VERBES À CONJUGUER
PASSÉ
Rompu, rompu; ayant rompu.
Corrompre. — Interrompre.
Accord de l’attribut avec le sujet.
817. On appelle attribut l'adjectif qui accompagne le verbe être. Ex. : Dieu est éternel. — Les Canadiens sont hospitaliers.
Éternel est l’attribut de Dieu * hospitaliers est l'attribut de Canadiens.
318. L’attribut se met au même genre et au même nombre que le sujet du verbe étre et suit les mêmes règles d'accord que l'adjectif. Ex. : Le renard est rusé. — La panthère est cruelle. — La poule et le lièvre sont craintifs.
Nore. — L'attribut est le plus souvent un adjectif quelificatif. L'attribut peut parfois être un participe, un nom, un Pronom, et même un infinitif. Ex.: Le Paresseux sera puni
(participe). — Le Canade est notre patrie (nom). — Ce livre ext le mien (pronom). — Vouloir, c'est pouvoir (infinitif).
Accord du verbe avec le sujet.
319. Tout verbe à un mode personnel s'accorde en nombre et en personne avec son sujet, qu'il en soit précédé ou suivi. Ex.: Tu aimes; chantent-ils ?
Aimes est au singulier et à la seconde personne, parce que son sujet, {u, est au singulier et à la seconde personne.
Chantent est au pluriel et à la troisième personne, parce que son sujet, ils, est au pluriel et à la troisième personne.
320. Tout verbe qui a deux ou plusieurs sujets se met au pluriel. Ex. : Le ciel e: la terre annoncent la gloire de Dieu. — Juris et Londres sont les deux plus grandes villes de l'Europe.
Si les sujets sont de différentes personnes, le verbe se met au pluriel et à la personne qui a la priorité. La première personne a la priorité sur les deux autres, et la seconde sur la troisième. Ex. : Lui et moi, resterons ici. — Toi, ta femme et tes cn-
Jants, irez à la campagne.
321. Quand le sujet est le Pronom relatif qui, ie verbe s’accorde avec l’antécédent du relatif qui est toujours du même nombre et de la même personne que le pronom relatif. Ex. : C’est moi qui
ompA- Les C'a-
ribut de
et au suit les Le re- 1 poule
quelifi- 10m, un ra puni livre est
corde il en it-als ?
rce que
rce que
sujets mncent
deux
es, le a la é sur Ex. :
28 Cit-
ui, ie f qui perù qui
suis malade. — C'est toi qui es malade. — C'est lui qui est malade. — C'est nous qui sommes malades — C'est vous qui êtes malades. — C'e sont eux qui sont malades.
Remarques générales sur les verbes.
322. Dans fous les verbes, à tous les temps, la 2e personne du singulier se termine par unes. Ex. : Tu aimes, tu finiras. Il n'y a d'exception que pour l'impératif des verbes de la première conjugaison, et de quelques autres verbes : aime, aïe, ra, sache, cueille, etc. Mais l’s reparaît, même à ce mode, quand ces verbes sont suivis des mots en et : parles-en, aïes-en, vas-y.
Hisr. — L's en français est, comme en latin, la caractéristique de la deuxième personne du singulier.
Il n'y a pas d's à la deuxième personne du singulier de j'impératif, parce que l'impératif latin n’en a pas. Mais, par raison d'euphonie, et par analogie avec les autres secondes personnes, l'emploi de l's s'est généralisé aux trois dernières conju- £gaisons.
823. Dans fous les verbes, les trois personnes du singulier du présent du subjonctif prennent un e muet. Ex. : Que je croie, que tu marches, qu'il coure.
Les verbes aroir et être font seuls exception : qu'il ait ; que je sois, que tu sois, qu'il soit.
324. Dans fous les verbes, la troisième personne du singulier de l’imparfait du subjonctif prend toujours l’accent circonflexe ; celle du passé défini ne le prend jamais. Ex. : Qu'il eût, qu'il fût, qu'il aimât, qu’il rendit ; il eut, il fut, il aima, il rendit.
Il aima, passé défini, ne prend pas det. Iien est de même dans tous les verbes de la première conjugaison.
À la 3e personne du singulier de l'imparfait du subjonctif, il ÿ à un accent circonfiexe sur la terminaison, par suite d’une contraction : qu'il fût, autrefois qu'il Just ; qu'il aimût, autrefois qu'il aimast.
326. Dans la première conjugaison, au futur et au conditionnel, il y a toujours un e muet qui
1 ETS
Das Te os etes pe En rhes va
précède la terminaison rai ou rais. Ex. : Aimer, J'aimerai, j'aimerais.
On maintient l’e dans les futurs et conditionnels tels que oubliera, oublierait, essuiera, essuierait, pour conserver une régularité factice dans la conjugaison.
Dans les autres Conjugaisons, il n’y a pas d’e muet devant la terminaison. Ex. : Finir, je finirai, je finirais ; conclure, Je conclurai, je conclurais.
REMARQUES HISTORIQUES PARTICULIÈRES SUR LES TERMINAISONS DE QUELQUES TEMPS.
Imparfait de l'indicatif. — Autrefois l'imparfait s'écrivait toujours par ois (j'aimots, tu aimois, il aimoit, ils aimotent) un lieu de ais. Ce fut Voltaire qui fit prévaloir l'orthographe en ais ; l’Académie ne l’adopta qu’en 1835.
Passé défini. — La troisième personne du singulier s’écrivait autrefois #! aimat, avec un t final. Cet reparaît, comme «1 présent de l'indicatif, dans la forme interrogative : aima-t-il ?
L'accent circonflexe qui se trouve sur la première et la deuxième personne du pluriel s'explique par la contraction des terminaisons usmes, ismes, astes, istes (du latin avimus, dvimus, aslis, istis), en usage jusqu’au xvrre siècle.
Futur simple. — Le futur s'est formé en ajoutant à l’infinitif du verbe le présent de l'indicatif du verbe aroir (ai, as, a, etc... Je chanterai équivaut donc littéralement à chanter ai, c'est-àdire j'ai à chanter.
À proprement parler, le futur n’est pas un temps simple,
Conditionnel —Le conditionnel s’est formé, comme le futur. en ajoutant à l’infinitif du verbe l’ir: arfait de l'indicatif du verbe avoir (avais, avait, etc.), et en supprimant ar, pour la ri- Pidité de la prononciation.
Dans ia troisième conjugaison. c'est l’infinitif du dialecte normand qui a formé le futur et le conditionnel. Lesinfinitii: voir, recevoir, devoir, Pouvoir, savoir, etc., étaient dans le dialecte de la Normandie, veer, recever, dever, pouer, saver, etc., d’où se sont formés, après avoir subi une contraction et avoir pris u!, ais : je verrai, je recevrai, je devrais, je pourrais, etc.