XIX. Su partrôîpe pafté eonstmit avec être
I. Le participe passé joint au verbe être est un véritable qualifi- <atif ; c'est l'attribut de la proposition, et, comme tel, il s'accorde en genre et en nombre avec le terme auquel il se rapporte, qu'il le suive ou le précède :
Les mortels plus instruits en sont moins inhumains ;
Le fer est émoussé, les bûchers sont éteints, ( Voltaire.)
Émoitssé est au masculin singulier, parce qu'il s'accorde avec fer y sujet de la première proposition; éteints est au masculin pluriel, parce qu'il s'accorde avec bûchers^ sujet de la seconde proposition.
BÉifis soient les rois qui sont les pères de leurs peuples I ( Fénelon.)
Bénis est au masculin pluriel, parce qu'il s'accorde avec roiSj sujet de soient.
Les ÂMES nobles gagnent toujours à être connues. ( D*Alembert)
n est plus aisé de dire des choses nouvelles que de concilier celles qui ont été MTE8. (Va#vanargues.) ^ r
Mais la postérité d*Alfane et de Bayard,
Quand ce n*est qu*un« rosse, est vendue au hasard,
Sans respect des aïeux dont elle est descendue^
Et va porter la malle ou tirer la charrue. ( Boileau.)
Les hommes qui semblent être nés pour IHnfortune doivent être préparés à toute disgrâce, ( La Bruyère.)
IL Comme on le voit, le participe passé joint au verbe être est un qualificatif qui suit les règles de l'adjectif : s'il est en rapp^ort avec plusieurs noms, il se met au pluriel, et prend le genre masculin si les noms sont de différents genres :
n semble que la vie et la beacté ne nous aient été données que pour aimer,
(Aimé Martin.)
Ce jeune homme et cette jeune fille sont destinés Vun à Vautre,
Observation. — Souvent, lorsqu'un premier participe est joint au verbe étre^ on sous-entend le verbe avant les participes qui suivent ;