ADJECTIFS NUMÉRAUX, DÉMONSTRATIFS, ETC. S
Il ne fremist quand la mer courroucée EnHe ses flots, contrairement poussée Des vens esmeus soufflans horriblement :
Et quand la nuict à son aise il sommeille.
Une trompette en sursaut ne resveille Pour l’envoyer du lict au monument.
L’ambition son courage n’attise,
D’un fard trompeur son ame il ne desguise,
Il ne se plaist à violer sa foy;
Des grands seigneurs l’oreille il n’importune,
Mais en vivant content de sa fortune,
11 est sa cour, sa faveur et son roy.
Philippe Desportes (1546-1606).
174 bis. Exercice complémentaire. — Écrire sous la dictée le morceau suivant en soulignant d’un trait les adjectifs qualificatifs, de deux traits les autres adjectifs. — 2° Ecrire sous la dictée le même morceau et le rapporter en mettant tous les verbes à l’imparfait de l’indicatif. Ex. : Nos pêcheurs pariaient... et avaient....
• La pêche de la morue.
Nos pêcheurs partent du dix au trente mars et ont une traversée qui varie de dix à trente jours suivant le temps et la direction des vents. Arrivés dans les mers où doit se faire la pêche, ils opèrent de plusieurs manières. Certains bateaux se mettent au mouillage et débarquent leurs hommes, qui construisent à terre les cabanes qu’ils doivent habiter et le chaufaud ou établissement nécessaire pour la préparation du poisson; ils nettoient la place où la morue doit être séchée, puis chaque jour les embarcations vont à la pêche. Cette pêche se fait à la ligne, c’est-à-dire avec une corde grosse comme le doigt et qui porte à son extrémité- un plomb de quatre kilogrammes; au plomb se trouve attachée la pélê, qui est une corde de même grosseur servant à suspendre l’hameçon. Les pêcheurs emploient, comme appât, de petits poissons, appelés lançons et capelans. Au lieu de ligne, on se sert souvent d’une arbalète, qui n’est autre chose qu’une ligne à trois hameçons. Chaque jour les embarcations rapportent le poisson, qui est préparé par les hommes restés à terre. Il est d’abord flaqué : cette opération consiste à enlever les intestins et une partie de l’arête; puis il est lavé, salé et séché. Certains pêcheurs ne font pas sécher à terre, mais donnent à bord une salaison provisoire, et le poisson n’est séché qu’à son retour en France.
Cortambert,, Les trois règnes de la nature (Hachette, édit.).