EXEMPLE D^ANALYSE GRAMMATICALE
Quelque limilées que soient nos lumières sur les sciences , je crois qu"'on ne sauroit nous dispuler de les avoir poussées au-dcla des bornes anciennes. Héritiers des siècles qui nous précèdent , nous devons être plus riches des biens de l^esprit.
( VaXJ VENARGUES. ) Quelque r Adjectif employé dans le srns de à quelque point que -^ invariable, parce qu'il devient adi'eibe^ par sa. position avant un adjectif. Adj. f. |)1. qui qualifie lumières-^ au positifs parce qu'il est pris dans sa sifjiiificatioa simple ; /cm. forme par e : plur, , par s.
limitées.
( I ) J'ai donnt en 1812 an Traité de l'jinalyse giammatiraU , contenant 42 exercices , et l'analyse de toutes les phrases les pla« difficiles à. expliquer.
{Pjrii ) chei Le Piit.ir et Bilin ) ' '
que soient
lumières
tiir les
sciences ,
que on
Sorte de conjonction lie'e à quelque,
V. Etre,, subst. ou par excellence , qui sert à afiirmer la convenance qui se trouve entre le sujet lumières et l'attribut limitées ; 3*. pers. pi. à cause du sujet nos lumières'^ au mode subjonctif ^ gouverné par quelque... que,, qui marque restriction, et aa présent , par concordance avec le verbe Je crois,, dans la proposition principale.
Adj. possessif, pi. des deux genres, qui qualifie lumières par une idée de possession , et avec rapport à la i". pers. pliir. , parce qu'en faisant la question , les lumières de qui ? on aura pour réponse : les lumières de nous.
S. c. f. ])1. qui nomme une chose et convient à plusieurs ; plur. formé par « ; sujet du verbe soient, parce que c'est l'objet dont on affirme la qualité représentée par l'attribut limitées.
Prépos. qui marque un rapport entre lumières et sciences.
Art. simple , pi. des deux genres , qui détermine sciences.
S. c. f. pi. qui nomme une chose et convient a plusieurs ; plur. par s : régime de la ptep. sur , parce qu'il en dépend.
Pron. pers. 1""°. pers. sing. , qui désigne la personne qui parle 5 sujet du verlje crois , paice qu'il fait l'action expria'.éc par ce verbe.
V. croire,, actif, parce qu'il exprime une action qui tombe sur un objet étranger au sujet , et qu'on peut mettre après lui quel— quun ou quelque chose; 4*- conjug. à cause de rinfinitif eu re ; i" pers. sing. , à cause du sujet ye,- au prés. ind. , parce qu'on aiiirme positivement une chose présente ; temps simple, parce qu'il n'emploie pas d'auxiliaire^ temps primitif, parce qu'il sert à former d'autres temps, et qu'il n'est lui-même formé d'aucun autre.
Conjonet. délermiuative qui sert à particulariser le sens du premier verbe.
( Formé par corruption du mot homme. ) Pron. iadcf. , qui désigne uuc i", pers. iadélcf-
So3
saurait
dispnler
de les
a('oir poussées
et -i—dc là des
minée, sujet liu verbe saurait^ parce qu'il est le principe île Taction de ce verbe.
Adverbe de uegiliou, ([ai modifie le v. saurait.
V. sai'oir ., actif, parce qu'il exprime une action dont riinprcssiqn peut être reçue par un obiet étranger , et qu'on peut mettre après lui gnelffiiun ou quelque chose \ 3". couj. , à cause de riuf. en air ; 3°. pers. sin^. , à cause du sujet on; au conditionnel présent, qui exprime une chose présente, mais suboi donnée à une condition; temps simple , parce qu'il est sans auxiliaire \ temps dérivé du futur simple, en changeant rai en rois.
Pour à nous., pron. pers. i""*. pers. pi., qui désigne les personnes qui parlent ; régime indirect du verbe disputer , parce que c'est à ce pronom qu'aboutit ou se termine Tactiou de ce verbe, à l'aide de la prép. sous-entendue à.
V. actif, parce qu'il marque une action qui tombe sur un objet étranger au sujet , et
3u'on peut le faire suivre de quelqiiun ou e quelque chose; au présent de l'infinitif, parce qu'il exprime une action geDerala dans un temps relatif au verbe qui précède, et qu'il dépend d'un autre verbe ; temps simple, parce que, etc. 5 temps primitif, etc.
Prépos. qui marque un rapport de spécification entre les deux verbes.
Pour elles., pron. rel. qui rappelle l'idée de lumières; rég, dir. du verbe suivant, parce que c'est l'objet immédiat de l'action de ce verbe.
V. pousser., actif, parce qu'il marque une action, etc. ; au prêt, de l'inf. , parce qu'il exprime une action en général dans ua temps passé, et qu"il dépend dune préposition •, temps composé du participe passé et du prés, de l'iuf. de l'auxiliaire ai^oir. — Le participe passé r-r>iissées est au fém. plur. , parce qu'il s'accorde avec les., pour elles, régime direct, placé avant lui j 3*. règle.
Prcp. qui marque le lieu.
Pour de les , art. comp. pi. des deux génies
cjul dclcruiiae bornes, Q
bornes
anciennes.
Héritiers des
Siècles
qui
précèdent ,
devons
être
]>lus riches
S. c. f. pi. qui nomme une cliose et convient a plusieurs , reg. de la préposition de dans des; plur. par s.
Adj. f. pi. qui qualifie bornes ; au positif, parce quil est pris dans sa sif^nification simple , fém. formé en doublant la consonne finale et ajoutant un e muet \ plur, par s. Adj. m. pi. qui qualifie nous -^ plur. par s. Pour fZe tes^ art. comp. pi. des deux genres,
qui détermine siècles.
S. c. m. pi. qui nomme une chose et convient à plusieurs ; plur. formé par 5 ; rég. de lï prép. de dans des.
Prou. rel. pi. qui rappelle Tidée du nom siècles ; déterminatif, parce qu'il sert à déterminer positivement le sens du nom siècles ; sujet du verbe suivant précèdent , parce que c'est le principe de l'action de ce verbe. Prou. pers. i'^. pers, pi. qui désigne les pers. qui parlent; rég. dir, de précèdent., parce que c'est l'objet immédiat de Tacliou de ce verbe. V. précé^'er , actif, parce qu'il marque une action, etc. ; i""*^. conj. parce qu'il a Tinf. terminé en er ; 3*. pers. plur. , a cause du sujet (fui ; au prés. ind. parce qu'il désigne positivement une chose présente ; temps simple, parce qu'il est sans auxiliaire; temps dérivé du participe présent, en changeant ant en ent.
Pron. pers. i"^*. pers. plur, qui désigne les personnes qui parlent , sujet du verbe de— i'ons.
V. devoir., actif, parce qu'il marque une action, etc. •, 3". conj. à cause de l'iaf. en oir ^ i"'. pers, plur. à cause du sujit nous j au prés. ind. , parce qu'on affirme positivement une chose présente; temps simple, parce qu'il n'emploie pas d'auxiliaire ; dérivé du participe présent , m changeant ant en ons. V. subst. <[ni alïirmc la convenance de l'attribut riches avec le sujet nous -^ au prés. inf. parce qu'il désigne une chose en général, et qu'il dépend d'un autre vcibe.
Ad), m. plur. qui qualifie nous ; an comparatif de supériorité, parce qu'il luarnuc une
des biens
de
esprit.
supériorité de qualitc \ plur, forme par s. Pom- de les , art. comp. plur. qui détermino
le nom biens.
S. c. m. (il. qui nomme une chose et convient
à plusieurs ; plur. formé par *, rég. de la
prcp. de dans des.
Prép. qui marque un rapport de propriété
eutre ôiens et esprit.
Pour le, art. s. m. s. qui dél. esprit. S. c. m. s. qui noaime une cliose et convient
à plusieurs ; ré£(ime de la préposition de ,
parce qu''il en dépend.
L'analyse logique n'est pas moins uiile que Tanalyse qram— maticale : Tanalyse logique est Texamen de la proposition dans sou ensemble ^ elle considère moins les mots que les idées.
Pour faire avec siiccès l'analyse logique., les élèves doivent étudier à fond le traité de la proposition., suivi de trente-six exercices à''analjse logique., ouvrage que j'ai publié en i8i3.