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804. Verbes en AYER. — Les verbes terminés à l'infinitif par ayer prennent indifféremment y ou 1 devant un e muet. Ex. : Payer, Je paie ou je paye, je paierai ou je payerai.
305. Remarque I. — Les verbes en yer ont naturellement un y et un 1 (yions, yiez) aux deux premières personnes du pluriel de l’imparfait de l’indicatif et du présent du subjonctif. L’y et l’i proviennent de la rencontre de l’y qui termine le radical et de l’i qui commence la terminaison. Ex. : Ployer, nous ployions, vous ployiez, que nous ployions, que vous ployiez.
306. Remarque II. — Les auxiliaires avoir et être ont simplement un y aux deux premières personnes du pluriel du présent du subjonctif : que nous ayons, que VOUS ayez; Que Nous SOJOnS, que vous soyez.
307. Remarque III. — Les verbes en ier ont naturellement deux i de suite aux deux premières personnes du pluriel de l’imparfait de l'indicatif et du présent du subjonctif. Les deux à proviennent de la rencontre de l’? qui termine le radical et de l’i qui commence la terminaison. Ex. :
Prier, nous priions, vous priiez, que nous priions, que vous priiez.
Verbes de la deuxième conjugaison.
308. Radical renforcé. — La plupart des verbes en ir ont le radical renforcé à certains temps par la syllabeiss. Ex. : Finir, nous finissons, finissons, Je finissais, que je finisse, finissant.
Une trentaine de verbes seulement n’intercalent pas la syllabe iss entre le radical et la terminaison: sentir, nous sentons, sentons, je sentais, que je sente, sentant.
309. Bénir, haïr, fleurir. — Trois verbes de la 2e conjugaison donnent lieu à des remarques particulières : bénir, haïr, fleurir.
1° Bénir a deux participes passés : béni et bénit.
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Bénit, bénite, se dit des choses consacrées par une cérémonie religieuse, et ne s'emploie que comme adjectif ou avec l’auxiliaire être. Ex. : Du pain bénit, de l’eau bénite, une médaille bénite ; nos drapeaux ont été bénits.
Béni, bénie, s'emploie dans tous les autres cas. Ex. : Une maison b‘nie du ciel ; notre peuple est béni de Dieu ; le prêtre a béni les drapeaux.
2° Haïr conserve le tréma sur l’i dans toute sa conjugaison, excepté aux trois personnes du sinsulier de l’indicatif présent (je hais, tu hais, il haït) et à la deuxième personne du singulier de l’impératif (has).
3° Fleurir est régulier lorsqu'il est employé au sens propre (être en fleurs). Quand ii est pris au sens figuré (prospérer), il fait souvent florissait à l’imparfait de l'indicatif, et toujours florissant au participe présent. Ex.: Athènes florissait sous Périclès. (Acad.)— Notre commerce est florissant.
NorTE. — Au sens figuré, et avec les noms d'objets inanimés, l'Académie emploie indifféremment florissait où fleurissait à l’imparfait : mais avec un nom de personne, de peuple, de ville ou d'état, elle n’admet que florissait. Ex. : Les arts fleurissaient ou florissaient sous le règne de ce prince. (Acad.)
Verbes de la troisième conjugaison.
310. Devoir, redevoir et mouvoir. — Les verbes devoir, redevoir et mouvoir prennent un accent circonflexe au participe passé, mais seulement au masculin singulier. Ex. : Dû, redû, ma ; due, redue, mue, mues. É