‹ Grammaire générale des grammaires françaises, présentant la solution analytique, raisonnée et logique de toutes les questions grammaticales anciennes et modernesChapitre 64 sur 279 · SON · texte numérisé non relu

SON

Bassoh.

Cresson.

Nourrisson.

Bbissoâ.

Cnissoti.

Ourson.

Buisson.

Écbanson.

Paillasson.

Caissota.

Écussen.

Polisson.

Chanson.

Frisson.

Saucisson.

Chausson.

Hérisson.

Unisson , etc.

Cosson.

Moisson.

Terminez par cion : scion , suspicion, succion ^elc.

Terminez par sion :

Adhésion. •

AnimadversiOD.

Appréhension.

Ascension.

Aspersion.

Averiîion.

Comprébeusiou.

Conclusion.

Confusion.

Contorsion.

Convulsion.

Dimension.

Assertion.

Attention.

Désertion.

Insertion,

B'afion.

Cargaison.

Cloison.,

Comparaison.

Démangeaison.

Diapaton.

Exhalaison.

Fenuisoui

Floraison.

Acœs'siooi

Cession.

Concession.

Concussion.

Compleiioit»

Connexion.

Flexion.

Dissension.

Diversion»

Excursion.

Expansion.

Explosion.

Expulsion*

Extension.

Extorsion.

Immersion.

Impulsion.

Interversion.

Et par TioN

Intention.

Intervention.

Mention.

Portion,

Terminez par son :

Poison.

Riison.

Occasion.

Pension.

Persuasion.

Propension.

Provision.

Réprébension.

Subtnersion.

Subversion.

Suspension.

Tension.

Version.

Vision, etc.

Prévention.

Subvention , etc.

Grison.

Guérison.

Liaison.

Livraison.

Maison.

Oison.

Oraison.

Pâmoison.

Péroraison.

Saison.

Salaison.

Tison.

lî'oisob.

Trahison.

Venaison ,

etc.

Terminez par ssion :

Confession. Pehîusslon.

Discussion. Procession)

Intercession. Répercussion.

Mission. Succession, etc.

Écrivez par xion :

Fluxion. tiioh.

Génuflexion. Réflexloni

Inflexion.

• Tous les autres sont en ction^ action, etc. Les lettres gu font seules une syllabe dans lés terminaisons du verbe arguer, dans les substantifs

GRAMMAIRE FRANÇAISE

ciguë, ambiguité, contiguïté, et dans les adjectifs aiguë, ambiguë, contiguë,

Ge, gi et je, ji, ayant le même son, on est souvent embarrasséde savoir quelle est l'orthographe des mots.

i . On emploie le j et non le g dans presque tous les mois où l'on entend le son deja,jo,ju: jalousie , joli , jujubier , etc.

Exception. On excepte geôle et ses composés, les temps des verbes en ger, il mangea, nous nageons, etc., les mots geôle, gageure, mangea, qu'on prononce jd/e, gajure, manja, etc. , et c'est la raison pour laquelle on a mis e après g , afin d'adoucir le son propre de celte lettre. Sur le mot gageure, nousdevonsfaireobserverqu'onle prononce avec le son de Vu , quoiqu'on prononce avec le son de eu , gageur, mangeur, etc.

2. Les mots au milieu ou à la fin desquels on entend le son de je, ji, s'écrivent par ge, gi: âge, agiss<tnt , rougir, etc.

Exception. On excepte abject, adjectif ^assujétir, conjecture , déjection, se déjeler, dé jeune, injecter, interjection, interjeter, je, jecligation,jectisses, Jéhovah, jéjunum, Jérémie, le jet, jetée, jeu, jeudi, à jeun, jeûne, majesté, majeur, objecter, objet, rejet, sujet, trajet, etc., et leurs composés; puis quelques noms propres : Jean, Jéliu, Jérusalem, etc.

5. On ne doit jamais employer; avant i, excepté par élision dans le pronom je, comme j'ignore, j'instruis. Dans tous les autres cas, c'est gf, comme gibier, giboulée , etc.

Observations générales tirées deWailly, sur les Voyelles nasales.

I. La voyelle nasale est formée par m dans les mots où elle est suivie de b,m,p ou ph, ambition, embarras, imbiber, combler, humble, comment, emmancher , amplifier, simplifier, complaisance, amphithéâtre, emphase.

Excepté la première personne plurielle du parfait défini des verbes tenir, venir, et de leurs composés : nous tînmes, vînmes, retînmes, revînmes, etc., ajoutez-y néanmoins , embonpoint.

II. On écrit avec un m comte, comté, titres de noblesse, et leurs dérivés comtesse, comtat, etc. On met un m et un p dans compte, supputation, et dans compter, comptable, etc., pour le distinguer de comte, titre de noblesse, et de conte, conter, raconter, narration, narrer.

On écrit aussi avec un m automne , damner, et leurs dérivés damnation , damnable , condamner , parce qu'ils viennent du latin autumnus , damnare.

III. Les gérondifs se terminent toujours par ant : en dansant, en lisant, en mangeant, en jouant, etc. On écrit de même abondant, charmant, ■attendrissant, reconnaissant, satisfaisant, etc., «d-

jectife qui viennent des verbes abonder, charmer, attendrir, reconnaître, satisfaire.

IV. Les adverbes qui marquent la manière dont se font les choses se terminent par ent : doucement, poliment, puissamment, commodément, prudemment, etc.

V. Les substantifs formés des verbes se terminent aussi par ment : l'abaissement , l'aboiement, le dépérissement, l' appauvrissement ,lemouvement,etc. Ces mots , comme nous l'avons dit, sont formés du gérondif des verbes abaisser, aboyer, dépérir, appauvrir, mouvoir.

VI. Les verbes en dre, où l'on entend le son a7i, oC terminent par endre : fendre, prendre, rendre, tendre, vendre, et Leurs composés refendre, reprendre, etc.

Il faut excepter épandre, répandre.

VII. Le son initial an s'écrit par cm avant b, m, p ou ph; et par en s'il suit une autre lettre dans les mots composés qui viennent ou d'un nom ou d'un verbe: emballer, embarquement, embellir, emboîter, emmener, emporter, emprisonner, encourager, enfermer, engager, engraisser, enlever, enrôler, ensabler, entailler, eniêtement, entrecouper , s'envoler, etc., à cause de balle, barque, belle, boîte, mener, porter, prison, courage, fermer, gage, graisse, graisser^ lever, rôle, sabler, tailler, tête, couper, voler.

VIII. Ceux qui savent la langue latine peuvent observer : l*que le son am, an, s'écrit souvent par am, an, dans les mots français qui viennent des mots latins écrits par am, an : année, annus, chanter, cantare, champ, campus, ambitieux, ambitiobus, ample, amplus, ancien, antiquus, chandelle, candela, pampre, pampinus, manger, manducare, constance, constantia, distance, dis tantia, substance, substantia, etc.

2" Le son an s'écrit souvent par em, en, dans les mots français tirés des mots latins écrits par em , en, in : entre, inter, cendre, cinis, censure, censura, la dent, dens, empreindre, imprimere, tempérer, temperare, enclume, incus, en/ance, in fan lia, ^endre, gêner, lenteur, lentitudo, membrane, membrana, mendier, mendicare, mentir, mentiri, pejtsion, pensio , vengeance, vindicta , absence , abseutia, conscience, conscientia, immewse, immensus, prudence , prudeniia , etc.

Nota. La prononciation a fait, en bien des occasions, changer en a l'e ou \'i des Latins : repère, ramper, Engolisma, Angouléme, />iremm, barrette, condemnare, condamner, condamnable, condamnation, cingula, sangle, sangler, lingua, langue, sin^u/fire, sangloter, sanglot, commendcdiilis^ recommandable, recommander, beneficentia, bienfaisance, bilanx, balance, convenientia, convenance, etc., etc.

Dans le latin, tous les participes présents des trois dernières conjugaisons se terminent en ens,

DE L'ORTHOGRAPHE

mi

tandis qu'en français les participes sont tous terminés en ant : mordens , mordant ; ridens , riant ; pentiiuens, permettant; produceiis, produisant; finiens, finissant; nulriens, nourrissant; veniens, venant, etc. Ces exemples et mille autres font voir que l'étymologie est quelquefois un guide peu sûr pour ceux mêmes qui sont en état de la consulter.

IX. /m, in, aim, ain^ein, ontle mémeson.Pour savoir comment il faut écrire ce son dans un mot, faites les remarques suivantes :

Si c'est un subsiantiiF, donnez votre attention aux mots qui en viennent. On écrit faim, besoin de manger, à cause de famine; et fin, le ternie, à cause de finir; pain, de pannelier; main, de manier ; vin,de vineux ; gain, de gagner, etc.

Si c'est un adjectif, voyez comment il se termine au féminin. Cousin, voisin, divin, s'écrivent par in, à cause du féminin cousine, voisine, divine. On écrit par ain : vain, sain, à cause de vaine, saine, et de vanité, santé. On écrit saint, sainte, qui viennent de sanctifier : plein, serein, s'écrivent par ein , à cause de pleine, sereine, et de plénitude, sérénité.

X. Des substantifs en ique on a formé des adjectifs, en changeant que en cain : Afrique, Africain; Amérique, Américain; Dominiqtie, Dominicain; république, républicain, etc.

XI. Nous avons des verbes en aincre et en aindre; ce sont vaincre, convaincre, complaindre, contraindre, craindre, plaindre.

Les autres verbes de cette terminaison sont en eijidre : atteindre, éteindre, feindre, peindre, teindre, etc.

XII. Quand le son ein commence le mot, on écrit toujours im ou in ; imbécille, impoli, imprudence, inquiet, intention.

Exceptez ; ainsi et ains, vieux mot qui signifie mais.

XÏII. Ceux qui savent le latin observeront qu'on écrit daim, bain, grain, chapelain, châtelain, à cause de dama, balneum, granum, capellanus, castellanus, etc.

XIV. Um, eun, un, ont le même son. On écrit parfum, de parfumer; à jeun, déjeuner.

Les autres mots se terminent en un : aucun, commun, tribun, Autun, Verdun, etc.

XV. Om, on, eon, sonnent de même. Écrivez le nom, le pronom, le plomb, à cause de nommer, pronominal, plomber.

Écrivez par eon ; bourgeon, badigeon, drageon, escoujrgeon, esturgeon, pigeon, plongeon, sauvageon, surgeon, elles premières personnes plurielles des verbes en ger : jugeons, rangeons, etc. '

Les autres mots s'écrivent par on: bon, bonté, bondon, pont, concevrons, fondation, etc.

INoTA. Voir, pour l'orthographe des mots qui prennent x, y ou z, nos articles des consonnes simples ou composées. Tout ce que nous pourrions

ajouter sur ces lettres ne manquerait pas d'être qualifié d'arbitraire ou de systématique.

ORinOGllAPOE CERTAIME.

Cette orthographe est celle de tous les mots dont les uns dérivent des autres.

Ainsi l'on écrit :

A cause des <

Amas,

Amasser.

Accroc,

Accrocher.

Bord,

Border.

Plomb,

Plomber,

Franc,

Franchise.

Jonc,

Joncher. •

Tronc,

Tronçon.

Caduc,

Caducité.

Lairf,

Laideur.

Briganrf,

Brigandage.

Chalanrf,

Achalander.

Chaut/,

Échauder.

Friand,

Friandise.

Glanrf,

Glandée.

Gourmanrf,

Gourmandise.

Grand,

Grandeur.

Marchand,

Marchander

Bavard,

Bavarder.

Dard,

Darder.

Fard,

Farder.

Hasard,

Hasarder.

Retard,

Retarder.

Badaud,

Badauder.

Échataud,

Échafauder.

Taraud,

Tarauder.

Bond,

Bondir.

Profond,

Profondeur.

Rond,

Rondeur.

Vagabond,

Vagabondage.

Accord,

Accorder.

Berger,

Bergère.

Hareng,

Harengère.

Long,

Longueur.

Rangf,

Ranger.

San^f,

Sanguin.

Balai,

Balayer.

Essai,

Essayer.

Étai,

Étayer.

Cri,

Crier.

Défi,

Défier.

Oubli,

Oublier.

Pari,

Parier.

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