ORTHOGRAPHE DES VERBES
Présent de Vindicatif
Singulier. 1°. Si la première personne finit par e : faime^ f ouvre ^ etc., on ajoute s à lai seconde^ la troisième est semblable à la première^ exemple : faime^ tu aimes .^ il aime.
a°. Si la première personne finit par s , ou a:, la seconde est semblable à la première , la troisième finit ordinairement en t j je finis ^ tu
rgo GRAMMAIRE FRANÇOISE
finis , // finit. On met nn accent cirroTîflexe sur IV des verbes qui en ont un au pre'sent de rinfinitiP, comme connaître ^ il connaît -^ ainsi que dans il plaît. Cet / de connaître .^ paraître ^ etc. prend e'galement l'accent circonflexe dans tous les temps où il est suivi d'un t. Jeconnaîtrai , je paraîtrais , etc. (Dans quelques verbes , la troisième personne se termine en â^ il rend .^ il re^d , il prétend.)
Pluriel. Le pluriel , dans toutes les conju-' gaisons , se termine toujours par ons ^ cz ^ ent : nous chantons , vous chanter .^ ils chantent-.^ nous unissons^ vous unissez.^ ils uniS" ient , etc.
Imparfait de Vindicatif.
Il se termine toujours de cette manière : ois ^ ois , oit , ions , iez , oient.
Je chantais .f tu chantais., ilchantoh ., nous chantions , t-'ous chantiez , ils chantoieni.
Prétérit de Vindicatif.
Le préte'rit Jp/z/ii a quatre terminaisons : <7/, is ^ us .f iris., de cette manière :
Je chantai , tu chantas , // chanta , nous chantâmes.) cous cJianlàies ., ils chantèrent.
J^mis , tu unis , il unil , 720^^^ unîmes , vous wmtes , ils unirent.
J''aperçns , tu aperçus .^ il aperçut^ nous aperçûmes , vous aperçûtes , ils aperçurent.
Je devins , tu devins , il devint , nous devînmes^ vous devîntes j ils devinrent.
DE C. C. LETELLIER. Ijï
Futur de riridicatif.
Il se termine toujours ainsi : rai^ ras ^ ra ^ ■rons , rcz^ ront.
Je chanter-Ai , tu chanteras , // chantera , îious chanterons , vous chanterez , ils chanteroijt.
N'écrivez pas, foperceverai ^ je répanderai ^ on ue met e devant rai qu'à la première conjn<;aison.
Conditionnel présent.
Il se termine toujours ainsi : rois , rois ^ roit , rions , riez , r oient.
Je chantero'is , tu chanterais , // chante^ roit , nous chanterions , vous chanteriez , z7s cAâ!/2^eroient.
Présent du Subjonctif.
li se termine toujours ainsi : e, <?5, e, /onj ,
Çi/e je chantQ , <7f/e ?m chantes , ^w7/ chante , ^i^e noî^j chantions , ^z^e roz/^ chanfiez, ^^r//^ chantent.
Imparfait du Subjonctif.
II a quatre terminaisons : ct^^e , zVje , usse ^ insse , de cette manière :
Je chantasse.^ tu chantasses., il chantât^ nous chajjt ixssious , vous chantassiez , ils chantassent.
Jaunisse , tu imisses , il unit , nous unissions., vous unissiez^ ils unissent.
Japerçusse , tu aperçusses , il aperçut .
rga GRAMMAIRE FRANÇOISE
nous aperçMsûons^ vous «/perçussiez , ils aperçussenl.
Je dei'insse , tu devinsses , // devini , nous J^p-inssious , vous Je^'inssiez , Us devinssent.
Les élèves sont souvent embarrassés pour distinguer la troisième personne singulière de Timparfait du subjonctif, d'avec la troisième personne singulière du prétérit défini. Voici un moyen bien simple de lever celte difficulté : c'est de donner au verbe un sujet pluriel. Alors on voit aisément auquel des deux temps est le verbe. Exemple : quand la race de Caïn se fut multipliée. Pour savoir si le verbe yw^ est à Timparfait du subjonctif ou au prétérit défini, je lui donne nn sujet pluriel, et je dis : quand les enfants de Ca'in se furent multipliés^ Furent est au prétérit défini^ (\ouc fut y est pareillement. Mais dans cette phrase : je ne m^attendois pas' que mon frère ftit si bien reçu y si je donne au verbe fut un sujet pluriel , je dois dire : je ne vî' attendais, pas que mes frères fussent si bien reçus. Fussent est à l'imparfait du subjonctif, et par conséquent y/li doit y être pareillement. Donc ici Vu doit être recouvert d'un accent circonflexe. Cette méthode est d'un usage fréquent et commode.
Bemarqup. Plusieurs personnes écrivent les imparfaits des verbes et les conditionnels en ais^ ais^ ait .^ aient j je chantais ^ il chantait j tu chanterais , Us chanteraient. C'est ce qu'on appelle l'ordiographe de P'oUaire,
Les hommes de lellres et les Grammairiens rejettent celte orthographe : ils conviennent que la bonne socie'té peut changer la prononciation des mots , pour la rendre plus agréable, mais ils prétendent avec raison que la manière d'écrire les mots ne peut admettre aucun changement. Ainsi, la sjllabe ois qui se prononçoit autrefois dans pavois ^ ']'aimois^ \ç. feiois ^ comme dans bois et lois ^ a pu prendre le son de ais dans la prononciation^ mais elle a dû. continuer de s'écrire de la même manière , parce que la manière d'écrire les mots ne change point , comme la manière de les prononcer, 11 faut suivre Torlhographe de VAcadé" mie^ des auteurs de Port-Royal^ de Pascal^ de JBossiœt , de Massillon , de Fénélon , de Boiîeau^ de Racine^ etc. Tous ces écrivains ont porté la langue francoise à son plus haut point de perfection. INous ne pouvons nous proposer de meilleurs modèles à imiter.