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SYNTAXE DE L'ADVERBE CHAPITRE VIII SYNTAXE DE L'ADVERBE

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Emploi de la négation.

644. Pour exprimer la négation, on se sert de non, ne, ne... pas, ne... point.

Le mot non équivaut à une proposition négative, et s'emploie le plus souvent dans le sens opposé à oui. Son emploi n'offre aucune difficulté.

646. La négation ne est ordinairement accompagnée des mots pas ou point, qui en précisent et complètent le sens.

646. On peut souvent employer indifféremment pas ou point, mais l'Académie fait remarquer que:

« Point n'e plus fortement que pas. On dira également : il n'a pas d'esprit ; il n'a point d'esprit ; et on pourra dire : il n'a pas d'esprit ce qu'il en faudrait pour sortir d'un tel embarras ; mais quand on dit : i/ n'a point d esprit, on ne peut rien ajouter. Ainsi point, suivi de la particule de, forme une négation absolue ; au lieu que pas laisse la liberté de restreindre, de réserver.»

« Par cette raison, pas vaut mieux que porn! :

« Devant plus, moins, ri, autant, et autres termes comparatifs. — Ex. : Cicéron n'est pas moins réhément que [émosthène. Démosthène n’est pas si abondant que Cicéron. »

« Devant les noms de nombre. Ex.: J{ n'en reste pas un petit morceau. Il n’y a pas dix ans. »

« Pas convient mieux à quelque chose de passager et d'accidentel : point, à quelque chose de permanent et d'habituel. Ex. : Ilne lit pas (en ce moment). J! ne lit point (jamais). »

* Quand pas et point entrent dans l'interrogation, c'est avec des sens différents. Si la question est accompagnée de doute, on dira : N’avez-vous point été là ? N'est-ce point rous qui me trahissez ? Mais s'il n’y a pas de doute, on dira, par manière de reproche : N'arez-vous pas été 1à 8 N'est-re pas vous qui me trahissez ? »

Emploi et suppression de la négation dans les propositions subordonnées.

Note. — Il est impossible de donner d’une manière précise des règles absolues pour l'emploi ou la suppression de la négation ou des adverbes qui la complètent, car, c’est là une question d’usage bien plus qu’une question de logique. Nous nous bornerons ici à donner les règles les plus générales.

647. Le verbe de la proposition subordonnée est généralement précédé de la négation ne après les verbes craindre, appréhender, avoir peur, redouler, trembler, pris dans un sens affirmatif : après les verbes empêcher, éviter, prendre garde ; après les locutions conjonctives à moins que, de crainte que, de peur que, et après les mots autre, autrement, plus, mieux, moins, meilleur, moindre, pire, plutôt.

Ex. : Les méchants craignent toujours qu'ils ne

soient découverts.

Prenez garde qu'on ne vous séduise. (Acad.) Que faire en un gîte, à moins que l'on ne songe ? (La FONTAINE.) Il agit autrement qu'il ne parle. (Acad.) [l'est plus estimé que rous ne pensez.

REMARQUE. — L'usage veut qu'on supprime ne après le verbe défendr» et les locutions conjonctives avant que, sans que: Il défend que je sorte : venez me roir avant que je parte.

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