‹ Grammaire française [microforme]Chapitre 91 sur 278 · AUTRES REMARQUES HISTORIQUES · texte numérisé non relu

AUTRES REMARQUES HISTORIQUES

Dans le vieux francais, on ne mettait pas d’s à la premicre personne du singulier, parce qu'il n’y en a pas en latin : «n disait : j’aim, je li, je reçoi, Je rend. ‘Ce n’est qu’au commcicement du xvrie siècle que l’s s’est introduite dans les trois dernières conjugaisons, et cela, par analogie avec la deuxième

Aimer,

tels que r une ré-

as d’e Je finilurais.

ES

"écrivait nent) au aphe en

écrivait nme a!!

na-t-il ?

e et la ion des ivimus,

infinitif a, etc.i.

c'est-à-

simple, respornaire.

futur, atif du rla ra-

ialect e finitifs ialecte l’où »e ris ü/,

mière An ; on ameiy trois xiènie

personne, disent plusieurs grammairiens. Certains grammairiens modernes ere que cette s a eu son point de départ dans les verbes où elle appartient au radical.

Dans la vieille langue, il y avait un t à la troisième personne du singulier dans toutes les conjugaisons, même dans la première, parce qu'en latin le £ est la caractéristique de la troisième person: 2. Ainsi le vieux français disait : 1! aimet, il aimat, il aimerat. Plus ta !, le t de il aimet disparut (parce qu'il était muet), mais, suivant certains grammairiens, pr sista dans la forme interrogative (parce que dans ce cas. il était sonore et euphonique). Au seizième siècle, on sépara, disent ces mêmes grammairiens, par un tiret, ce { du mot dont il faisait partie, et on écrivit aime-t-il P au lieu de la vieille forme aimet-il 8

M. A. Darmesteter n'admet pas cette explication, parce que le { euphonique ne paraît guère qu’à partir du xvie siècle, et le t de aimet était tombé à la fin du xtre siècle, En fait, dit-il, il y a simplement une action analogique venue des verbes dea trois dernières conjugaisons re la 3e pers. du singulier du présent ; de la 3e pers. sing. de l’imparfait de l'indicatif et des 3es pers. plur. de toutes les conjugaisons.

On a voulu voir dans la désinence ons, qui se trouve dans tous les temps (sauf au passé défini), à la première personne du pluriel, un emprunt fait au verbe être, qui l’aurait altérée pour lui-même. On a eu successivement : nous soms, sons, somes, sommes (sumus). Avec cette désinence on a fait : nous chantons, au lieu de chantains (cantamus). L'i qui s'y ajoute à plusieurs temps provient d’un e ou d’un i en hiatus dans la désinence latine. Ainsi les désinences abamus, ebamus, ibamus, devenaient eamus, iamus, iens.

La deuxième personne du pluriel était terminée par ets (du latin atis) dans le vieux français. Mais comme à la fin des mots on remplaçait souvent fs, ds, par leur équivalent z, on agit de même pour la deuxième personne du pluriel.

La finale muette ent de la troisième personne du pluriel est formée de la terminaison latine ant, qui est toujours inaccentuée en latin.

Remarques particulières sur chacune des quatre conjugaisons.

Verbes de la première conjugaison.

326. Les verbes terminés à l’infinitif par cer prennent une cédille sous le c devant les voyelles a eto. Ex.: Lancer, je lançais ; percer, nous perçons.

On met une cédille pour conserver à la consonne finale du radical une prononciation uniforme dans tout le cours de la conjugaison.

327. Les verbes terminés à l'infinitif par ger prennent un e muet après le g devant les voyelles « eto. Ex. : Juger, je Jugeais, nous jugeons.

On met cet e muet Pour conserver la prononciation du radical,

328. Les verbes qui ont un e muet à l'avant-dernière syllabe de l'infinitif, changent cet e muet en: ouvert devant une syllabe muette. Ex. : Peser, je pèse ; achever, j'achère.

La langue française n'admet pas deux syllabes muettes de suite à la fin des mots. On transforme l'e muet en à ouvert Pour marquer que cet e muet est de venu sonore,

829. Le plus généralement, les verbes terminé. à l'infinitif par eler, eter, doublent la consonne / ou / devant une syllabe muette. Ex. : Appeler, J'appelle ; jeter, je jetterai.

Cependant, d’après l'Académie, bourreler, celer. congeler, déceler, dégeler, écarteler, geler, harceler. marteler, modeler, peler, acheter, becqueter, crocheter. décolleter, épousseter, étique'er, racheter, ne doublent pas la consonne / ou f, mais ils prennent un accent grave sur le. Ex. : J'achète, je vèlerai.

Le redoublement de la cons. Ane rend l’e grave.

830. Les verbes qui ont uné fermé à l'avant-der. nière syllabe changent cet é fermé en à ouvert devant! une syllabe muette Ex. : Répéter, je répète : protéger, je protège.

Cependant l'Académie maintient l'accent aigu au futur et au conditionnel : Je posséderai, je com- Pléterai.

La syllabe accentuée devant être aussi sonore on change cet 6 fermé en à ouvert.

381. Les verbes terminés à l’infinitif par oyer, uyer, changent l’y en à devant un e muet. Ex. : Employer, J'emploie, j'emploierai : essuyer, {| essute, il essuiera.

382. Les verbes terminés à linfinitif par ayer prennent indifféremment y ou à devant un e muct Ex. : Payer, Je paie ou je Paye, je paierai ou j: Payerai.

que possible,

ar ger elles (t

tion du

t-derten:

ser, je

ttes de ouvert

minés lou!

j'ap-

celer.

celer, heter.

blent ‘cent

dervan!

ète :

aigu OM -

ible,

yer, É: :

333. Remarque I. — Les verbes en ger ont naturellement un y et un à? (yions, yiez) aux deux premières personnes du pluriel de l’imparfait de l’indicatif et du présent te subjonctif. L'yet li proviennent de la rencontre de l'y qui termine le radical et de li qui commence la terminaison. Ex. : Ployer, nous ployions, vous ployiez, que nous ployions, que vous ployiez.

334. Remarque II. — Les auxiliaires avoir et être ont simplement un y aux deux premières personnes du pluriel du présent du subjonctif : que nous ayo'*, que Tous ayez ; que nous s0yons, que trous soyez.

335. Remarque III. — Les verbes en ier ont naturellement deux à de suite aux deux premières personnes du pluriel de l'imparfait de l'indicatif et du présent du subjonctif. Les deux à proviennent de la rencontre de l’i qui termine le radical et de l'i qui commence la terminaison. Ex. : Prier, nous prions, trous pritez, que nous prions, que vous pritez.

Verbes de la deuxième conjugaison.

336. La plupart des verbes en ir ont le radical renforcé à certains temps par la syllabe iss. Ex. : Finir, nous finissons, finissons, je finissais, que je

finisse, finissant.

Une trentaine de verbes seulement n’intercalent pas la syllabe iss entre le radical et la terminaison : sentir, gous sentons, sentons, je sentais, que je sente, sentant,

La pérticule ‘ss, qui s'intercale entre Je radical et la terminaison à diférents modes, vient des formes esco, isco, que présentent Îes verbes inchoatifs latins : formes qui se sont généralisées dans le passage de la langue latine au français. Ex. : Floresce, je fleuris : gemises, Je gémis.

337. Trois verbes de la deuxième conjugaison donnent lieu à des remarques particulières : bénir haïr, fleurir.

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