LE ^(GNE
Il y a des substantifs qui ne prennent pas le signe du pluriel, quoiqu'ils expriment l'idée de pluralité. Ce sont les suivants :
L Les adjectifs d§ nombre cardinal^ les invariables et les locutions j employés • substantivement :
Trois un de suite font cent onze en chiffres- arabes. (Acadbiiie.) La date de ravénement du roi Eudes se compose de trois huit. Molière ne fut pas reçu parmi les quarante.
Les pourquoi et les comment des enfants ne fatiguent jamais
les mamans.
Les car y les donc, les parce que ne sont pas élégants. On n'entendait que des holà et des chut.
Il ne faut pas croire tous les on dit^ ni craindre les qu*en
dira-V-on.
Des sot-Vy-laissey des voret-vienty etc.
II. Les noms propres, désignant les individus qui lesportent :
Nous ayons deux Corneille, deux Racine et deux Rousseau. Les Molière et les la Fontaine n'ont de rivaux dans aucune . littérature.
Les Montmorency ont donné à la France six connétables, onze maréchaux et quatre amiraux.
Mais on met la marque du pluriel aux noms propres qui désignent : .
l*» Des familles royales ou princières :
Les Bourbons^ les Stuarts, les Cond^s^ -les Guises^ etc. 2*^ Des personnages romains :
Les Horaces, les Gràcques, les douze Césars, etc.
S"* Des individus semblables à celui dont on cite le nom :
Des Corneilles, pour de grands poètes.
Des Cicérons, pour de grands orateurs.
Des Serons, pour des tyrans.
Des Tacites, pour de grands historiens.
Des Alexandres, pour de grands conquérants, etc.
Dans ce cas, le nom propre est pris pour un nom commun, et il en suit la règle.
De même on dit des liaphaéls, pour des tableaux de Baphaëé y des Elzévirs , pour des éditions d'Elzévify les PAédres pour des tragédies jsur Phèdre, etc«