PARTICIPE VERBE -VARIABLE
Je ne puis oublier qu'Ariane exilée
S'est pour vos iatérêts elle-même immolée.
(T. Corneille.)
Je la vis massacrer par la main forcenée, Par la main des brigands à qui tu t'es donnée.
Ils se sont ouverts de leurs desseins à leurs ennemis les plus dangereux. (Idem.)
Que de soins m'eût coûtés cette tête charmante !
(Racine, Phèdre^ acte 2, se. S.)
Croyez-le donc comme lui, malgré les railleries qu'on en a faites. (Voltaire.)
Le ciel promet la paix au sang de Ménécée ; Accordez-la, seigneur; mon fils l'a commencée.
(Racine.)
Leurs vaisseaux gagnaient de vitesse, et ce n'est que vers le détroit que nous les avons atteints. (Voyage dans le Levant.)
n les a faits (les vers) durs et secs : Vivent les Grecs I
(J.-B. Rousseau.)
Oui, nous les avons vtis marcher de tous côtés ; Ensuite dans les bois ils se sont écartés.
(Campistron.)
Les exemples ci-dessus nous prouvent évidemment que le participe-verbe est variable quand son régime précède, de quelque manière qu'il soit exprimé, soit par un nom, soit par un pronom, et quelle que soit la place du sujet avant ou après le verbe.