Lorsque, entre le pronom personnel, sujet
la proposition principale, et le pronom qui, il y
:ubstantif ou un des mots le seul, le premier, « . verbe s’accorde avec son véritable antécéder ’est-à-dire, avec le mot sur lequel l’attention se porte le plus.
Ex. : Je suis le seul qui t’a déplu. (Féwasox.)
Nous sommes deux voyageurs qui allons à Paris. .
C’est voi seul qui suis coupable.
Nous sommes les deux voyageurs qui vinrent vous voir l’année dernière.
On dit que généralement le pronom personnel est le véritable antécédent lorsque l’attribut placé entre ©" pronom et le pronom qui n’est pas précédé de l’article or Kiectif démonstratif.
Remarque. — Il faut remarquer que, dar o:: peut indifféremment faire accorder le ve sujet de la proposition principale ou avec le devant le pronom relatif. Ex. : Je suis u connus où connut ni père mi mère.
RÉ
NC
236 SYNTAXÉ DU VERBE
-654. Après la locution un des, le verbe se met au singulier ou au pluriel, suivant le sens. Ex. : C’est un de cés hommes qui m'a secouru (un de ces hommes m’a secouru).—Nous combattons pour un de ces héros grecs qui ont renversé là ville de Priam (c'est-à-dire lesquels héros ont renversé...).—/| est un de ces élèves qui n'étudient jamaïs. SEE CE : "Un de ceux qui veut toujours le verbe au pluriel: Ex. : /! est un de ceux qui ne reculent jamais devant le danger.
Pronom CE sujet.
666. Le verbe être, précédé du pronom ce, ne peut généralèment se mettré au pluriel que lorsqu’il est-suivi d’un sujet, substantif ou pronom, de la troisièe personne du pluriel ; dans les autres cas, il se met au singulier.
Ex. : Ce sont des élères attentifs. :
.… Ce sont eux qui nous invitent.
:" Ce'‘sont'quatre heures qui m'ont paru lonques. DER à ére : C’est des contraires que résulte l'harmonie
: 1, du monde (complément indirect d'un | ssrete s'atütre verbe). : :.
sat Cest quatre heures qui sonnent (c’est la
‘4! ‘quatrième heure)... : FSU Remarques. — I. Cette règle reste la même lorsque le verbe étre est conjugué interrogativement. Ex. : Sont-ce des élèves attentifs? — Est-ce vous qui êtès nos bienfaiteurs ?
II. Les vèrbes devoir et pouvoir, précédés de ce et suivis de
l'infinitif être, sont soumis à la même règle. Ex. : Ce peuvent
être des ennemis.: Ce devraient être des amis.
\ FIL. Le verbe: étre, quoique suivi. d’un mot à la troisième
personne du pluriel, se met au singulier dans l'expression s ‘+
n'egt, mise pour sinon. Ex. : Si ce n'est eux, quels homes gussent osé l'entreprendre.F ed), 7 2e
dose ges to ges ni pie, de nf mime cn 2° ACCORD DU VERBE AVEC PLUSIEURS ans obeenenmtence « SUJETS. : :,.':!
LRLE TO 1er 60 FO 195% Fnnisteng ve cp sbe oser age cet à ViWee bi à oh: CPL ! ‘ +& 57866. Nous avons vu qu’un verbe qui à plusierrs
sujets se’ met au’ pluriel. Cependant, quoiqu il
net au : C’est le ces ur un Priam ).—11l
Ex. : /l
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ait plusieurs sujets, le verbe se met au singulier : 1° Lorsque les sujets sont synonymes, c’est-à-
dire, lorsqu'ils ont à peu près la même significa-
tion. nm RES
Ex. : Son courage, sa bravoure le rendait redou-
table.
Son aménité, sa douceur lui gagnait tous les cœurs. nd
Nore. — Entre les expressions synanymes, on,ne met pas la conjonction et.
2° Lorsque les sujets forment une gradation.
Ex. : Un seul mot, un soupir; ur coup d'œil nous trahit.
.Votre intérêt, votre honneur, Dieu même aous commande ce sacrifice. ts eo nr 3° Lorsque le dernier sujet résume tous les autres, c’est-à-dire, lorsqu'il y a une expression qui réunit en un seul sujet tous ceux qui précèdent, comme fout, rien, ce, chacun, aucun, seul, personne, etc.
Ex. : Maladies, revers, persécutions, rien u’abut le cœur du chrétien. PRE Un souffle, une ombre, un rien, tout lui donnaît la fièvre. (La Fonrains.) *
Nore. — Lorsque deux sujets singuliers désignent la même personne ou la même chose, il est évident que le verbe reste au singulier. Ex.: Ma mère me fit chrétienne, afin que son Dieu et le Dieu de mon ‘père fût aussi le mien. (CHATEAUBRIAND.)— Si notre être, si notre substance n’est rien: .. (Bossuer.)
Sujets unis par la conjonction ET.
667. Quand deux ou plusieurs sujets, de la .troisième personne sont unis par et, le verbe se met à la troisième personne du pluriel. : . Dre
Ex. : La douceur et le courage nous charment.
La patience et la persévérance surmonteront tous les obstacles.
Si les sujets sont de différentes personnes, le verbe se met au pluriel, à la personne qui a la
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A TE ER He FA bd 238 SÉNTAXE DU VÉRSÉ
priorité : la première a la priorité sur les deux
autres, et la deuxième sur la troisième.
Ex. : Toi, lui et moi, resterons ici.
Toi, ta femme et tes enfants, irez à la campagne.
Remarque. — Dans ces exemples on pourrait, avec avantage, exprimer les pronoms nous et vous devant le verbe, et dire : nous resterons ici ; vous irez à la campagne. ,
Hisr. — Dans le cas de deux sujets unis par ef, il était admis par la grammaire du xvie siècle, que l’accord du verbe se fit avec le sujet le plus rapproché.
Sujets unis par les conjonctions OU, NI.
658. Quand les sujets sont unis par les conjonctions ou, ni, le verbe se met au pluriel, si l’action ou l’état exprimé par le verbe peut être attribué aux sujets.
Ex. : La fortune ou le talent attirent les honneurs.
Ni l’or ni la grandeur ne nous rendent heureur. (La FONTAINE.)
659. Quand les sujets sont unis par ou, ni, le verbe se met au singulier, si l’action ou l’état exprimé par le verbe ne peut être attribué qu’à l’un des sujets.
Ex. : Le soleil ou la lune nous éclaire tour à tour.
Le bien ou le mal se moissonne, selon qu'on sème le mal ou Le bien. (Lamorus.)
Ni celui-ci ni celui-là n’est l’homme qu'il me faut.
Remarque. — Ces règles ne sont pas absolues. Souvent l'intention de l'écrivain décide de l’accord du verbe.
660. Quand les sujets unis par ou ou bien par ni sont de di‘’‘rentes personnes, l= verbe se met au pluriel, : s'accorde avec la personne qui a la priorité.
Ex. : Ni vous ni lui ne connaissez l’avenir.
Le roi, l’âne ou moi, nous mourrons.
(La FonTaIN£.)
deux
cam-
avanrbe, et
tadmis e se fit
ajoncaction tribué
neurs.
it heu-
ni, le Pétat ’à l’un
à tour.
, qu'on
u’il me Souvent en par se met
qui a
L'un et l’autre, l’un ou l’autre, ni l’un ni l’autre.
661. D’après l’Académie, l'un et l’autre admet le singulier ou le pluriel ; cependant le pluriel nous semble préférable, et il est de beaucoup le plus employé.
Ex. : L'un et l’autre, à mon sens, ont le cerveau
troublé. (Borreav.) L'une et l’autre est bonne, l’une et l’autre sont bonnes. (Acad.)
662. La règle de l’Académie est la même pour ni l’un ni l’autre.
Ex. : Ni l’un ni l’autre ne viendra, ni l’un ni
l’autre ne viendront. (Acad.)
Remarque. — Le pluriel est de rigueur qe l’un et l'autre, ni l’un ni l’autre sont placés après le verbe. Ex. : Ils voulurent l’un et l’autre nous secourir.—Ils ne seront reçus, ni l'un ni l’autre.
Cependant, en certains cas, il nous semble que le sens de la phrase demande le verbe au singulier, lorsque, par exemple, il y a exclusion absolue de l’un des deux sujets. Ex. : Ni l’un ni l’autre n'est mon père.