‹ Grammaire française [microforme] (volume 3)Chapitre 165 sur 214 · LA FONTAINE · texte numérisé non relu

LA FONTAINE

L'un et l’autre, l’un ou l’autre, ni l’un ni l’autre.

561. D’après l’Académie, l’un et l’autre admet le singulier ou le pluriel ; cependant le pluriel nous semble préférable, et il est de beaucoup le plus employé.

Ex. : L'un et l'autre, à mon sens, ont le cerveau

troublé. (Borreav.) L'une et l’autre est bonne, l’une et l’autre sont bonnes. (Acad.)

562. La règle de l’Académie est la même pour ni l’un ni l’autre.

Ex. : Ni l’un ni l’aut’e ne viendra, ni l’un ni

l'autre ne viendront. (Acad.)

REMARQUE. — Le pluriel est de rigueur quand l’un et l’autre, ni l'un ni l’autre sont placés après le verbe. Ex. : Ils voulurent l’un et l’autre nous secourir. — Ils ne seront reçus, ni l'un ni l’autre.

Cependant, en certains cas, il nous semble que le sens de la phrase demande le verbe au singulier, lorsque, par exemple, il y a exclusion absolue de l’un des deux sujets. Ex. : Ni l’un ni l’autre n'est mon père.

Page 1