‹ Grammaire française [microforme] (volume 3)Chapitre 155 sur 214 · Remarque. — En, y, peuvent se dire des personnes · texte numérisé non relu

Remarque. — En, y, peuvent se dire des personnes

Ex. : C’est un véritable ami; je n'oublierai jamais les services que j'en ai reçus. (Acad.) Penserez-vous à vos parents ?—J'y penssrai souvent.

Nore. — Les deux règles précédentes sont loin d’être absolues : les meilleurs écrivains les enfreignent.

Le, la, les.

512. Le pronom le est variable lorsqu'il tient la place d’un nom déterminé ou d’un adjectif pris comme nom.

Ex. : Etes-vous la mère de cet enfant ? Je ne la

suis pas.

Ces messieurs sont-ils les savants dont vous m'avez parlé ? — Ils les sont.

513. Le pronom le est invariable quand il représente un adjectif, un nom indéterminé pris comme adjectif, un infinitif ou une proposition.

Ex. : Madame. êtes-vous malade ? — Je le suis.

Messieurs, êtes-vous avocats ? — Nous le sommes.

IL faut supporter les défauts des autres autant qu'on le peut.

Emploi de SOI.

614. Lorsque le pronom soi représente le sujet de la proposition où il se trouve, il se dit des personnes et des choses.

615. Quand il s’agit des personnes, soi se rapporte le plus souvent à un sujet vague, indéterminé. On l’emploiera donc au lieu de Lui, elle :

1° Après un pronom indéfini, comme on, aucun, chacun. nul, personne, quiconque, etc. ; et après une expression vague ou générale, comme tout homme, tout le monde, celui qui, etc.

Ex. : Nul n’est prophète chez soi.

Tout le monde doit veiller sur soi.

£YNTAXE DU PRONOM 165

2° Après un infinitif ou un verbe impersonnel.

Ex. : N'’aimer que soi, c'est être mauvais citoyen. Il faut prendre garde à soi.

516. Cependant, soi s'emploie même avec un sujet déterminé, pour éviter une équivoque ou pour donner à la phrase plus de clarté, plus de force.

Ex. : Phédon n'’ourre la bouche que pour répondre ; il tousse sous son chapeau, il crache presque sur soi. (La Bruyère.) Dans cette phrase lui serait équivoque.

Page 1