CINQUIÈME OBSERVATION
Participe passé précédé de UU de^ UTl (les.
Quand un participe est précédé de la locution un de^ un des^ suivie d'un complément, Taccord se fait, selon le sens, ou avec un ou avec son complément.
D'après ce principe, fondé sur la plus rigoureuse logique, on comprend que, pour bien écrire un participe précédé d'un complément direct ayant pour antécédent la locution un de^ un des^ il suffit de savoir reconnaître quel est celui des deux termes qui. représente le complément du participe.
Cette loi de concordance que nous établissons pour le participe lui est commune avec le verbe ; ainsi la grammaire veut qu'on écrive, en se conformant au sens qui résulte de la phrase :
C'est UN de mes procès qdi m'A ruiné ; Et ; C'est un des procès qui m'oNT ruiné.
Le premier verbe est au singulier, parce que, dans le premier exemple, qui a pour antécédent un; et le second verbe est au pluriel, parce que, dans le second exemple, l'antécédent di^ pronom relatif est procès^ substantif pluriel.
Conformément à ce principe, on écrira ;
Un de mes amis que j'ai visité hier m'a assuré que vous restiez, (Bescher.)
Et : Voilà, parbleu, un des plus honnêtes et des plus consciencieux avocats que j'aie vos de ma vie. ( Brueys.)
Le marquis de Bedmar est un des plus puissants génies que l'Espagne ait jamais PRODUITS. (Saint-Réal.)
Le participe est au mascidin singulier dans le premier exemple, parce que son complément que a pour antécédent le mot un (ami), du genre masculin et du nombre singulier.
Dans le second exeniple, le participe est au masculin pluriel, parce que son complément direct qtie a pour antécédent avocats, substantif masculin pluriel.