L'imparfait correspond
Appliquons la règle précédente à quelques exemples.
Il est correct de dire : Je désire qu’il vienne demain, car si l’on remplace le verbe désirer par un autre verbe qui n’exige pas le subjonctif, on peut dire, par exemple : Je sais qu'il viendra demain. Viendra est au futur, temps qui, dans le tableau ci-dessus, correspond au présent du subjonctif.
Ainsi on dit : Je doute qu’il eût mieux réussi que vous, parce qu'on dirait au conditionnel passé : Je suis sûr qu'il aurait mieux réussi que vous.
589. La règle la plus sûre de l'emploi des temps du subjonctif est celle de la correspondance des temps ; cependant, les deux règles suivantes sont applicables dans beaucoup de cas.
I Quand le verbe de la proposition principale est au présent ou au futur de l'indicatif, le verbe de la proposition subordonnée se met ordinairement au présent du subjonctif quand l’action est présente ou future : au passé du subjonctif quand l’action est passée. Ex. : Je doute qu'il puisse venir. — Je ne crois pas qu’il ait été malade.
II. Quand le verbe de la roposition principale est à un des temps passés de l'indicatif ou à un temps quelconque du conditionnel, on met ordinairement le verbe eh proposition subordonnée à l’imparfait du subjonctif quand l’action est présente ou future ; au plus-que-parfait du subjonctif quand l’action est passée. Ex. : Je roudrais que vous fassiez cela. — J'aurais désiré qu’ils eussent terminé leur travail tout de suite.