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L'un ou l’autre veut le verbe au singulier

Ex. : L’un ou l’autre viendra.

L'un ou l’autre achèvera mes peines. .

(Corwzæizce.) Norte. — On met toujours au singulier le nom qui suit l’un

et l’autre, et le verbe se met naturellement au sing jer : L'une et l’autre saison est favorable. (Acad.)

Sujets unis par COMME, DE MÊME QUE, AINSI QUE, etc.

664. Quand deux sujets sont unis par comme, de même que, ainsi que, autant que, aussi bien que, avec, etc., le verbe s'accorde généralement avec le

me or Pa

premier, parce que ces expressions, au lieu de réunir les sujets, ne font que les comparer.

Ex. : L'enfant, comme la vigne, a besoin de sup-

‘-2mo0Ît. °° 7 ne ct} Là force de l'âme, ainsi que celle du corps, tr est le fruit de la tempérance.

685. Cependant, si les expressions comme, ainsi que, etc.; ont le sens de la conjonction ef, le verbe se met au pluriel, parce qu’alors il s’agit, non d'une comparäison, mais d'une énumération.

Ex. : L'ivrognerie ainsi que l'ambition causent de

grands maux.

Mon père ainsi que moi partirons demain.

Note. — Dans ce dernier cas, on ne met pas de virgule entré les sujets.

REMARQUE. — Quand deux sujets sont unis par moins que, plus que, et nan, mais non, plutôt que, et autres locrtions analogues, le verbe s'accorde avec le premier seulement. Ex.: C’est la rœison, et non pas l'habit, qui fait l'homme. (LeBrux))

LA , Sujet formé de plusieurs infinitifs., 666: Lorsque les sujets sont des infinitifs, le verbe se met généralement au pluriel.

Ex. : Promettre et tenir sont deux. (Acad.)

Bien dire et bien penser ne sont rien sans

bien faire.

J'uger et sentir sont deux choses bien difitrèntes.

Cependant il est préférable de mettre le verne au singulier si les deux infinitifs expriment une idée unique, indivisible. |

Ex. : Etre chrétien et ne pas tenir à la terre est la

. même chose. (FéneLon.)

Accord du verbe ÊTRE entre un nom singulier et un nom pluriel.

* 667. Quand le verbe être se trouve placé entre un nom singulier et un nom pluriel se rapportant

jeu de le sup- | COTPS, À ainsi

» verbe a d’une

sent de

lemain.

> virgule

oins que, ons an:- M CEx ;EBRUN\.)

iifs, le

en. sans n diffé-

e verbe ine idée

re est la

rulier

6 entre portant

tous-deux au même objet, il se met généralement au pluriel. Ex. : La nourriture ordinaire de l’écureuil sont des fruits. (Burrow.)—Sa maladie sont des vapeurs. (Mue DE Séviexé.)—Tout ce qu’il dit sont autant d’impostures. (Boizzav.) < | Cette tournure est aujourd’hui peu usitée.

COMPLÉMENTS DU VERBE. ; Uniformité des compléments.

668. Il faut donner à chaque verbe le complément qui lui convient. | Ainsi on dira : Je lui donne ce dont il a besoin, et non pas, ce qu’il a besoin ; je me rappelle ce fait, et non pas, je me rappelle de ce fait. | 669. Un complément peut être commun à plusieurs verbes, pourvu que ces verbes ne demandent pas chacun un complément différent. Ainsi on ne dira pas : | | L'ennemi assiégea et s’empara de la ville ; Cet enfant respecte et obéit à ses paren:s. Mais on dira :

L'ennemi assiégea la ville et s’en empara ; Cet enfant respecte ses parents -et leur obéit.

670. L'usage actuel veut que les diverses parties d’un complément multiple soient de mêmé nature : toutes des noms, des infinitifs ou des propositions. Fran

Ex. : L'enfant aime l'étude et le jeu, et non, à

étudier et le jeu.

Il aime à chasser et à pêcher.

Je crois que vos parents vous béniront et que vous réussirez.

Nors. — Cette règle de l’uniformité des compléments n’est pas absolue. Elle n’était pas toujours observée par les écrivains du xvrie siècle, et Vaugelas lui-même ne l’imposa pas comme une loi absolue.

671. Un verbe ne peut avoir deux compléments indirects pour exprimer le même rapport. Ne

it ANS

dites pas : C’est à vous à qui je parle ; c’est de vous dont il s’agit ; c’est là où je dois aller. Dites : C’est à vous que je parle, ou bien, c’est vous à qui je parle : c’est de vous qu’il s’agit, ou bien, c’est vous dont il s’agit ; c’est là que je dois aller, ou bien, c'est où je dois aller.

Place des compléments.

672. En général, tout complément direct ou indirect se place après le verbe.

Ex. : J'aime Dieu.

L'hypocrite est détesté de tous.

673. Quand un verbe a deux compléments, l’un direct, l’autre indirect, le plus court doit être placé le premier.

© Ex. : Préférons à la fortune le témoignage d’une bonne conscience.

674. Quand les deux compléments sont d’égale longueur, on place ordinairement le complément direct le premier.

Ex. : Préférez la vertu aux richesses.

Remarque. — Les règles ci-dessus ne sont pas absolues. Pour éviter une équivoque ou pour une raison d'euphonie, on est ce obligé de s’écarter de ces règles. Ex. : Calme:, par le repos et le silence, vos esprits agités.

676. Les pronoms personnels employés comme compléments, soit directs, soit indirects, se placent avant le verbe, à moins qu’ils ne soient précédés d’une préposition, ou que le verbe ne soit à l’impératif et sans négation.

Ex. : Il nous regarde. — Il nous parle.

Aimons-nous les uns les autres.

Evitez les méchants, ne leur parlez pas.

676. Quand le verbe a deux pronoms compltments, on place généralement le complément indirect le dernier si ces pronoms sont après le verh+ Ex. : Donne-le-moi ; donnez-la-leur.

l’un lacé

l'une

égale ment

olues.

ie, on

alme:,

mme icent rédés mpé-

SYNTA>:ù DU VERBE

677. Nous et rous peuvent se mettre avant le complément direct. fn dit généralement : Apporte-nous-la ; servez-ncus-la ; et non : apporte-lanous ; servez-la-nous.

678. En et y ont la dernière place. Ex. : On 7 e* donna ; donne-m'en ; fiez-vous-y ; ne vous y

en : :::

C y -'\nt, après ùün impératif (quoique l’Académie admette lks formes mets-t’y, jette-t'y), il vaut mieux éviter l’emploi des pronoms moi, me, toi, te, le, la, avec le mot y.

679. Quand le pronom personnel dépend d’un infinitif qui lui-même dépend d’un autre verbe, aujourd’hui on met généralement ce pronom avant l'infinitif. Ex. : Si vous voulez ce livre, j'enverrai le chercher. (Acad.) Il a voulu les imiter.

Hisr. — Au xvrre siècle, on mettait le plus souvent ce pronom avant le premier verbe.

Préposition devant les compléments du verbe.

680. Les verbes passifs veulent la préposition de ou la préposition par avant leur complément. On met, en général, la préposition par, quand le verbe exprime une action du corps ou de l’esprit, ou une action faite par les choses.

Ex. : Joseph fut vendu par ses frères.

La poudre à canon fut inventée par un moine.

La terre fut inondée par les eaux du déluge.

681. On met généralement la préposition de, quand le verbe exprime un sentiment, un mouvement de l'âme.

Ex. : Il était béni de Dieu et chéri des hommes.

Nors. — Cette règle sur l'emploi des prépositions de et par n'est pas absolue ; souvent le bon goût et l’usage en décident.

R£MARQUE. — Quelquefois le complément circonstanciel ne prend pas de préposition ; cette dernière est alors sousentendue. Ex. : Ît a dormi deux heures, c'est-à-dire pendani deux heures.

682. Avec les verhes voir, entendre, laisser, suivis d'un infinitif qui a un complément direct, le sujet .

de l'infinitif peut se changer en complément indireët, et ce complément peut être construit avec à au lieu de par. Ex. : Laissez-le ou laissez-lui finir son devoir. — On les a vus ou on leur a vu prendre la'fuite. — Laissons disputer ces questions à l'homme juste. (Rousseau.)

688. L'infinitif qui suit voir, entendre, laisser, etc., équivaut souvent, par le sens, à un passif. Dans ce cas, le sujet qui opère l’action est exprimé sous forme de complément indirect avec les prépositions à, de, par. Ex. : Vous laissez-vous abattre aux rigueurs de la Fortune ? (Fénezon.) — Par les traits de Jéhu, je vis percer le père. (Racive.)

Emploi des auxiliaires.

684. En général, l’auxiliaire avoir marque l'action, et-l’auxiliaire être marque l’état. Ex. : J'ai cherché ; je suis blessé.

Par conséquent, les verbes actifs, exprimant tous une action, se conjuguent tous avec l’auxiliaire avoir ; les verbes passifs, exprimant tous un état, sé conjuguent tous avec l’auxiliaire être. Ex. : J'ai labouré ; je suis chéri.

686. Presque tous les verbes intransitifs, quoique plusieurs expriment l’état, se conjuguent avec l’auxiliaire avoir dans leurs temps composés, tels sont : courir, contrevenir, marcher, paraître, succomber, vivre, etc.

686. Quelques verbes intransitifs, quoique exprimant la plupart l’action, prennent l’auxiliaire éfre, tels sont : aller, arriver, décéder, échoir, éclore, mourir, naître, venir, devenir, parvenir, revenir.

687. Enfin un certain nombre de verbes intransitifs se conjuguent le plus souvent avec avoir quand ils marquent l’action, avec étre quand ils marquer l’état, tels sont : accourir, apparaître, cesser, croitre, descendre, disparaître, monter, partir, passer, rester, sortir, tomber, vieillir, etc. Ex. : Il a passé en Amérique en tel temps. (Acad.) — Il est passé en

ndiec à finir ndre nine

sser, ssif.

rimé époattre r les

l'ac-

J'ai

tous aire état,

J'ai

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xpri- ] être, mou-

‘ansiuand quelit

crotasser, passé sé en

SYNTAXE DU VÉRBE 245

Amérique depuis tel temps. (14.)— Il a sorti, mais il vient de rentrer. (1d.) — Il est sorti, maïs il va rentrer. (Id.)

Hisr. — Au xvite siècle, il y avait beaucoup d’indécision sur l’emploi de l’auxiliaire avoir ou être avec certains verbes intransitifs.

688. Tous les verbes pronominaux se conjuguent dans leurs temps composés, avec l’auxiliaire être.

Note. — La plupart des grammairiens disent qu c’est par raison d’euphonie que les verbes pronominaux se conjuguent avec l’auxiliaire éfre, et que cet auxiliaire est employé pour l'auxiliaire avoir. Mais cette explication ne vaut pas pour certains verbes pronominaux dans lesquels le pronom réfléchi a une simple valeur subjective. « Ce serait une grave erreur, fait remarquer M. A. Darmesteter, d'expliquer les tournures comme s’apercevoir d’une chose en faisant du pronom se le régime direct logique du verbe. S’aperceroir d’une chose n’est pas apercevoir soi d’une chose, cela n’a pas de sens.»

689. Remarque. — On peut employer sans auxiliaire le participe passé des verbes actifs et celui des verbes neutres conjugués avec être, mais non celui des verbes neutres conjugués seulement avec avoir. ;

690. Aller dans ses temps composés est quelquefois remplacé par étre; mais avec cette différence que dans j'ai été à Rome, par exemple, j'ai été fait entendre qu’on y est allé et qu’on en est revenu ; et que dans il est allé à Rome, le verbe il est allé marque simplement le voyage sans indiquer le retour. (Acad.)

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