CHAPITRE V LE VERBE
147. Définition. — Le verbe est un mot qui exprime l’existence, l’état ou l’action d’une personne, d’un animal ou d’une chose. Ex. : Je suis, tu souftres, 1! laboure.
Le verbe suis exprime l'existence ; souffres exprime l’état ; laboure exprime l’action.
148. Manière de reconnaître un verbe. — On reconnaît qu’un mot est un verbe quand on peut mettre devant ce mot un des pronoms je, tu, ül, nous, vous, ils. Ainsi aimer est un verbe, parce qu’on peut dire : j'aime, tu aimes, il aime, etc.
Nora. — Il n’y a pas de purase sans verbe exprimé ou sous-entendu.
Sujet du verbe.
149. Définition. — Le sujet du verbe est le mot représentant la personne, l’animal ou la chose qui est ou qui fait ce qu’exprime le verbe. Ex.: L’oiseau vole. La terre tourne.
Oiseau est le sujet du verbe vole, parce que c l'oiseau
qui fait l’action de voler ; terre est le sujet du verbe tourne, parce que c’est la terre qui fait l’action de tourner.
150. Manière de reconnaître le sujet d’un verbe. — On reconnaît le sujet d’un verbe en plaçant devant ce verbe la question : qui est-ce qui? pour les personnes ou les animaux, et qu'est-ce qui? pour les choses. Ex.: Dieu nous aime. La mciestie plaît.
Qui est-ce qui aime ? Dieu. — Qu'est-ce qui plaît ? la modestie. Donc, Disu est le sujet du verbe aime, et modestie est le sujet du verbe plait.
RewArque. — Le sujet d’un verbe peut être un nom, un prono n ou un verbe à l’infinitif. Ex.: Le vin enivre. Nous étudions. Montir est un péché.
147. Qu'est-ce que le verbe ? " Qu'est-ce que le sujet du verbe 148. Comment reconnaîtt-on qu’un 150. Comment reconnaît-on le mot est verbe ? sujet d’un verbe ?
LE VERBE 59 Complément du verbe.
161. Définition. — Cn appelle complément d’un verbe tout mot qui complète la signification de ce verbe. Ex. : Franklin inventa le paratonnerre.
Dans cet exemple, le mot paratonnerre est le complément du verbe inventa, parce qu’il complète la signification du verbe.
152. Trois sortes de compléments. — Il y a frois sortes de compléments : le complément direct, le complément indirect et le complément circonstanciel.
153. Complément direct. — Le complément direct est le mot qui complète la signification du verbe directement, c’est-à-dire sans le secours d’un autre mot. Ex.: Les fleurs ornent les jardins.
Dans cet exemple, le mot jardins complète directement la signification du verbe ornent, c’est donc un complément direct.
154. Manière de reconnaître le complément direct. — On reconnaît le complément direct d’un verbe en plaçant après ce verbe la question qui ? pour les personnes et les animaux, et quoi ? pour les choses. Ex.: L'enfant aime ses parents. Ménageons nos forces.
L'enfant aime qui ? ses parents. — Ménageons quoi P nos forces. Parents et forces sont des compléments directs.
155. Complément indirect. — Le complément indirect est le mot qui complète la signification du verbe indirectement, c’est-à-dire à l’aide d’une préposition à, de, par, pour, en, avec, dans, etc. Ex. : Résistez à l’orgueil.
Dans cet exemple, le mot orgueil est un complément indirect parce qu'il complète, à l’aide de la préposition à, la signification du verbe résistez.
156. Manière de reconnaître le complément indirect. — On reconnaît le complément indirect d’un
, 151. Qu'appelle-t-on complément 154. Comment reconnaît-on le d’un verbe ? complément direct ?
152. Combien y a-t-il de sortes , 155. Qu'est-ce que le complément de compléments ? indirect ?
. 153. Qu'est-ce que le complément 156. Comment reconnaît-on le direct ? complément indirect ? |
verbe en plaçant après ce verbe l’une des questions à qui ? de qui ? par qui ? pour qui ? etc., pour les personnes et les animaux, à quoi ? de quoi ? par quoi ? pour quoi ? etc., pour les choses. Ex. : Obéissons à nos parents. Le brave meurt pour sa patrie. *
Obéissons à qui P à nos parents. — Le brave meurt pour quoi ? pour sa patrie. Parents et patrie sont des compléments indirects.
157. Complément circonstanciel. — Le complément circonstanciel est une sorte de complément indirect qui complète la signification du verbe en y ajoutant une circonstance de lieu, de temps, de cause, de manière, etc. Ex.: Le ballon s'élève dans les airs.
tudions avec ardeur.
Dans ces exemples, dans les airs est le complément circons-
tanciel du verbe s'élève, et avec ardeur est le complément circonstanciel du verbe étudions.
158. Manière de reconnaître le complément circonstanciel. — On reconnaît le complément circonstanciel d’un verbe en plaçant après ce verbe l’une des questions où ? d’où ? quand ? combien de temps ? comment ? combien ? pourquoi ? etc. Ex. : L’exilé est heureux de rentrer dans sa patrie. Le juste dort en paix.
L’exilé est heureux de rentrer où ? dans sa patrie. -- Le juste dort comment ? en paix. Les mots dans sa patrie et en paix sont des compléments circonstanciels.
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