ETES
SYNTAXE
390. Remarque.—Outre ces trois parties essentielles : sujet, verbe, attribut, la proposition renferme le plus souvent des mots accessoires, qu’on appelle compléments, parce qu’ils servent à préciser ou à expliquer le sens du sujet ou de l’attribut.
On dit que le complément est déterminatif quand il limite, quand il précise la signification d'un nom ou d’un adjectif. On ne peut le retrancher sans nuire essentiellement au sens de la phrase.
Ex. : L'habitude de mentir est vicieuse. — La jeunesse est avide de plaisirs.
On dit que le complément est explicatif quand il exprime simplement une qualification du nom, sans en restreindre la signification. On peut le retrancher sans nuire essentiellement au sens de la phrase.
Ex. : L'homme. roi de la nature, est mortel.
Nores.—I. Dans l'analyse logique, les adjectifs qualificatifs, les adjectifs déterminatifs et les adverbes sont eux-mêmes considérés comme compléments. Le sens du mot complément dans l’analyse logique est, comme on le voit, très général.
IL. Il y a certains mots qui ne se rapportent à aucun des termes de la proposition. Ce sont la conjonction, l’interjection et les mots mis en apostrophe. Dans l'analyse, ces mots se mettent ordinairement entre parenthèses.
III. Un nom ou un pronom est mis en apostrophe quand il sért à désigner la personne ou la chose à laquelle on s'adresse. Ex.: Enfants, aimez vos parents. — Beau firmament, que j'aime à contempler tes splendeurs !