ADJECTIF DÉTERMINATIF
Article. — Adjectif numéral.
Il y a des mots qui, sans exprimer une qualité^ se joignent toujours au nom pour en déterminer la signification, c'est-àdire pour y ajouter une idée nouvelle, par exemple l'idée de simititude,corùme tel père, tel fils; l'idée de généralité, comme tout homme; l'idée à* indication y comme ce soleil; l'idée de négation , comme nul homme ; l'idée de quantité, comme quelques enfants, plusieurs livres, etc;
Les mots tel, tout, ce, nul, quelques, plusieurs, sont considérés comme adjectifs, quand ils sont joints à un nom pour en déterminer la signification, et on les appelle des adjectifs déterminatifs.
Voici les adjectifs déterminatifs :
GEOace^ cette ces.
Chaque.
Quelque quelques.
MÊME mêmes.
Autre autres.
Unique uniques.
Seul seule seuls, seules.
Tout toute . . ..tous, toutes. .
Tel telle tels, telles.
Quel quelle, . . ,quelSt quelles.
Nul nulle . . . .nuls, nulles.
Aucun aucune . .aucuns, aucunes.
Certain .certaine. .certainSy certaines.
Maint mainte. . .maint s, maintes.
Plusieurs.
exemples :
Chaque âge a ses plaisirs, son esprit et sps mœurs. Ce cnam]), cette forêt, ces prés m'appartiennent. Aucun ministre n'est populaire, quelque bien qu'il fasse. Voltaire et Rousseau moururent la même année. Toute trahison est criminelle.
On peut employer cg, même, autre, tout, tel, nul, aucun, plusieurs, sans- les joindre à un nom. Alors ce sont des pronoms.
Mais quelque, chaque, maint, etc., doivent toujours être
joints à un nom. Ainsi ne dites pas : Ces liTres.coiitent cinq francs chaque, mais chacun; ou Chaque livre coûte cinq francs.
Article.
On peut ranger parmi les adjectifs déterminatifs rARTicLE (du latin articulus ), petit mot qui se joint toujours au nom pour en déterminer la signification, et lui donner un sens restreint, définty comme le songe d^Athalie, ou un sens vague, indéfini, comme un songe.
(Le .la: les.
Du, de r. . . .de la des.
Au, à r à la aux.
Article indéfini : Un une. . , des.
On emploie te,' la, les, selon le genre et le nombre du nom.
Du est une contraction de de le , autrefois écrit del; au est mis pour à le , autrefois pour al; des pour de les; aux pour à les. On emploie du et au devant les noms qui commencent par une consonne ou une h aspirée; des et aux devant tous les noms pluriels.
EXEMPLES
La voix de Thomme et le braiment de Tâne.
Le livre du garçon, le chant du hibou.
Allez d'abord au jar^n, puis au hameau.
Les devoirs des pères et des mères.
Pardonnez aux garçons et aux filles.
Un, une y sont aussi des articles^ quand ils sont placés devant le nom d'un objet indéterminé j nommé pour Ja première fois, et qu'ils n'expriment pas le nombre. On les appelle articles indéfinis.
Quand l'article est placé devant un adjectif qualificatif, un verbe, ou un invariable, ces mots deviennent des noms.
EXEMPLES
VutiU,
\J agréable.
Le heau.
Le vrai.
Les faibles.
Les forts.
Les riches.
Les pauvres.
Le boire.
Le pour.
Le contre.
Les pourquoi.
Les comment^ etc.
Le manger. Le rire.
Le dormir.
Lorsque le, la, les, signifient cela^ lui y elle^ eux, elles, ils sont pronoms.
EXEMPLES
Ètes-vous bonne? — Oui, je le suis {cela).
Si cet enfant est sage, je /e récompenserai (lui). Vous cherchez votre poupée ? la voici {voici elle). Guillaume attaqua les Anglo-Saxons, et les vainquit {eux).
ADJECTIF
Adjectif numéral.
On range aussi dans la classe des adjectifs déterminàtifs les mots dont on se sert pour compter, comme un^ deuXy trois , ou premier , second , troisième , etc. Et comme ces mots se joignent aux noms de personne et de chose, pour en déterminer le nombre ou Vordre^ on les appelle adjectifs de nombre.
Les uns marquent le nombre^ commets» franc, deux francs, trois francs, etc. On les appelle adjectifs de nombre cardinaux y d'un mot latin qui signifie gond^ et par extension, principal.
Les autres indiquent Y ordre des personnes et des choses , comme : Vous êtes entré le cinquième^ et vous avez obtenu le second prix. On ne dit pas combien il y a eu de personnes et de prix en tout. Ces mots s'appellent adjectifs de nombre ordinaux.
Les adjectifs de nombre ordinaux, excepté premier et second, se forment des cardinaux, et se termment en ième : au lieu de premier^ on dit tmième après un autre nombre: vingt et unième, soixante-unième y etc.