‹ Grammaire française [microforme]Chapitre 255 sur 278 · LT FR ET · texte numérisé non relu

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5° Avec un pronom relatif ou après la conjonction conditionnelle si, précédés d’une négation ou d’une interrogation. Ex. : Avez-vous un ami qui ne soit des miens ? (Acad.) — Je ne réussirai point, si vous ne m aidez.

6° Dans un certain nombre de locutions usuelles : Ne vous déplaise. — N'importe. — Qu'à cela ne tienne. — À Dieu ne plaise. — Il ne souffle mot. — Il n’y avait âme qui vive. — N'était la crainte de vous déplaire, etc.

Emploi et suppression de NE dans les propositions subordonnées.

847. Le mot ne s'emploie souvent pour exprimer non plus une négation, mais une sorte de doute ; il s’appelle alors ne dubitatif ou explétif : Je crains que vous ne perdiez votre procès. (Acad.) -

La négation explétive ne n’est jamais indispensable : les meilleurs auteurs l’emploient ou l’omettent en toute liberté. On peut donc toujours Fomèttes. Nous allons cependant donner les principaux cas où on l’emploie généralement.

848. Le verbe de la proposition subordonnée est généralement précédé de la négation ne après les verbes craindre, appréhender, avoir peur, redouter, trembler, pris dans un sens affirmatif ; après les verbes empêcher, éviter, prendre garde ; après les locutions conjonctives à moins que, de crainte que, de peur que, et après les mots autre, autremert, plus, mieux, moins, meilleur, moindre, pire, plutit.

Ex. : Les méchants craignent toujours qu'il: :

soient découverts.

Prenez garde qu’on ne vous séduise. (Acad.) Que faire en un gîte, à moins que l’on ne songe ? (La FonTaIne.) Il agit autrement qu’il ne pari’. (Acad.) Il est plus estimé que vous ne pensez.

RemARQUE. — L'usage veut qu’on supprime ne après le verbe défendre et les locutions conjonctives avant que, sans que : Il défend que je sorte ; venez me voir avant que je parte.

Nors. — Il y a une tendance, dans la langue actuelle, supprimer le ne explétif.

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