AUX PAYSANS
Aux voix qui vous diront la ville et ses merv-illes, N'ouvrez pas votre cœur, paysans, mes amis!
A l’appel des cités n'ouvrez pas vos oreilles,
Elles donnent, hélas! moins qu’elles n'ont promis.
Paisibles et contents, la tâche terminée,
À votre cher foyer vous rentrez chaque soir.
Combien de citadins, au bout de leur journée, Ne rapportent chez eux qu’un mornce désespoir !
À vos champs, à vos bois, demeurez dorc fidèles : Aimez vos doux vallans, aimez votre métier.
Auguste est le travail de vos mains paternelles : C'est à votre sueur que vit le monde entier.
La pauvreté rustiqu: est mère des vertus.