‹ Grammaire française [microforme] (volume 3)Chapitre 104 sur 214 · LA MÈRE D'UN HÉROS · texte numérisé non relu

LA MÈRE D'UN HÉROS

En 1784, quand Washington, ayant enfin déposé les armes, vint visiter sa mère dans sa solitude et lui prodiguer ses pieux embrassements, elle ne le loua pas de s'être élevé si haut dans l'opinion des hommes, elle se contenta de lui dire : 4 Mona fils, je suis heureuse que tu aies bien fait ton devoir. »

À cette époque, un grand bal fut donné en l’honr : - de Washington. Il s’y rendit avec sa mère. Vêtue à l: eille mode, très droite malgré ses soixante-dix-huit ans, elle avait un air simple et grand. Quand elle entra appuyée sur le bras de son fils, toute l'assistance fut attendrie. On ne pouvait contempler sans admiration le libérateur de l'Amérique conduisant avec un tendre respect la femme à « :i il devait sa vre. sa vertu et sa gloire. « Le. jours de dans sont loin de moi, dit Mme Washington ;: mais je suis heureuse de prendre part à la joie publique. » Et elle assista gatment au commencement de la fête. Lorsque neuf heures sonnèrent, elle dit à son fils : « Allons, George, il est temps que les vieilles gens rentrent chez eux. » Elle salua l’assemblée et se retira reconduite par Washington.

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