‹ Grammaire générale et historique de la langue françaisChapitre 4 sur 139 · XIX. Su partrôîpe pafté eonstmit avec être · texte numérisé non relu

XIX. Su partrôîpe pafté eonstmit avec être

I. Le participe passé joint au verbe être est un véritable qualifi- <atif ; c'est l'attribut de la proposition, et, comme tel, il s'accorde en genre et en nombre avec le terme auquel il se rapporte, qu'il le suive ou le précède :

Les mortels plus instruits en sont moins inhumains ;

Le fer est émoussé, les bûchers sont éteints, ( Voltaire.)

Émoitssé est au masculin singulier, parce qu'il s'accorde avec fer y sujet de la première proposition; éteints est au masculin pluriel, parce qu'il s'accorde avec bûchers^ sujet de la seconde proposition.

BÉifis soient les rois qui sont les pères de leurs peuples I ( Fénelon.)

Bénis est au masculin pluriel, parce qu'il s'accorde avec roiSj sujet de soient.

Les ÂMES nobles gagnent toujours à être connues. ( D*Alembert)

n est plus aisé de dire des choses nouvelles que de concilier celles qui ont été MTE8. (Va#vanargues.) ^ r

Mais la postérité d*Alfane et de Bayard,

Quand ce n*est qu*un« rosse, est vendue au hasard,

Sans respect des aïeux dont elle est descendue^

Et va porter la malle ou tirer la charrue. ( Boileau.)

Les hommes qui semblent être nés pour IHnfortune doivent être préparés à toute disgrâce, ( La Bruyère.)

IL Comme on le voit, le participe passé joint au verbe être est un qualificatif qui suit les règles de l'adjectif : s'il est en rapp^ort avec plusieurs noms, il se met au pluriel, et prend le genre masculin si les noms sont de différents genres :

n semble que la vie et la beacté ne nous aient été données que pour aimer,

(Aimé Martin.)

Ce jeune homme et cette jeune fille sont destinés Vun à Vautre,

Observation. — Souvent, lorsqu'un premier participe est joint au verbe étre^ on sous-entend le verbe avant les participes qui suivent ;

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