‹ Grammaire française [microforme] (volume 3)Chapitre 16 sur 214 · Signes de ponctuation · texte numérisé non relu

Signes de ponctuation

56. La ponctuation a pour but de distinguer, par des signes varticuliers, les membres de phrase au les phrases entre elles : elle indique aussi les pauses à faire dans la lecture. La ponctuation rend donc la lecture plus facile et le sens plus clair.

57. Les signes de ponctuation sont : la virgule (,), le point et virgule : ), les deux points (:), le point (.), le poini d'interrogation ( ? ), le point d'exclamation (!). On peut y joindre les points de suspension ( ... ), le tiret (— ), les parenthèses (), les guillemets ( « » ), l'alinéa.

58. La virgule s'emploie pour séparer les membres de phrase peu étendus : elle indique une petite pause.

Ex.: Le lion a la figure imposante, le regard assuré, la démarche fière, la voix terrible.

imée.

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L sur lente

re

Pr

La vraie piété élève l'esprit, ennoblit le cœur, affermit le couruge.

69. Le point et virgule sert à séparer les membres de phrase assez étendus, mais unis par le sens ; surtout si ces membres de phrase sont déjà subdivisés par la virgule. Il indique une pause moyenne.

Ex. : Vous qui pleurez, venez à c: Dieu, car il pleure ;

Vous qui souffrez, venez à lui, car il guérit ; Vous qui tremblez, venez à lui, cas il sourit ; Vous qui passez, venez à lui, car il demeure.

60. Les deux points indiquent que l’on va citer les paroles de quelqu'un, ou faire une énumération, ou donner une explication.

Ex. : Notre-Seigneur dit: « Bienheureux ceux qui ont le cœur pur.»

Il y a quatre points cardinaux : le nord, le sud,

Pi l'est et l’ouest.

Gardez-vous des impies : leurs discours sont un poison mortel.

61. Le point se met à la fin d’une phrase : il indique dans la lecture une pause complète.

Ex. : Aime Dieu et va ton chemin, est la devise des zouaves canadiens.

Nore.— On met un point après chaque mot écrit en abrégé.

Ex. : Ind prés. pour indicatif présent.

62. Le point d'interrogation se met à la fin d’une phrase interrogative.

Ex.: Que faisiez-vous au temps chaud ? (La FONTAINE.)

65. Le point d'exclamation se met à lu fin d’une phrase exclamative, et généralement après toutes les interjections.

Ex. : Que le Seigneur est bon ! que son joug est

aimable ! (Racixe.) Ah ! que de la vertu les charmes sont puissanis !

64. Les points de suspension indiquent la suppression d’un ou de plusieurs mots faciles à suppléer.

Ex. : Gardez le silence, ou je

66. Le tiret sert, quand on rapporte une conversation, à indiquer le changement d’interlocuteur. Il remplace ordinairement les mots : dit-il, répondit-il, etc.

Ex. : Que vouliez-vous qu'il fit contre trois ? — Qu'il mourût.

66. Les parenthèses s'emploient pour enfermer des explications, des réflexions, des détails accessoires, qui ne doivent pas faire partie du texte.

Ex. : La peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom) faisait aux animaux la guerre.

67. Les guillemets s'emploient au commencement et à la fin d’une citation.

Ex. : Socrate disait : « La vie n'est que la préparation à la mort. »

68. L’alinéa est dans un texte une ligne nouvelle dont le premier mot rentre sur les autres lignes. Il indique un repos plus grand que le point.

On emploie généralement l'alinéa lorsque l’on passe d’une idée à une autre idée différente.

NoTe. — Écrire alinéa, ou à la ligne, c’est quitter la ligne où l’on écrit pour en commencer une autre,

ST. Le D + EXERCICES

1. Copiez le morceau suivant en soulignant les voyelles nasales et les diphtongues.

€ J'oserai même dire que notre histoire — je parle du Canada françuis — est en miniature l’histoire de la France chrétienne. Et, en cela, je ne fais pas principalement notre éloge ; je fais surtout l'éloge de vos pères qui furent aussi les nôtres ; l'éloge des Cartier et des Champlain, qui, avant d'être des découvreurs et des fondateurs de villes, étaient des chrétiens fervents et zélés ;: l'éloge des nobles dames, la vénérable Mère Marie de l'Incarnation et Madame de la Peltrie, qui, sous une frêle enveloppe, portaient des cœurs d'héroïnes et d'apôtres ; l'éloge des Montmorency-Laval et des Frontenac, aussi grands par la force d'âme que par le génie ; l'éloge des Brébeuf et des Lallement, dont le sang, mêlé aux sueurs de tant d’autres missionnaires, fut pour le Canada une sève puissante et féconde. De ce même baptistère de Reims, où jadis

res

la France naissante puisa avec la foi sa vie et sa grandeur, s’est échappée une vertu qui a traversé les siècles, et qui est venue imprimer au front de notre jeune nationalité, par la main de nos premiers pasteurs, le baptême de ses croyances et de ses espérances. Grâce à cette vertu d’en haut, confiants en Dieu et en notre avenir, nous avons grandi dans les épreuves; nous avons été, comme la France elle-même, l’objet des prédilections de la Providence divine. Nous avons changé de maîtres sans changer de religion, sans changer de langue, sans changer d'esprit national. »

Mc L.-N. BéaiN, à Reims, aux fêtes du XIVe centenaire du baptême de Clovis.

2. Indiquez les e muets, les e fermés et les e ouverts, qu'ils soien: marqués ou non par un accent.

«€ Du reste, la vie nationale ne va guère sans la langue, et l’idiome harmonieux que parlaient nos pères, qui nous a transmis leur foi, leurs travaux, leurs luttes, leurs espérances, touche de si près à notre mission qu’on ne saurait les séparer. La langue d’un peuple est toujours un bien sacré : mais quand cette langue s’appelle la langue française, quand elle a l’honneur de porter comme dans un écrin le trésor de la pensée humaine enrichi de toutes les traditions des granés siècles catholiques, la mutiler serait un crime, la mépriser, la négliger même, une apostasie. C’est par cet idiome en quelque sorte si chrétien, c’est par cet instrument si bien fait pour répandre dans tous les esprits la clarté du vrai et les splendeurs du beau, pour mettre en lumière tout ce qui ennoblit, tout ce qui éclaire, tout ce qui perfectionne l’humanité, que nous pourrons jouer un rôle de plus en plus utile à l'Eglise, de plus en plus honorable pour nous-mêmes.»

Mar L.-A. PAQUET, à l'inauguration du monument Champlain.

8. Copiez le morceau suivant en indiquant au-dessous de chaque mot, parun chiffre, lenombre de syllabes qu'il renferme.

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