‹ Grammaire française [microforme]Chapitre 269 sur 278 · On met une majuscule · texte numérisé non relu

On met une majuscule

1° Au commencrment de tout discours, ou de toute phrase qui suit un point.

2°. Au commencement de chaque vers, quel que soit le signe de ponctuation placé à la fin du vers précédent, et lors même qu’il n’y aurait aucun signe. Ex. :

Dans ces prés fleuris AE la Seine, herchez qui vous mène, Mes chères brebis.

3° Après les deux points, quand ce qui suit est la citation d’un texte ou les propres paroles de quelqu'un. Ex. : L'impie a dit : « La vertu n’est qu’un mot.»

4° Après les points d'interrogation, d’exclamation ou de suspension, quand ce qui suit n’est pas une phrase de la même espèce, ou bien qu’elle n’est pas prononcée par la même personne. Ex. : Qui pourrait ne pas aimer Dieu ? Que ses œuvres sont belles ! Tout l'univers est plein de sa magnificence — Quelle douleur à son départ! quelle joie à son retour ! — Comment êtes-vous ? que faites-vous ? où restezvous ?

5° A tous les noms propres d'hommes, d’animaux, de contrées, de fleuves, de villes, de rues, de monuments, de vaisseaux, etc. Ex. : Joseph, Bucéphale, le Canada, le Saguenay, Sorel, la rue de la Couronne, la Bourse, le Don-de-Dieu.

6° À tous les noms employés pour désigner Dieu, les trois personnes divines, Jésus-Christ. Ex. : Le Créateur, le Seigneur, la Providence, la Divinité, le Tout-Puissant, le Très-Haut, le Père, le Fils, le Saint-Esprit, le Messie, Notre-Seigneur.

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312 EMPLÔI DÉS MAJUSCULES

Remarques. — I. Ces mêmes mots prennent une minuscule s'ils désignent simplement des attri' uts divins : Dieu est tout-puissant ; Dieu est le créateur de touie chose.

If. Le mot Dieu pris dans un sens figuré ou appliqué aux divinités du paganisme, prend une minuscule : L'avare se fait un dieu de l'argent. — Apollon est le dieu de la poésie.

7° Aux noms communs devenus par antonomase de véritables noms propres. Ex.: La Mère de Dieu, la sainte Vierge, Notre-Dame, le Docteur angélique (pour saint Thomas).

8° Aux noms des fêtes. Ex. : L'Assomption, l'Épiphanie, Noël.

9° Aux noms propres de peuples, de familles, de dynasties, à moins qu’ils ne soient pris adjectivement. Ex. : Les Canadiens, les Condés, les Capétiens ; — le peuple anglais, la nation grecque.

NorTE. — Un nom de peuple ne prend pe la majuscule lorsqu’il dés'gne la langue du pays : Savoir le grec et le latin.

10° «x noms propres des sociétés, des ordres de chevalerie, etc. Ex. : L'Académie française, l’ordre des Templiers.

REMARQUE. — Quand les noms propres de religions, de s0ciétés, ne sont pas pris dans leur ensemble mais partiellement, on peut employ=t une minuscule : Ce dominicain est très éloquent.

11° Ar :1ot État, quand il signifie royaume, empire ; au :not Église, quand il signifie l’assemblée des fidèles, la catholicité, le pouvoir spirituel ; et à quelques autres noms communs, quand ils sont employés pour désigner et distinguer une personne ou une chose entre toutes. Ex. : Les revenus de l’État ; dans les premiers siècles de l’Église.

12° Aux noms désignant des êtres personnifiés. Ex. : Là gîi la sombre Envie, à l'œil timide et louche. — Sur les ailes du Temps, la tristesse s'envole. (LA FONTAINE.)

13° Aux noms des points cardinaux lorsqu'ils sont employés pour désigner une contrée, un pays. un peuple. Ex. : Les provinces de l'Ouest ; l’ Amérique du Sud ; la guerre d'Orient.

14° Aux titres d'ouvrages, de tableaux, etc. Ex.: Le Misanthrope, la Transfiguration de Raphaël.

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