‹ Grammaire française [microforme] (volume 3)Chapitre 115 sur 214 · Racontez oraleirent le récit suivant · texte numérisé non relu

Racontez oraleirent le récit suivant

L'autre soir, par un beau clair <e lune, je m'étais arrêté à considérer les fruits superbes qui pendent des arbres de notre riche voisin ; il n’y aurait qu’à étendre la main au-drssus de la haie pour cueillir ces fruits dont le propriétaire ne connaît pas le nombre.

Personne certainement, à cette heure de la nuit, ne verrait celui qui céderait à la tentation de se les approprier.

Auss: l’idée me vint-elle un moment de goûter ces fruits qui n’ont pas leurs pareils dans le modeste verger qui entoure notre maison.

Un moment ce réflexion m'a arrêté tout de suite. Notre voisin est riche ; nous sommes pauvres, personne ne m'aurait vu : mais ces poires ne sont pas à moi ; elles sont le bien d'autrui et j'aurais été un voleur. Ma conscience aurait été seule à le savoir ; mais ses reproches m’eussent été trop pénibles.

C’aurait été là la punition inévitable de ma mauvaise action. Ii me semble d’ailleurs que mon père, ma mère, tous ceux qui me connaissent auraient lu ma conduite sur mon front.

Maintenant que j'ai résisté à la tentation, je me rappelle avec piaisir cette circonstance et je sais que toujours j'aurai le courage de préférer à toute autre satisfaction, la joie d’avoir été honnête, le bonheur d’être approuvé par ma conscience.

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