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CHAPITRE IX

367. Exercice oral ou écrit. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par ni, ou , et , s’il y a lieu.

Remontrances, menaces, punitions, tout a été épuisé sans succès pour corriger la paresse de cet enfant.

L’esprit, la science — la vertu sont les véritables biens de l’homme.

Il est toujours délicaj, de conduire des jeunes gens : on ne peut — tout leur défendre, — tout leur permettre.

Cherchez quels sont les biens véritables — faux,

Quel chemin le plus droit à la gloire nous guide,

— la vaste science, — la vertu solide. (Boileau.)

Les Grecs, pour caractériser un homme profondément ignorant, disaient : il ne sait — lire — nager.

Le sage est ménager du temps — des paroles. (La Fontaine.)

Les oiseaux ne sèment — ne moissonnent — pourtant ils trouvent toujours à manger.

Lequel des deux amis a tort, celui qui cesse d'aimer — celui qui cesse de plaire? (Marmontel.)

On ne peut trop aimer sa patrie — se montrer trop jaloux de sa gloire.

Qui des deux est plus fou, le prodigue — l’avare? (Regnard.)

Rien n’est constant dans le monde, — les fortunes les plus florissantes, — les amitiés les plus vives, — les réputations les plus brillantes, — les faveurs les plus enviées. (Massillon.)

Dans ce cœur malheureux son image est tracée ;

La vertu — le temps ne l’ont point effacée. (Voltaire.)

Plusieurs îles de l’Océanie sont le résultat des éruptions volca-

EXERCICES

niques — des bancs de madrépores; on y trouve peu — point d’eau douce.

368 . Exércice oral ou écrit. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par la conjonction que, s’il y a lieu.

Périclès était aussi éloquent — brave.

Il ne reste de l’homme — la mémoire du bien ou du mal qu’il a fait.

On paraît plus facilement digne des emplois qu’on n’a pas — de ceux qu’on exerce.

Êtes-vous bien sûr — la fortune des parents soit un bienfait pour les enfants?

C’est une chose bien difficile — de savoir conserver ce qu’on a.

Les hommes ont deux oreilles et une seule langue, ce qui prouve — ils doivent moins parler — écouter.

On n’est jamais si ridicule par ies qualités que l’on a, — par celles que l’on affecte d’avoir.

Ainsi — la vertu le crime a ses degrés. (Racine.)

Petit à petit l’oiseau fait son nid : c’est-à-dire — avec le tempf et la patience on vient à bout de tout.

Saviez-vous — on tue un bouvreuil rien — en le retournant ?

Il est évident — celui qui se dit (( citoyen du monde » est un étranger partout.

Un axiome est une vérité si évidente — il est inutile de la démontrer, sauf aux esprits biscornus.

Les hommes ont la volonté de rendre service jusqu’à ce — ils eu aient le pouvoir. (Vauvenargues.)

L’honneur est comme une île escarpée et sans bords,

On n’y peut plus rentrer dès on en est dehors. (Boileau.)

369 Exercice oral ou écrit. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par que ou en répétant la première conjonction.

Approchez, — je vous explique cette règle.

Si les hommes étaient sages et — ils suivissent les lumières de la raison, ils s’épargneraient bien des chagrins.

Quand une lecture vous élève l’esprit, et — elle vous inspire des sentiments nobles et courageux, ne cherchez pas une autre règle pour juger de l’ouvrage : il est bon et fait de main d’ouvrier.

Lorsqu'on a des dispositions et — on veut étudier, on fait des progrès rapides. *

Il ne se passe pas de jour — il ne lui arrive quelque accident.

Qu’avez-vous donc, dit-il, — vous ne mangez point? (Boileau.)

Quand un homme a amassé de grandes richesses, et — il jouit de la considération attachée à sa fortune, souvent il ne lui reste rien à désirer — des enfanls bien élevés.

Puisqu’on plaide et qu’on meurt et — on devient malade,

11 faut des médecins, il faut des avocats. (La Fontaine.)

370. Exercice oral ou écrit. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par les locutions parce que ou par ce que, quoique ou quoi que, quand ou quant à.

— la pauvreté entre chez vous, c’est bien souvent — un vice lui a ouvert la porte.

— invisibles, il est toujours deux témoins qui nous regardent : Dieu et la conscience. (Fénelon.)

Le proverbe familier : en avoir dans l’aile, signifie être atteint dans sa santé, sa position, son repos; comme l’oiseau démonté — il a été atteint par le plomb du chasseur.

— je vois... — je vois... — aura-t-il tout vu?

Quoiqu'il n’y ait rien de si naturel à l’homme que d’aimer et de connailre la vérité, il n’y a rien qu’il aime moins et qu’il cherche moins à connaître. Il craint de se voir tel qu’il est, — il n’est pas tel qu’il devrait être. (Fléchier.)

Rien n’éblouit les grandes âmes, — rien n’est au-dessus d’elles.

— vous écriviez, évitez la bassesse :

Le style le moins noble a pourtant sa noblesse. (Boileau.)

Vous pouvez — vous avez vu juger de la paresse des hommes.

— vous fassiez de grand et d’honnête, il y aura toujours des insensés pour vous blâmer.

Vous devez savoir, — vous avez lu dans la grammaire, que la langue française vient du latin.

Et — berger, l’on peut dire

Qu’il était digne de tous maux. (La Fontaine.)

Les grands hommes entreprennent de grandes choses — elles sont grandes, et les fous — ils les croient faciles. (Va uven argues.)

— on dise, un ânon ne deviendra qu’un âne. (Ctrozeijer.)

EXERCICES

371 . Exercices oraux ou écrits. — A quelles remarques de grammaire historique peuvent donner lieu les phrases suivantes?

Je me prête aux choses, mais je ne m’y attache pas, ni 11e cherche point les occasions de perdre le temps. (Malherbe, xvi° siècle.)

Les choses que l’on manie ordinairement ne sont point en danger de se couvrir ni de rouille ni de poussière. (Id.)

Toute la France sait fort bien Que je n’estime ou reprends rien Que par raison et par bon titre. (Id.)

Elles étaient demeurées en état de se révolter toutes et quantes fois que bon leur' semblerait. (Id.)

Quoi qu'il die [dise] et qu’il s’en réjouisse, je ne lui ai point fait de plaisir. (Id.)

Ce n’est point ni son choix ni l’éclat de sa race

Qui me fait, grande reine, espérer cette grâce. (Corneille.)

Ni ces roues, ni cette boule n’ont pu se donner le mouvement ou 11e Font point par leur nature. (La Bruyère.)

372. Exercice. — Copier le morceau suivant en le transcrivant avec l’orthographe actuelle.

Comment le prince de Galles donna à souper au roi de France le jour de la bataille

Quant vint au soir, le Prince de Galles donna à soupper, en sa loge, au Roy de France, et à la plus grande partie des Princes et Barons, qui estoyent là prisonniers, et assit le Prince le Roy de France, son fils messire Philippe, messire Jacques de Bourbon, monseigneur Jehan d’Artois, le comte de Tancarville, le comte d’Estampes, le comte de Dampmartin, le comte de Graville, et le seigneur de Partenay, à une table haute et bien couverte, et tous les autres Barons et Chevaliers à autres tables. Et servoit toujours le Prince au devant de la table du Roy, et par toutes les autres* tables, aussÿ humblement comme il pouvoit, 11’oncques ne se voulut seoir à la table du Roy, pour prière que le Roy en fist; ains disoit qu’il n’estoit encore mie assez suffisant, qu’il luy appartenist de soy seoir à la table de si grand Prince, et de si vaillant homme, que le corps du Boy estoit, et luy disoit bien : « Cher Sire, 11e veuillez me faire simple chere, pourtant si Dieu n’a voulu huy consentir vostre

vouloir; car certainement Monseigneur mon pere vous fera tout honneur et amitié le plus cpi’il pourra, et s’accordera à vous si raisonnablement, que vous demourrez bons amis ensemble à tousjours, et m’est advis que avez grand’raison de vous éliesser, combien que la journée ne soit tournée à vostre gré. Car vous avei aujourd’huy conquis le haut nom de prouesse, et avez passé aujourd’huy tous les mieux faisans de vostre costé. Je ne le di mie, Cher Sire, pour vous louer; car tous ceux de nostre partie, qui ont veu les uns et les autres, se sont, par pleine conscience, à ce accordés, et vous en donne le pris et le chapelet. » A ce point commencèrent tous à murmurer, et disoyent entre eux François, que noblement et à poinct le Prince avoit parlé, et disoyent qu’en luy avoit et auroit encores un gentil Seigneur, s’il pouvoit durer longuement et vivre, et en telle fortune perseverer.

Froissart (1533-1400).

3 1 8. Exercice. — * Copier les vers suivants en les transcrivant avec l’orthographe actuelle, — Apprendre par cœur le même morceau.

L’amour du clocher

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,

Ou comme celuy-là qui conquit la toison,

Et puis est retourné, plein d’usage et raison,

Vivre entre ses parents le reste de son âge!

Quand revoyroy-je, hélas! de mon petit village Fumer la cheminée? Et en quelle saison Revoyroy-je le clos de ma pauvre maison,

Qui m’est une province, et beaucoup davantage?

Plus me plaist le séjour qu’ont basty mes ayeulx Que des palais romains le front audacieux;

Plus que le marbre dur me plaist l’ardoise fine;

Plus mon Loyre gaulois que le Tybre latin;

Plus mon petit Lyré que le mont Palatin,

Et plus que l’air marin la doulceur angevine.

Joachim Du Bellay (1524-1560).

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