectif, un adverbe et quelques participes passés employés adjectivement ; fort et bien modifient un adjectif, un verbe et un adverbe.
Très et fort ont plus d'énergie que bien :
On pardonnera beaucoup à ceux qui auront heawoup pardonné. Conseiller très-sensé d'un roi très-imprudent. (Boileau.) 11 faudrait des raisons bien décisives et bien évidentes, des lumières bien rares et bien nouvelles.
Contre vos derniers vers on est fort en courroux. (Boileau.)
Dites : *
J'ai bien faim, bien soif, bien peur^ etc.^ et non très-faim^ etc. Nous panâmes de très-grand matin^ et non très-matin.
§ 2. PRÉPOSITION. - X. Complément dei prépontîons.
1<> La plupart des prépositions ne se placent que devant un nom.
n y en a huit qui peuvent se placer aussi devant un verbe : de, à, pour ^ sans y par y entre y devant un infinitif; après y devant les verbes avoir et être; en, devant un participe présent :
J'aime à vous voir frémir à ce funeste nom. (Racine.)
Gardez-vous de conseiller ceux qui ont plus de présomption que de bon sens.
Monmouth fut pris, après s'être tenu caché deux jours sans manger.
Il tomba en défaillance, en entendant la lectm^e de son arrêt de mort.
Si l'on commence par étudier, on finit par savoir.
Il y a une grande différence entre espérer et posséder, entre promettre et tenir.
^ Deux prépositions peuvent avoir le même complément, pourvu qu'elles ne gouvernent pas un complément différent.
Il a parlé contre et voté pour la loi.
Mais on ne dira pas : // a parle contre et voté en faveur de la loi, parce que les deux prépositions ne gouvernent pas le même complément.
3o On peut sous-entendre le complément d'un grand nom^ bre de prépositions :
Celui qui vint après parla pour et vota contre. Mettez-le devant ou derrière, avant ou après.
(Il) voit du blé répandu,'
Voit un pigeon auprès*