‹ Grammaire générale et historique de la langue françaisChapitre 41 sur 139 · II. Ou est aussi pronom^ adverbe ou conjonction · texte numérisé non relu

II. Ou est aussi pronom^ adverbe ou conjonction

1® Oîiy pronom relatif ou. adverbe^ prend toujours Taccent grave :

C'est un mal ob met amis ne peuvent porter remède. (Montesquieu.) Ah ! destins ennemis, où me péduisez-vous ? (Racine.)

Sans sortir de la*cour, n'a-t-il pas encore vingt caractères de gens oh il n*a pa^ louché. (Molière.)

Us passèrent deux ou trois jours dans le faubourg des Chartreux où tout le peuplé alla les voir. (La Rochefoucauld.)

2^ Ou est conjonction, lorsqu'on peut le traduire par ou bien^ et alors il s'écrit sans accent :

Ou lassés, ou soumis.

Ma funeste amitié pèse à tous mes amis. ( nacine.)

Xoouiionf conjonctives.

On donne ce nom à tout assemblage de mots qui , comme lesconjonctions, marque un rapport entre deux propositions ; tels sont au reste ^ au surplus ^ ou bien^ avant que^ pour que., ou toute autre expression terminée par la conjonction que.

PRIRCIFALES LOCOTIOHS COHJOIimTES.

A condition que.

Afin que.

Ainsi que.

A moins que.

Après que.

Attendu que.

Au contraire.

Au lieu que.

Au moins.

Au reste.

Aussi bien que.

Aussitôt que.

Au surplus.

Avant que.

Bien entendu que.

Bien que.

De façon que.

De manière que.

De même que.

Depuis que.

Dès que.

D*où vient que.

Du moins.

Du reste.

En cas que.

Encore que. Jusqu'à ce que.

Non plus que.

Ou bien.

Parce que.

Par conséquent»

Pendant que.

Pour que.

Pourvu que.

Quand bien même.

Quand môme.

Sans que.

Si ce n'est que.

Sinon que.

Si peu que.

Soit que.

Sitôt que.

Supposé que»

Tandis que.

Vu que.

Subdivision des om^onction* et des loenliont eoi^oiielivet.

Considérées relativement à leur expression ^ les conjonctions et les locutions conjonctives se divisent en copulatives^ alternatives^ adversatives^ causatives^ explicatives ^ hypothétiques ou condition-neUeSy conclusives^ et transitives.

I. Les conjonciians copulatives sont celles qui servent simplamient à unir deux termes ou deux propositions, et qui n'ajoutent au sens aucune idée particulière ; telles sont et^ ni :

L'ambition et Vavarice des hommes sont les seules sources de leurs malheurs.

(Fénelon.) L*audace et le mépris sont dMnfidèles guides. (Racine.) Faites votre devoir et laissez faire aux dieux. ( Corneille.)

La mollesse m la volupté ne peuvent contenter nos cœurs. (Lebrun.)

II. Les conjonctions alternatives ou disjdnctives sont celles qui servent à établir raltemative ou la distinction entre les termes rapprochés ou les idées mises en rapport, comme ouj ou bien^ sinon^ •wiY, soit que^ tantôt :

Le bonheur ou la témérité ont pu faire des héros; mais la vertu toute seule peut former des grands hommes. (Massillon.)

Uinsiinct oo l'esprit des animaux varie; mais le sentiment est pareil dans toutes ks races. (Chateaubriand.)

N*en doutez point, seigneur, soit raison ou caprice,

Rome ne Tattend point pour son impératrice. (Racine.)

m. Les conjonctions adver salives sont celles qui servent à exprimer l'opposition ou la différence qui existe entre ce qui suit et ce qui précède; telles sont mais^ cependant., néanmoins ^ pourtant ., toutefois., bien que., loin que., etc. :

On disait qu'il ne viendrait pas, cependant le voici. (Académie.)

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