‹ Grammaire française [microforme]Chapitre 49 sur 278 · ACTA EE GREC LLT · texte numérisé non relu

ACTA EE GREC LLT

précède l’r. Ex.: Fier, fière ; léger, légère ; entier, entière.

C'est une règle générale que l'e doit être ouvert à l’avantdernière syllabe d'un mot, quand la dernière est muette.

163. Les adjectifs terminés Par on, en, el, eil, et, doublent au féminin la dernière consonne avant de prendre l’e muet. Ex. : Bon, bonne ; ancien, ancienne ; cruel, cruelle * pareil, pareille : muet, muette.

Cependant, par exception, les huit adjectifs suivants, quoique terminés au masculin par et, ne doublent pas le { au féminin, mais ils prennent un accent grave sur l’e qui précède le { :

complet, complète ; incomplet, incomplète ; discret, discrète £ indiscret, indiscrète ;

concret, concrète ; inquiet, inquiète ; replet, replète ; secret, secrète.

Les adjectifs d'origine populaire doublent la consonne finale.

Les mots complet, concret, etc., introduits par les savants, ont échappé à cette loi.

ans les adjectifs de formation ancienne, comme bon, ancien, etc., le féminin se forme en doublant la lettre n pour indiquer la prononciation nasale qu'avait autrefois la voyclle précé. dente. Aujourd’hui, cette voyelle a perdu sa nasalisation au féminin ; c’est pourquoi plusieurs grammairiens trouvent étrange que nous conservions les deux n, destinées à marquer une prononciation qui n’est plus francaise.

164. Les adjectifs bas, gras, las, gros, épais, exprès, profès, métis, nul, gentil, bellot, pâlot, sot, vieillot, doublent au féminin la dernière consonne : basse, grasse, lasse, grosse, épaisse, expresse (sans accent grave), professe (sans accent grave), métisse, nulle, gentille, bellotte, pâlotte, sotte, rieillotte.

Dans le féminin des adjectifs erprès ct profès, l'accent grave disparaît, parce qu'il devient inutile devant deux s.

Hisr. — Le redoublement de la Consonne dans la plupart de ces adjectifs s'explique par leur étymologie latine. La dernière svllabe latine, qui avait disparu dans te masculin français, reparaît au féminin.

166. Remarque. — Les adjectifs beau. hnouveau, Jou, mou, vieux, font au féminin belle, nouvelle, folle, molle, vieille, parce qu’au masculin on dit,

nale.

, ont

cien, quer récén au vent quer

ais, sot,

pour éviter un son désagréable, bel, nourel, fol, mol, vieil, devant un nom commençant par une voyelle ou une k muette. Ex. : La nouvelle année, le nouvel an ; une belle âme, un bel homme ; une vieille halle, un tieil arbre.

De même, jumeau fait jumelle.

Hisr.-— Dans l'ancienne langue, beau, nouveau, jumeau, fou, mou, se terminaient toujours par { au masculin, même devant une consonne. Ils forment leur féminin de cette terminaison en / en doublant la consonne finale.

Hébreu ne peut se mettre au féminin ;: on se sert du mot juire: le peuple hébreu ; la nation juire.

Le mot hébraïque est des deux genres, et se dit surtout par rapport à la langue : une bible hébraïque.

166. Les adjectifs terminés par f changent au féminin fenve. Ex.: Neuf, neuve: craintif, craintive ; bref, brève.

L'accent grave dans brère empêche qu'il y ait deux syllabes muettes de suite.

Hisr. — La plupart des adjectifs terminés par f viennent de mots latins qui avaient un v au radical : vivum, brevem. Ce v latin s’est : }'angé en f par suite de la chute de la voyelle finale qui n'était pus accentuée. Mais le » latin reparaît au féminin parce qu'il est suivi d'une voyelle.

167. Les adjectifs terminés par x forment leur féminin en changeant x en se. Ex. : Heureux, heureuse ; jaloux, jalouse.

Cependant, par exception, les adjectifs doux, faux, roux, préfix, font au féminin douce, fausse, rousse, préfire.

Contumax, emprunté directement du latin, est des deux genres (on emploie aujourd’hui de préférence contumace).

Hisr. — La terminaison euse vient du suffixe latin osa : pretiosa, précieuse. L'étymologie latine expiique aussi les exceptions.

168. Les adjectifs terminés en gu prennent au féminin un e muet surmonté d'üa tréna. Ex. :

Aîgu, aig:ë ; ambigu, ambigu.

" Sans le tré aa, la finale guë serait mueite, comme dans figue, ague.

RE sur ax di

TR RTC RTENNEN RNE ES TETE

#1 CE î

TE DT MR ER ee mme apr Pen = è be

169. Les mots en eur et en teur employés comme adjectifs suivent, pour la formation du féminin, les mêmes règles que lorsqu'ils sont employés comme substantifs. Ex : Un vieillard dormeur, une personne dormeuse ; un sourire consolateur, une parole consolatrice : un Paysage enchanteur, une voix enchanteresse.

170. Les adjectifs terminés en érieur, et les adjectifs majeur, mineur, meilleur suivent la vègle générale, Ex. : Supérieur. “upérieure ; me! our, meilleure.

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