L'ÉGLISE ET LA CIVILISATION
(A côté du zèle pour la gloire de Dit u s'allume dans l'Église un autre amour non moins ardent : c'est l’amour pour l’homme, le vif désir qu'il soit rétabli dans tous les droits que lui donna son Créateur. Or, l’homme a reçu de Dieu, pour son héritage dans le temps, cette terre où il vit et dont il a été établi le seigneur. La parole qui retentit au matin de la création : « Soumettez-vous la terre et dominez-la», n’a jamais été retirée. S'il avait persévéré dans l’état de grâce et d’innocence, l’homme aurait exercé son empire sans effort, la soumission des créatures aurait été spontanée, tandis qu’aujourd'hui la domination est pénible et les créatures ne subissent le soug que contraintes par la violence.
{ Toutefois, le domaine subsiste encore, et l’Église, qui est une mère, ne peut rien avoir de plus à cœur que de le voir s'exercer, que de voir l’homme se montrer ce qu’il est en réalité : le seigneur de la création. Or, ce droit s’exerce lorsque le roi des créatures, déchirant les voiles qui recouvrent ses possessions, ne s'arrête point à ce qui tombe sous ses yeux et à ce qu'il touche de ses mains, mais pénètre dans le cœur même de la nature, recueille les trésors de fécondité que recèlent les forces qui s’y trouvent et les utilise à son profit et au profit d'autrui.»
tre que 2. Même exercice.
lu mot, *
yllabes * Suite du morcear précédent.
omme ; ’ F ; :
line des «Comme il apparaît beau et majestueux, l homme, quand il
langue commande à la foudre et la fait tomber impuissante à ses pieds; quand il appelle l'étincelle électrique et l'envoie, messagère de
sn mots ses voivntés, au fond des abîmes de l’océai au delà des mon-
ait fra- tagnes abruptes, à travers les plaines intern.inables ! Comme
e dans il se montre glorieux alors qu'il ordonne à la vapeur d attacher
ernière [ des ailes à ses épaules et de le conduire avec la rapidité de l'éclair, par mer et par terre ! Comme il est puissant par son
e Était génie, quand il enveloppe cette force elle-même, la rend captive
docs et la conduit, à travers les sentiers qu'il lui a tracés pour donner
ed (de le mouvement et comme l'intelligence à la matière brute, t laquelle se substitue ainsi à l’homme et lui épargne les plus 26 dures fatigues ! Dites-moi, n’y a-t-il pas en lui comme une æétincelle de son Créateur, quand il évoque la lumière et la fait jaillir au milieu des rues de nos cités pour éclairer les ténèbres e la nuit et remplir de ses splendeurs les vastes salles et les ‘palais ?
» « Et l’Église, cette mère, qui suit avec tendresse les progrès de ses fils, est si loin de vouloir y mettre obstacle qu'elle se
LÉ votre 2réjouit et tressaille d’allégresse en les voyant.»
Joacnim PEcct (Léon xin), alors évêque de Péronsse.
on pas
3. Copiez l'exercice suivant en soulignant les voyelles nasales
Église E et Les diphtongues.
pour ’
ts que 24 (Soyons patriotes, mes frères, et soyons-le en paroles sans ur son | doute, mais encore, mais surtout en action. C’est l’action a été ® commune, le groupement des forces, le ralliement des pensées la cré- 2 et des volontés autour d'un même drapeau qui gagne les jamais | batailles. Et quand faut-il que cette action s'exerce ? Quand l’inno- À? est-il nécessaire de serrer les rangs ? Ah ! chaque fois que la a sou- #42 liberté souffre, que le droit est opprimé, que ce qui est invioujour- 4% lable a subi une atteinte sacrilège ; chaque fois que la nation sent le au voit monter à l'horizon quelque nuage menaçant ou que son 4.2 cœur saigne de quelque blessure faite à ses intérêts les plus c!.-rs. ui est # (N'oublions pas non plus que tous les groupes, où circule e voir > une même sève nationale, sont solidaires. Il est juste, il est st en opportun que cette solidarité s’affermisse ; que tous ceux à exerce à qui la Providence a départi le même sang, la même langue, les ivrent mêmes croyances, le même souci des choses spirituelles et yeux 2 immortelles, resserrent entre eux ces liens sacrés, et poussent us ! l'esprit d'union, de confraternité sociale, aussi loin que le peré que | mettent leurs devoirs de loyauté politique. Les sympathies
ofit et de race sont comme les notions de justice et d'honneur : elles ne connaissent pas de frontières,
« Enfin, mes frères, pour conserver et consolider cette unité morale dont l’absence stériliserait tous nos efforts, rien n’est plus essentiel qu’une soumission filiale aux enseignements de l'Église et une docilité parfaite envers les chefs autorisés qui représentent parmi nous son pouvoir. Cette docilité et cette soumission sont assurément nécessaires à toutes les nations chrétiennes ; elles le sont bien davantage à un peuple qui, comme le nôtre, nourri tout d'abord et, pour ainsi dire, bercé sur les genoux de l’Église, n'a vécu que sous son égide, n’a grandi que par ses soins maternels, et poursuit une mission inséparable des progrès de la religion sur ce continent. Plus une société accorde de respect, plus elle témoigne de confiance et de déférence au penvoir religieux, plus aussi elle acquiert de titres à cette protection, parfois secrète, mais toujours efficace, dont Dieu couvre, comme d’un bouclier, les peuples fidèles.» Mar L.-A. PAQUET,
à l'inauguration du monument Champlain.
4. Racontez à votre manière le récit ci-dessous. — Expliquez ce que signifient les mots en italiques.