‹ Grammaire générale et historique de la langue françaiseChapitre 112 sur 153 · PROPOSITIONS SUBORDONNÉES · texte numérisé non relu

PROPOSITIONS SUBORDONNÉES

PROPOSITIONS

relative, (Jétrrminaiive, explicative.

(Dieu), qui console,

PrûffoUlion suhord, relative explicative.

(L'or) qu'il amasse, (le Uen) qu'il accumule.

Propositions subordonnées relatives déterminatives.

PROPOSITIONS

circonsUincicllo, participe, coniparalive, exlensive.

afin qu'il ne vaille pas mieux Prop. subordon. eircûnstancielle.

que lui (ne vaut).

Prop. circonstanc, comparative.

son heure arrivée.

Proposa, circonstanc. participe.

comme Je vous pardonne.

Prop. circonstanc, conkparative.

^•JUepas mieux que lui. — 5. Dieu, qui console, vous sauvera. — 6. Ni l'or qu'il •""Wttse, ni le bien qu'il accumule, n'empêcheront l'avare, son heure arrivée, de ^^scendra aa tombeau. — 7. Que Dieu vous pardonne comme moi !

Modèle d'analyse.

Pour donner une idée complète des procédés qu'on doit suhre . afin d'arriver à se rendre un compte exact du rôle de chaque inot dans la proposition et de chaque proposition dans la phrase, nov soumettrons à une analyse méthodique et détaillée ces vers d'Ai* dromaque : j

Je ne t*ai point aimé, cruel ! Qu*ai-je donc fait?

J*ai dédaigné pour toi les vœux de tous les princes ;

Je t*ai cherché moi-même au fond de tes provinces ;

J'y suis encor, malgré tes infidélités,

Et malgré tous mes Grecs, honteux de mes bontés :

Je leur ai commandé de cacher mon injure ;

J'attendais en secret le retour d'un parjure ; *

J'ai cru que tôt ou tard, à ton devoir rendu.

Tu me rapporterais un cœur qui m'était dû ;

Je t'aimais inconstant, qu*aurais-je fait fidèle?

Et même, en ce moment où ta bouche cruelle

Vient si tranquillement m'annoncer le trépas,

Ingrat, je doute encor si je ne t'aime pas.

Mais, Seigneur, s'il le faut, si le ciel en colère

Réserve à d'autres yeux la gloire de vous plaire.

Achevez votre hymen, j'y consens ; mais du moins

Ne forcez pas mes yeux d'en être les témoins.

Pour la dernière fois je vous parle peut-être ;

Difl'érez-le d'un jour ; demain vous serez maître...

Vous ne répondez point ; perfide, je le voi,

Tu comptes les moments que tu perds avec moi ;

Ton cœur, impatient de revoir ta Troïenne,

Ne souffre qu'à regret qu'une autre t'entretienne ;

Tu lui parles du cœur, tu la cherches des yeux ;

Je ne te retiens plus, sauve-toi de ces lieux :

Va lui jurer la foi que tu m'avais jurée ;

Va profaner des dieux la majesté sacrée :

Ces dieux, ces justes dieux n'auront pas oublié

Que les mêmes serments avec moi t'ont lié.

Porte au pied des autels ce cœur qui m'abandonne ;

Va, cours ; mais crains encor d'y trouver Hermione! (Racine.)

Construction pleine et directe.

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