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Les adjectifs suivants ont un féminin particulier

blane, blanche : caduc, eaduque : long, longue ; franc (loyal), franche : grec, grecque , bénin, bénigne ; sec, sèche ; public, publique ; malin, maligne ;: frais, fraîche ; turc, turque ; favori, favorite ; tiers, tierce : oblong, oblongue : co: coile ;

ammoniac, ammoniaque ; france (peuple), franque.

On ne maintient le c dans grecque que pour éviter de mettre un accent sur le. Ce c donne à l’e un son ouvert.

Laïque est des deux genres. Le masculin laïc, donné par l'Académie, est hors d'usage.

Hisr. — La plupart de ces féminins s'expliquent par l'étymologie latine. Le c final donne au féminin : deux terminaisons che et que, parce que la terminaison latine ca devient, en français, tantôt che, tantôt que. Les féminins bénigne, maligne, coite, tierce, viennent de benigna, maligna, quicta, tertia.

On ajoute un à longue pour conserver au y le son dur du y latin (longus, longa). Favori vient de l'italien farorito.

172. Certxiis adjectifs ne se joignent guère qu'à des noms masculins et passent pour n'avoir pas de féminin ; tels sont : aquilin, benêt, bot, dispos, fat, muscai, vélin et violat.

Cuntrairement aux adjectifs qui précèdent, l'adjectif crasse ne s'emploie qu’au féminin : une ignorance crasse.

173. D’après l’Académie, les adjectifs angora, capot, grognon et rosat sont des deux genres :

n chat angora, une chèvre angora : ‘un homme g'ognon, une femme grognon.

L'ADIECTIF 7 Formation du pi:riel dans les adjectifs.

174 RÈGLE GÉNÉR 42E. — O1 forn… le pluriel des adjectifs, comme celui des non est-à-dire en ajoutant une # au singulier. HE Un homme content, des hommes contents ; une femme contente, des femmes contentes.

Le pluriel des adjectifs se forme généralement comme celui des subsiantifs, et a la même origine.

RrMaRat ss : XCEPTIC “8 176. Les adjectifs term: és au sineu p® 3 ou x ne changent pas at asculin mé Un mur épais, des mur: cpais ; chant pi,

des chants pieux.

176. Les adjec! + term >< par au prennent un x au masculin » uric x es fruits nouveaux ; des frères jumea

T'en est de "nême de ! adj et Acoreu, qui tient plus du substantif qu de l’a octif : des mots hébreux.

177. Les adiectifs cet et mou, suivent la règle générale. F. Je: yeux bleus ; les feus srinces : des prix j

178. à pri vipe, le pl es adjectifs en al e ni corme celui de sabstantifs en al, et our | es ra ns. Toutefois, dit M. L.

Ci-da x n emphie que rarement au pl riei : rest it is l'esprit avec la forme du singui: : et 41 d on : l’occasion de les mettr: au pluriel, oi 1r snse: + te forme en y ajoutant une s: d co nbais «s, de fatals excès.

L'usage tenu de plus « »lus à généraliser leur for ie en aux. '

© mme cette formation en aux est seule conforme aux tendinees de la langue, on ne saurait assez l’encourager.

Reumaique. — Le féminin pluriel des adjectifs se forme tou; rs régulièrement,

48 L’ADJECTIF Règles d'accord des adjectifs.

179. L’adjectif s'accorde en genre et en nombre avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte. Ex. : Un beau jardin, une belle fleur : des fleuves profonds, des rivières profondes.

180. Quand un adjectif se rapporte à plusieurs noms singuliers, on le met au pluriel. Ex. :

Le renard et le chat rusés. — L'oisiveté et la paresse honteuses. |

181. Quand un adjectif se rapporte à des noms de différents genres, on le met au masculin pluriel. Ex.: La mère et le père prudents.

Lettre finale d'un adjectif,

182. Pour connaître la lettre finale d'un adjectif inasculin, il faut en examiner le féminin. Ainsi, gris se termine par une s, puisqu'il fait grise au féminin ; vert se termine par un f, puisqu'il fait verte au féminin.

Degrés de signification dans les adjectifs,

Les êtres ne sont pas susceptibles de degrés dans leur subs- Lance, mais les adjectifs sont susceptibles de plus ou de moins relativement à l'intensité de la qualité qu'ils expriment, — Un cheval n'est pas plus où moins cheval, mais il peut être plus ou moins beau, même très beau.

Hisr. — Ces degrés de comparaison ont été introduits dans la langue française par imitation de la langue latine. En latin, on ajoute un suffixe au radical de l'adjectif chaque fois qu’on veut rendre une idée de Comparaison. Ex. : Sanctus, saint : sanctior, plus saint : sanctissimus, très saint, le plus saint. Le français n'a pas conservé ces formes spéciales de l'adjectif ; l'adjectif conserve toujours son sens propre, et pour rendre l’idée de comparaison nous plaçons devant l'adjectif certains adverbes, comme plus, moins, etc.

183. Il y à trois degrés de signification dans les adjectifs : le positif, le comparatif et le supeïlatif.

184. Le positif est l'adjectif lui-même, exprimant simplement la quelité, sans aucune comparaison. Ex. : Le Saguenay est profond.

185. Le comparatif est l'ad jectif exprimant la qualité avec comparaison. Quandon compare deux objets, on trouve qu'ils sont égaux, ou bien que l’un est supérieur ou inférieur à l’autre.

De là trois sortes de comparatifs : d'égalité, de supériorité ou d’infériorité.

Le comparatif d'égalité, qui exprime une qualité à un même degré dans les objets comparés, se forme en mettant aussi devant l’adjectif. Ex. : Mgr de Laval était aussi bon que ferme.

Le comparatif de supériorité, qui exprime une qualité à un degré plus élevé dans un objet que dans un autre, se forme en mettant plus devant l'adjectif. Ex. : Un golfe est plus grand qu'une baïe.

Le comparatif d’infériorité, qui exprime une qualité à un ‘degré moins élevé dans un objet que dans un autre, se forme en mettant moins devant l'adjectif. Ex. : L'or est moins utile que le fer.

186. Le superlatif est l'adjectif exprimant la qualité dans le plus haut degré, ou dans un très haut degré. De là deux sortes de superlatifs : le superlatif relatif et le superlatif absolu.

Le superlatif relatif, qui exprime une qualité portée au plus haut degré, par comparaison avec d’autres objets, se forme en mettant devant l'adjectif un des adverbes plus, moins, précédés de l’article ou d’un adjectif possessif. Ex. : La charité est la plus belle de toutes les vertus. -— Les qualités du cœur ne sont pas les moins précieuses. — L'ivr:de est son plus grand bonheur.

Le superlatif absolu, qui exprime une qualité portée à un très haut degré sans comparaison avec d’autres objets, se forme en mettant devant l'adjectif un des adverbes très, bien, fort, extrémement, infiniment, et autres équivalents. Ex.: La rose est une très belle fleur. — Dieu est infiniment bon.

187. Remarques. — I. Nous avons en français trois adjectifs exprimant par eux-mêmes une comparaison : meilleur, moindre et pire.

Meilleur est le comparatif de bon, et s'emploie pour plus bon, qui ne se dit pas. Ex. : Soyez meilleur, vous serez plus heureux.

Moindre est le comparatif de petit, et remplace plus petit, qui se dit aussi. Ex. : Son mal n'est pas moindre que le nôtre.

Pire est le comparatif de mauvais, et s'emploie pour plus mauvais, qui se dit également. Ex. : 11 y a des maurais exrem- Ples qui sont pires que des crimes.

Il. Le sens de comparaison est presque effacé dans les adjectifs suivants, formés de comparatifs latins : mais l’usage tient compte d£ns une certaine mesure de cette origine : antérieur, postérieur ; Citérieur, ultérieur : intérieur, extérieur ; inférieur, D se mineur, majeur. +

III. Le meilleur est le superlatif relatif de bon ; le pire ou le plus mauvais est ie superiatif relatif de mauvais ; le moindre ou le plus petit est le superlatif relatif de petit. Ex.: La conscience est le meilleur des juges. — Le pire défaut est de manquer de caractère. — Le moindre bruit effraye le lièvre.

IV. La langue française a formé quelques superlatifs en issime, à l’imitation des latins : éminentissime, ercellentissime, illustrissime, révérendissime, etc.

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