SOUHAITÉ D EN AVOIR UNE
La pensée, dans la seconde phrase, est : telle quHl a souhaité
ELfaE,
Participe passé des verbes întransiUfs ou neutres.
Le participe passé des verbes întransitifs peut être employé sans auxiliaire, ou accompagné de Tauxiliaire être ou de 1 auxiliaireavoir,
L Employé sans auxiliaire, c'est un véritable qualificatif qut prend le jgenre et le nombie du nom ou du pronom qu'il modifie :
Eux venus, le lion sur ses ongles compta,
Et dit : Nous sommes quatre à partager la proie.
Puis en autant de parts le cerf il dépeça, (La Fontaine.)
IL Conjugué avec l'auxiliaire étre^ c'est encore un qualificatif qui ^ s'accorde avec le terme auquel il se rapporte :
Tous les maux sont venus de la triste Pandore. ( La Fontaine.)
Ils disaient qu'iis étaient entrés dans cette maison les plus innocents des^ hommes, etqu'iLS en étaient soutis les plus coupables, (Bossuet.)
IIL Conjugué avec l'auxiliaire avoir^ tout participe d'un verbe intransitif est invariable :
. La justice et la modération de nos ennemis nous o^r plus nui ^ue leur valeur^
( Marmontel.)
L'histoire luit ; soudain les temps ont reculé;
L*ombre a fui ; les tombeaux, les débris, ont parlé, ( Legouvé.)
Leurs clans ont Uiomphé sous le lambeau de soie
Qui, brodé par mes mains, dans nos rangs se déploie. (C. Delavigne;)
La foi dans tous les cœurs est pour moi disparue, ^ (Racine»)
Participe patte det verbes întrantiUfs employé* trantttrremeai.
Tout participe d'un verbe intransitif employé transitivement^ s'accorde avec le complément direct qu'il précède.
// a retrouvé les enfants qvHI avait tant pleures.
Quels dangers n'a pas codrls V Autriche pendant la tempête de vingt ans gu^elle a essuyée ? ( De Pradt. )
On dît pleurer eicaurir^ dans le sens absolu et intransitif; mais on dit aussi, dans le sens transitif, pleurer un enfant et courir un danger.
Il est un très-grand nombre de verbes intransitifs qui, comme pleurer et courir^ empruntent accidentellement la signification active et prennent le complément direct; leur participe suit, dans ce cas, la règle du participe passé des veii)es transitifs.
Ah ! de vos premiers ans l'heureuse expérience 'Vous fait-elle, seigneur, haïr votre innocence? Songez-vous au bonheur qui les a signalés ? Dans quel repos, ô ciel ! les avez-vous coulés? (Racine.)
Le ièle d'une pieuse sévérité reprochait à la Fontaine une erreur Qti'il a pleurée ki^même, ( Champfort.) L'évêque de Meaux a créé une langue que lui seul a parlée. (Chateaubriand.) Elle n* oublie pas tous les dangers dvHl avait courus entre Charybde et Sylla.
(Fénelon.)
11 en est d'autres qui ont le sens intransitif ou transitif, selon leur différence d'acception; tels sont aitfer^ applaudir^ commander^ fuir^ insulter^ manquer ^ servir^ qui prennent tantôt un complément direct et tantôt un complément indirect, et, selon le sens, sont mriables ou invariables.
Ainsi Ton écrira :
Avec accord :
n mus a aidés de sa bourse.
C'est-à-dire, a aidénotw.
n nous a insultés publiquement.
Cest-à-dire* a insulté nous.
Votre valet nous a bien servis, « C'est-à-dire, a bierr servi tioitf.
ies ennemis nous ont fuis.
C'est-à-dire, ont ftai nous.
Sans accord :.
n vous a aidé à descendre.
C'est-à-dire, a aidé à vous.
Il nous a insulté dans notre malheur.
C'est-à-dire, a insulté à nous. ■
Vos notes nous ont bien servi, C'esi-à-dire, ôni bien servi à nous.
Nos beaux jours nous ont fui.
C'est-à-dire, ont fui loin de nous.
Participe patte ^det verbet inlrantliilk précédé du complémenl d'une prépotîiion tout-entendue.
Les pronoms /e, /a, les^ qm^ lequel^ laquelle^ lesquels^ lesquelles^ précèdent quelquefois le participe passé des verbes transitifs et intransitifs, par ellipse d'une préposition ; dans ce cas, le participe reste invariable :
Je sais tous les moments Qv'il a souffert.
C'est-à-dire, pendant lesquels il a souffert.
Cette cantatrice a gagné cinquante mille francs chaque année Qu'e/Ze a joué et CHANTÉ sur notre théâtre.
C'est-à-dire, pendant laquelle elle a joué et chanté.
Puisse le ciel, qui lit dans mon cœur éperdu.
Ajouter à vos jours tous ceux que j'ai vécu ! ( La Chaussée.)
C'est-à-dire, tous ceux pendant lesql'els fai vécu.
R ne vous a pas dit tous les jours qvHI a pleuré en secret.
C'est-à-dire, pendant lesquels il a pleuré.
Les huit jours Qu'a duré notre inventaire, nous n'avons pas eu un seul instant de repos.
C'est-à-dire, pendant lesquels l'inventaire a duré.
Toutes les années que vous ave% croupi dans une honteuse insouciance ont été perdues pour vous. { Bescher.)
C'est-à-dire, pendant lesquelles vous avez croupi.
Dans tous ces exemples, le que^ placé avant le participe, est, non pas un complément direct^ mais un complément circonstanciel^ sous la dépendance d'une préposition sous-entendue.
Les phrases qui suivent présentent de nouvelles applications de ce principe :
V Allemagne a couru les plus grands dangers pendant les années Qu*a duré tette guerre. ( De Pradt) Je regrette les nombreuses années que /ai vécu sans pouvoir mHnstruire.
(J.-J. Rousseau.)
C'est à la même époque que la Clairon a débuté. (Voltaire.) Participe patte det Terbet pronominaaz.