GRAMM. TRAKÇ. DE C. C. LETELLIER
Voltaire, qui n'eut point cVe'gal dans la poésie légère , réussit sur-tout dans le madrigal. Il suffira de citer celui- ci :
Toujours un peu de vérité Se mcle au plus grossier meDsonge, Celle nuit, dans Terreiir d'un songe, Au rang des rois j'ëlois monte; Je vous aimois , et j'osois nous le dire .... Les dieux à mon réveil ne m'ont pas tout été : Je n'ai perdu que mou empire.
Le madrigal suivant {du petit père André) réunit le mérite des vers à celui de la pensée. C'est un roi de la fève, qui parle.
Egle, je te fais souveraine.
Au soit je dois ma royauté';
Tu dois la tienne à ta heaule' :
Le destin m'a fait roi, l'Amour seul te fait reine.
Demain je ne serai plus roi ;
Demain lu seras toujours belle :
Amour! fais que demain elle fasse pour mai
Ce qu'aujourd'hui je fais pour elle.