‹ Grammaire générale et historique de la langue françaiseChapitre 137 sur 153 · EL • M · texte numérisé non relu

EL • M

GRilHiAlM «ÉMÉBàLE ET HlgTOUQUE.

Les ans ne sont la cause de rien, ils ne présentent qu'une di simple, sans effet.

Angara.

Angara s'emploie comme nom masculin pour désigner àen pins, des chèvres, des chats, de^ boucs, qui difi^rent des nôtrei l(9Ur poil long, épais et soyeux; on leur a donné le nom à'an^ parce qu'ils sont originaires d'une ancienne viild de TÀsia MiM 4ans la Natolie, appelée Angora. Ainsi on dit : un chat, uneek à^Angora^ ou tout simplement un angora.

C'est improprement que quelques-uns disant angola.

Animaux (Gris des).

Voici les verbes qui ç^priment \^ principaux cris deg hqhj^i

i/ftb«Ue bourdonne.

L*aigle, Tagami iromp$ttfk

L'alouette grisolle, tirelire.

L*&De brait,

L*ftne sauvage brame.

La belette belotte.

Le bélier blattère.

Le bœuf beugle, mugit.

Le bourdon bourdonne.

|Le bouc mouette.

La brebis bêle.

Le buffle souffle, beugle.

Ifi bvtor bouffe.

La caille carcaille, m,argotte.

Le canard nasille.

Is cerf brame.

Lçj^ chats miaulent,

E^ chauye-souris grince.

%M cheFi|l hemnit.

Le chien aboie.

Les petits chiens glapissent^ jf^^p^nU

ti& enouette hue.

cochon grogne.

La colombe gémit.

Le coq coqueline.

i#fariieMi0ra04M> Le crapaud coasse.

Le crocodile lamente.

tSP^^. OloiMUnde^glouç^t^.

'éléphant ^ame, Baronne,' L'épervier glapit, piaille.

La Tauyette fredonne»

Le geai eqjoie.

Le grenouille coasse.

Le grillon grésilhne.

La grive gringotte.

La grue graque^ gruine.

Le guôpier ga%ouille.

Le fianneton bourdonne.

Le hibou hue.

L'hirondelle ga:iouille.

La huppe pupt/le.

Lejairsjaraonne-

Le lapin glapit.

Lé léopard miaule.

La linotte gaMuille.

Le lion rugit.

Le loriot siffle.

Le loup &ur/e.

Le mangous coasse.

Le merle siffle.

La mésange <t7tnne.

Le milan huit.

Le moineiiu pépie.

La mouche bourdonne.

Le mouton bé/e.

^*onçe frémit.

^'orfraie AurZa.

L'ours grommelle.

I^ paon &ratM«, «tmi^ La perdrix cac^i^ Le perroquet cause.

hà piçwa^f»i^f«f4«^ Lç pigeon romffule.

Le pinson frigotte.

La poule* glousse.

Lq§ piptits pwlçt^ ;^trf«9ti Le ramier ^emt<.

iStenara gropif.

iétmumU,

UVATIMB COMPLÂMENTUtlIKS.

s, grommtlU. La luurior^e ààml.

7» *V«- Ia Uoto fRtplW.

■h MeotU. La Tache mivtt.

Animaux (Parties rfu (wrpi (^/

U les termes particultors qui «priment les parties du corps j^cipaux animaux :

■don l'Académie :

/ d'an MtBopi^ La toucAe J d'âne earfle.

l d'an crocodile.

■" jn brochet,

WHi^eM.

, li'un lottfc \ d-unohak

Letrote^'iufocbm.

Les défenses ou broches d'an sanglier.

L&B arêtes des poissons.

r^« A. i d'une baleine.

*^ *'* f d'une sèche.

d'un cheval, d'un bœuf, d'un veau, d'un cerf.

Lepted { d'un chameau, d'un éléphant, d'un mouton, d'un cochon, d'une chèvre.

Il se dit généralement de tous les animaux chez lesquels cette partie est de corne.

Buffon a dit aussi :

/ d'un écureuil. Le pied \ d'une grenouille.

' d'un crapaud.

On dit selon l'Académie :

d'un chien, d'un chat, d'un lièvre, d'un lapin.

La pa^^e ^ d'un loup. *

d'un lion. *

d'un ours, d'un singe, d'un rat

On lit dans BuiFon :

La tiattP \ ^'^^^ grenouille.

Li patte j. d'un crapaud.

Anoblir, ennoblir.

Anoblir signifie Donner un titre et des droits de noblesse :

// n'y a que le roi qui puisse anoblir. (Académie.)

On a beau anoblir un homme vil, il reste toujours vit. (Laveaux.)

L'Amérique n'a pu anoblir certaines familles en les déclarant sénatoriaki* ^ laisser les autres dans V obscurité plébéienne. (Ghamfort.)

U veut vers la grandeur élever son essor, f

Et d'un titre prétend anoblir sa roture. (Vigée.)

Ennoblir signifie Donner de l'éclat, du lustre , de rélévation, e* se dit des personnes et des choses :

La levée d'un siège, une retraite, Vont plus bnnobli que ses triomphes.

(La Bruyère.)

Les sciences et les beaua>-arts ÈNiioiLifisàiiT «ne langue. (Académie.)

<nfflaiVATIONS COUPLÉMEmrAIHES. 341

Vetprit Mm et ninoBLiT le ccsur, (Massillon.)

II foui déereker des tours qui ennoblissent les idées^ (Voltaire.)

Un mot ne change pas ordinairement de forme en changeant acception, et la différence de sens n'influe pas sur Torthographe; nsi, Ton a d'abord .écrit ennoblir dans les deux cas, et ce n'est que maeaap plus tard que la différence d'orthographe s'est établie, tt suite du besoin de marquer plus nettement la distinction entre es deux mots.

Août.

Le président de Bellièvre disait qu*il croyait entendre des chats niauler toutes les fois que les procureurs disaient à l'audience la mi^ H)^. Il était impossible d'attacher plus de ridicule à cette étrange prononciation, et cependant on ne s'en est pas encore corrigé.

En vain Boileau l'a rectifiée en faisant d'une seule syllabe août ians ces vers :

Je consens de bon cœur, pour punir ma folie,

Que tous les vins, pour moi, deviennent vins de Brie,

Qu*à Paris le gibier manque tous les hiyers,

Et qu'à peine au mois d'août Ton mange des pois yerts.

«i s'obstine toujours à dire a-^t. Cette erreur, contre laquelle pi meilleures raisons semblent échouer, tient à ce que ce mot préjiite à Vœil un a, qui cependant doit être nul dans la prononciak)o, comme il l'est dans celle des mots taon^ Saône. Wailly voulait que l'on écrivît oût^ au lieu d'août^ ainsi que la c^taine Ta fait dans sa fable de la Cigale et la Fourmi :

Je vous palrai, lui dit-elle, Ayant Voût, foi d'animal, Intérêt et principal.

k dans celle de le Laboureur et ses Enfants :

Remuez yotre champ dès qu*on aura fait Voût^

Ibis Tusage n'a pas sanctionné cette suppression.

Aphorisme, axiome.

V aphorisme est une définition synthétique; Y axiome est une «inière vérité, un principe. L'aphorisme est la formule trouvée KT lé savant pour constituer un enseignement doctrinal; Vaxiome igendre lui-même la science, laquelle n'est que le développement ïs vérités qu'il renferme. Aphorisme exprime quelque chose de mcret; axiome^ quelque chose d'abstrait; on dit un aphorisme de risprudence, les aphorismes d'Hippocrate ; un axiome de géoméie, de philosophie, etc. (V. Proverbes.)

34s GRAlOiàlW OÉMÉIULI Wi IIWWWQPC.

Appti9, utlnits, ctuiffâêê.

Appoê^ en escprimant, oomme les deax niMi, un ^genttê d'ivé* ment, marqué quelque diose de positif; uttfviUy qaAqam «hiss il moral ; charmes^ quelque chose de roerveinem. 6tt goMlliit qppn» on oède aux attraitsy on esl subjugué par les ckm mm ' tiennent essentiellement aux formes ; les attraits réstilliat semble d'agréments qui n'a rien de bien visible; les charmes^ delà nature môme de Tobjet. On dit : les appas de la volupté, des richesses ', les attraits du plaisir et de la vertu ^ les charmés du poavoh* et dé là grandeur.

Applaudir,

Avec un complément direct, ce verbe signifie Ëattre des mains ea signe d'approbation, et par extension Approuver hautement :

On A APPLAUDI à /'«htfailr. Oh a èmoMmp aiviavm $<mm<miêt Le public dédaigneux htdt ufl VSdn artttICS \

Il siffle la eot^uette, n ûpplauâit I*actrf ce. (Dorât.)

tfê VOUÉ AWAAVNS btamotmp de vCUs êtf» eonduit ainsû (AosdédiîSb)

Tmtt k mondé 9(mèut tHtir Franklin et A^puroim l^tmtmt dé imé i$éKÈL d'auM-ê. (Mignet) W

Tout le peuple à grandi crig applaudit son courais» (G» DsisTlgrt>y

Avec un complément indirect, il a le sens de Miciter, âppomtnr :

Tout le monde lui applaudissait. Chacun applaudissait k son sentiment.

(académie.)

Quand un homme est dans la faveur, tout le monde UJi àmUMSir. (La même.)

J'offenserais mal à propos tout Parié, êijeVanouêais d'avoir j?u 4W%Anntt ÀW* iottise, (Molière.)

Quel fléau pour les grandi qui tés hommes rtéspout Apjplaudir à leurs passioM*

fMwsiflfiiai

Son nom était dans toutes les bouches ; chacun applaudissait à sa nais8ante0^ bition, (Mérimée.}

Apprenti. .^

Ce mot ft eu trais fbroMS au féminin : apprentive^ QffrmUè^ apprmUiêêi.

La première était réguliàr^aaeDt formée du masoulki ap ptmtt f^ ai^owd'hiB inusité^ ei BoileaiA avait écrit d'abord s

Dé fivKs et (f éerha, txmrgeoi» admlratdtif , Vais-je épouser ici quel^uvifiprciiilM anuurt

MfiBRTATioiis GcnmÉiœifMlKni. 3M

Hrii qfUilid l'usage d'écrii^ apprenti M fflascttiht s'est étfllili, il BU est résulté un changement pour le féminin, qui est devenu opprmUiey par suite de la règle générale de la formationdu féminin ; idcNS BoUeau a changé son second fëfè éfh doliilalit i Son féttihitù la M«vell0]

TWiie épouser ici quelque apprentie auteur t

Qoaiit à apprentisscy que quelques gftnmlairiens ont défendu, il a éié abandonné à la province.

Apfêi.

âpfèê^ formé des deux mots a estprèê^ est èssedtielkmiênt une pn^ position ; il ne devrait jamais s'employer sans complément ; tottltai* fois l'usage a établi qu'on peut l'employer seul, par ellipse ou terme (xmiplémentaire :

Tmver8e% ce salon, vous trouvere% Vantichambre, et après Vescalier,

C*ëtt-à-dffe, après Vantichambre voiis trouverez l'escialier.

te uns attendent les emplois, les autres courent après. (AeHéémié^)

C'est-à-dire, après les emplois.

téA exemples suivants présentent ta iûètnë (k)Asti1iétiôll etl^ 8:

Eh ! mon ami, tire-moi du danger ; Tu feras après ta hftrflDgtta. \i0 Fontaine.)

D'abord, sois citoyen ; tu seras fils qi)rès. (G. Delavigne.)

0ht êêhvrer ma mère! la vengea f la consoler t Quét bonheur! je penêtrtU à ^«NMir AfRÈs! (V. Hugo.)

Ainsi donc, aujourd'hui, demainf après encore,

9 faùdrS yôir, sans toi, naître et mouiir l'aurbré;

Sade UAi sans ton sourira et taâ regaitt joyêu» ( ( te iBêÊ^)

liais cette phrase de Beaumarchais nous paraît incorrecte :

&smsm àê nous est ce qu'il naquit, et devieM AfnM M ([ufil pêUif

tftëà<fh Cftifon né voit pas quel tctme pévLi être édipsé ; l'atitétif dé- ^tài dire : Et devient ensuite ce qu'il peut.

0"' Apum, ipurêf.

Afmr Agffifléf Mae rétaiiiéri, l'â^fi^etit d'tlh tmpili\ ifhx tll ferilli» de fiiidiicesf f

Le compte de cette administration a été rendu, et on travaiile à Tapurbr.

(AiMMoMI

344 GRAMMAIRE GÉNÉRALE ET mSTORigCIE.

Ce comptable aura bien de la peine à faire apdrbr ses comptes. (La même.)

Épurer signifie Rendre plus pur :

Vor s'ÉPDRB dans le creuset, (Académie.)

// faut beaucoup d'années pour épurer la langue et former le goût. (Yoltairo.)

On étouffe de grandes passions, rarement on /e«ÉPURB. (J.-J. RouQieaa,)

Aqnatile, aquatique.

Ces mots appliqués aux plantes indiquent deux états très-<fiSé> rents ; une plante aquatile est celle qui naît, se développe au-dessous de l'eau, et ne se montre qu'accidentellement à la surface; une plante aquatique est celle qui peut vivre dans Teau ou sous Veàïïy mais qui, hors de l'eau, peut néanmoins se développer et vivre.

Arrhes, denier à Dieu,

Ces deux mots ne signifient pas tout à fait la même chose. Arrhes se dit de l'argent qu'une personne donne au vendeur pour assurance de l'exécution d'un marché, et qu'elle perd si le marché n'a pas liai par sa faute.

Le denier à Dieu ne s'impute pas sur le prix, et c'est en cela qfk% diffère des arrhes.

Artisan, ou/vrier.

Dans Tordre des travailleurs auxquels ces deux mots s'appliquent^ ouvrier est le genre, artisan est l'espèce. Ouvrier convient à tous ceux qui se livrent à des travaux manuels; artisan ne se dit proprement que de ceux qui exercent des arts mécaniques, et, par extension, de tous les gens de métier. Un moissonneur, un foi^eron, un charretier, un tisserand, sont des ouvriers au même titre, piûsqu'ils sont gens de travail; on n'appellera proprement artisans (p^ le tisserand et le forgeron, parce qu'ils exercent un métier, un art qui exige certain apprentissage.

Assez , suffisamment.

On dit assez^ pour Ce qui suflSt à un désir ; suffisamment y pourC^ qui suflSt à un besoin : Ten ai assez, si je ne veux rien de plus;/^ ai SUFFISAMMENT, si j'ai tout ce que je peux employer.

Va/me n'en a jamais assez; 2e prodigue n'en a jamais suffisamment.

OBSERVATiœfS COMPLÉMEM'ÀIHES. 345

AsseZy qui exprime par lui-même mie quantité plus grande que ^^ffisammentj est tout voisin du superflu, et le suppose même quel- ^piefois à un certain degré ; suffisamment^ au contraire, reste si près delà juste mesure, qu'il semble appeler une addition, quelque chose de oomplémentaire.

Assurer.

AsswreTj dans le sens de Donner pour sûr, certifier, afSrmer, mt un complément Indirect de personne :

Il uom ASBUBA que la chose était vraie. (Académie.)

Il AflBumB À fous ses amis que le succès de cette entreprise dépend des démarches fÊÊWirns fereu. (Domergue.)

Tu feux LDI ASSURER quc s'il m'accorde Marianne, il me verra toujours le plus de tous les hommes, ( Molière.)

Dans le sens de Engager à croire comme véritable, rendre certain, Ifeat un complément direct de personne :

de mon dévouement. Cela est-il vrai? Oui Je vous en assure.

(Académie.)

Son beau^ère /'assura de la protection de ce prince. (Bossnet.)

JêhA ^ui ASSURE le plus un bienfaiteur de sa reconnaissance, n'est pas toujours Ifbif reconnaissant. ( Domergue.)

Qui de nous des clartés de la voûte aznrée Doit Jouir le dernier? Est-il aucun moment Qui nous puisse assurer d*un second seulement. (La Fontaine.)

Attache, attachement.

Vattache est proprement un lien; Y attachement est une liaison» La nécessité, Thabitude, forment les attaches; le devoir, Taffection, fafment les attachements. Quand tous les deux s'emploient pour désigner une liaison amoureuse, attache dit quelque chose de plus teii^. On est esclave de la femme pour laquelle on a de Vat- Utche; on est seulement dévoué à celle pour qui on a de Vatta^

Atteindre.

Ce verbe veut la préposition à lorsque le sens éveille une idée ^'obstacle, d'impossibilité :

Vous ne pourra pas, sans une échelle, atteindre au dernier rayon de cette 6i- ^Uothique. (Académie.)

346 GRAnUlRB GÉAtlUI»E St ■l0IMi||UlL.

11 veut encore la préposition à dât» le sens ûê Purteillr :

Un mortel ne peut atteindrc à la divinité,

n vaut mieux exceller dans le médiocre que de s'égaté^ en voûtant ÀTRiiiâSIi grand et au sublime» ( La Bruyère.)

Ily a bien des gens qui voient le vrai et qui ne peuvent T AffttfWAI. (Mflfl.)

La perfectibilité individuelle est l'instrument donné à Vhomnte pour kmavtt AUX. dernières limites de son développement ifUtllectuel et moral, (Portalis.)

Dans toutes les autres acceptions, il s'emploie sans préposition, eiii parlant) soit des personnes, soit des cho^es^:

Le pays qui rendra tous les autres tributaires est celui qui proclamera la libffU commerciale ; la France peut attiinbab cê but bion mietm pse VAngkêerfi

(H. de Balzac)

Le devoir est la loi de vie. la toi seton laquelle la àriaturê issÊBUi§Mée m lot* serve, se développe, atteint sa fin, (Lamennais.)

Son péré atteignit l'âge de quatre-vingt^ix ans* (àragd.)

Attention (Faute d'J»

Cette expression s'emploie toujours comme locution adverbiale, et signifie Par défaut ou par manque d^attentîon :

Faute D^ATTENTioUf U « fait «n mnir^^mê.

Si îe mot fàtitê è^t dëtêtihiflë et figot^ ââi!$ lâ KHtipôsftîôB MilMl

synonyme d'erreur^ il ne peut logiquement avoir pour complémfltt attention^ mais inattention; ôàr ôâ i^é peAi àdniettré dés Mites résultant de V attention^ mais bieii du mattqœ d'AMAtton #u de Vinat'

tention :

Les esprits légers font soutint iês fkVfnê D^AAtnMIION.

Ainsi Ton doit dire une faute dHnat tention^ comme on dit une «fretif d'inattenttori .*

Il est moralement impossible qu^il ne se soit pas glissé tiNi eraeur D^BîATTsiniM dans det ouvrage, (Voltâli<&.)

Àum.

En voici bien d'une autre ou d'un autre^ ces deux locutioH 90 également admises par T Académie ; mais la première a pour elle utt plus grand nombre d'autorités, t(l Ml mots qu'on supplée le plus facilement sont affaire , aventure^ tous les deux féminins aujoa^ d'btiii

Bon, dit Glimène, en voici bien d'une aUffêi

Ma chère sœur, quelle idée est la vôtre 1 (Voltaire.)

On peut très-bien s'expliquer l'emploi du mftiMiUii dai*

OMniTATIOllB OOMFLtlIBNTAIll». 31^

lise {Ntr l6 gtfnre primitiyèiiMDt BUriburf h mffatre; «e ttiôt, en t, comme toutes les expressions substantives formées d'an infir, était masculin.

Avant'hUf.

MUf Ml de deux s^^Isbes :

JTt-er, dit-on, de vous on paria chez le roL ( Boileau.)

Mais hi-er il m*abordé, et me tendant la ma!fi :

Ah ! Monfiienr, me dit-il, Je vous attends demaiû. ( Le fnème.)

àins dans son composé avant'-hier^ il n'est que d'une syllabe :

Le brait court qu^avant-^kf On WM BOMAssina. ( Boileau.) Madame eut avant-hier la fièvre Jusqu'au soir. (Molière.)

• • . AvûfiUhlêi' î1 vint, et Je fus transportée

Ùe Ion séduisant entretien \

ffi-er il m'a beaucoup ûtMim^

A présent il ne me dit rien. (Voltaire.)

Aveugle (k l\ en).

t aveugle^ indique un défaut de lumière, un acte fait à réioiu^ feOement, au basard \ en aveugle^ indique un défaut de dromp |2iMli un acte fait imprudemment et d'une façon iiréflëohio} [Ton agit à l'aveugle^ par légèreté, et l^on agit m^ avâuglê^ par pe et par passion :

plupart des jeunes gens qui entrent é&IH të fnon^ (^ûiikfêtKt leUfê (HftH A II6LB. (Beauzée.)

and on a trouvé moyen de prendre la ntultUudê par Vappât de la liberté,

UUVK AVEUGLE. (BoSSUet.)

Puisque après tant d*efforts ma résistance est vaine^

te me lirte en aveugle àti tninspoit qui m'entraîm. (Rftefltd.)

• . . é . « Qttdiie âfdeuf Inquiète

Fictti vo» annemis m aomgle vous Jetta 1 (La iB^ilt. )

^Académie n'établit aucune distincttôn entré cê& deux e&préâ-

Avoisiner.

looique vieux, ce verbe est encore fréquemment usité sous la le transitive ;

tprotfinees qui AVOisiNENt la Praneé, (Acadétufe.)

tfif les États qui avoisimmt le pJM Zéf itt^riiuêêt U n'y apa$ un blanc qui tro' s. (A. de TocqvtniMb)

On l'employait anciennement sous la forme pronominale :

Pour s'apprivoiser à la mort^ il n'y a qu'à s'en avoisiner. (Montaigne.]

Cette forme est aujourd'hui tout à fait inusitée.

Avoisiner^ employé transitivement, appartient au style poétique.

Voisiner y son primitif, est hors d'usage; aucun des écrivainsda siècle de Louis XIV ne s'en est servi, et on ne le trouve que dam hs poètes antérieurs au dix-septième siècle :

Là, rorgueillenx sapin qui sert à lacigoigne

De séjour élevé pour voisiner les dieux. (Du Perron.)

Les pins et les sapins y voisinent les deux. ( Ronsard.)

Baigner (Se).

Dans quelques provinces on dit : Je vais raigner, ils sont àUi$ BAIGNER, et dans l'opinion de certaines personnes de la localité, œi formes sont des délicatesses de langage ; c'est là qu'on dit aussi : iflons promener; Ils mouchent souvent^ et Ton croit par la suppression du pronom personnel rendre ces phrases plus élégantes. 1 faut détruire une pareille erreur, et bien établir une règle sans excep*^ tion. En principe, aucun verbe transitif ne peut ni ne doit s'esh ployer d'une manière absolue, quand le sens est réfléchi ; ainsi m jeune homme dit : Je vais me marier, et non Je vais marier; et ToD doit dire de même : Je vais me baigner; Allons nous VKOUESXSat^B SE MOUCHE souvent.

L'emploi du pronom personnel est ici de rigueur comme dans toutes les constructions analogues.

Balbutier, bégayer, bredouiller.

Balbutier^ c'est laisser tomber ses paroles en afiaiblissant les articulations; bégayer^ c'est parler sans suite, en coupant et en remâchant les syllabes et les mots ; bredouiller^ c'est précipiter te paroles et les syllabes les unes sur les autres, de manière à les con* fondre toutes dans un mélange équivoque. L'âge, en émoussantl^ organes, fait balbutier; la suffocation fait bégayer; l'ivresse fait br^ douiller.

Baller.

Baller^ dans le sens de Figurer dans un chœur de danseurs, était anciennement très-usité en prose et en vers :

Mais il te faut bien apprendre

A danser, à haller, à friser tes cheveux. ( Ronsard,)

OBSERVATIONS COlfPLÉMENTAIRES. 349

Car il parie, on Tentend; il sait danser, froHer,

Faire des tours de toute sorte. ( La Fontaine.)

Aujourd'hui il ne s'emploie plus que dans cette phrase : L$ grand chantre ballera au premier psaume» (Académie.)

four exprimer les salutations que fait au chœur le grand chantre, •près s'être avancé d'un pas grave et mesuré semblable à ceux d'une ésiise antique.

Le sens primitif de ce mot se retrouve encore dans l'expression : AUer les brm ballants, c'est-à-dire, en laissant. suivre à ses bras le Biouvement régulier de son corps.

Bailli.

On a écrit d'abord haillif^ et longtemps on a fait sentir l'/'dans k prononciation; plus tard, pour rendre la finale de ce mot plus 40oce, on a prononcé 6aî7//, puis on a supprimé ly dans le mot écrit. nous avons déjà signalé ce changement dans apprenti. Mais le fémi- ^n de bailli n'a pas, comme celui di apprenti., modifié sa première jlhrmef et l'on a continué d'écrire haillive comme nous l'écrivons anoore. Cela tout d'abord peut sembler étrange ; mais cette anomafifipeut facilement s'expliquer : le mot haillie^ terme de coutume ^signifie Juridiction, possession, etc., était depuis longtemps ai iisage ; or, si l'on eût donné à haillive la même forme, on se fût ei|iosé à de très-fréquentes confusions; on l'a compris, et malgré le changement de haillif en hailli on a conservé le féminin boiUive,

Banqueroute, faillite.

La banqueroute est la cessation du commerce par suite d'insolvabilité; la faillite est la chute du commerce par suite d'une suspension de payements. Dans le premier sens, l'insolvabilité est absolue; dans le second, elle n'est que relative. Faire banqueroute^ c'est disparaître du commerce de gré ou de force; faire faillite^ c'est manipep de payer aux échéances fixes et demander du temps. La ban^ qver&ute est toujours répréhensible à quelque degré ; la faillite n'est souvent que malheureuse, et par conséquent innocente.

Banquet, festin, repas.

Le banquet est la réunion à table de personnes qu'animent la ïHême pensée religieuse ou politique, le même esprit de corps; le festm ^st une réunion de gens qui fêtent à table le même saint, la

9fiO GiuMMAn» çMmâjur mr ntiaïuiiiJE.

même solennité, ou un événement dont Tintérét ne dépasse pas le cercle d'une famille. L'un et Tautre ont une cause plus ou moins solennelle qui manque au repas^ grand ou petit. Le repas ne vépond qu'au besoin matériel de réparer ses forces en mangeant; boiq^ et festin répondent au besoin de fraterniser ou de se réjodr e& commun.

Battre, frapper.

Battre exprime la continuité d'actes violents; frapper ne design par lui-même qu'un seul acte, celui de donner un coup, n fhûdnit dire frapper à coups redoublés, pour avoir l'équivalent de haUiin* Battre exprime la violence, sans application à un endroit distinct; frapper implique le choix d'un endroit déterminé. On dit battre qb homme, et le frapper au visage. Frapper n'implique pas lintaiâon, battre la comprend toujours.

un trouve dans Molièrç bec eornu et becq^e eomu :

Que maudit soit le bec cornu de notaire qui nCa f»t signer ma ruine!

Et sans doute 11 faut bien qu'à ce becque eomu Pu trait qu'dle «joué qwque Jour aoit venu,

Becque^ dérivé de l'italien becco^ un bouc, est la forme la pI1ttOQ^ recte; aujourd'hui cependant on écrit toujours bec cornu.

Cette locution familière, qui s'emploie frès-souvent encore isBS la langue comique conune terme de désigr^p&ent, ne se trouve pas dans le Dictionnaire de l'Académie.

Béjaune.

Béjaune^ contraction de beejaune^ signifie Erreur grossièrç :

C'est fert bien fai^ d'çpprpidrei à Wtvf mx flfeni, ^t de^ leur montrer W^^ usm- (]MoU^re.}

Monsieur, souffr&k %uei jfi hi mmtr^sûn HfÈJkimi et le titre d! erreur.

( Le même.]

Les jeunes oiseaux oat le \m fl^nû d'unat^orte de frange jaun^- Ainsi, figurément. Avoir le bec jaune, c'est manquer d'expérience)

être <iup<Q« Molière a écrit ausfii bec jamet^ çmï^tmrnsA k Véi^

Qmii MàtkmHm, je tfoum que ihnekur voue montre voire bec mure. (Molière)

Dans l'origine , les consonnes finales étant muettes lorsqu'elles précédaient une consonne, çn prQDODQBÎt, pour bec^ mer^ fer : béy mé, fé:

t' Académie écrit bec jaune et héjaune^ et donne des exemples de cet deux formes : Montrer à quelqu'un son bec jaune, son béjaijnç ; et Aie ajoute très-justement qu'on prononça toujours béjaune.

Besace, bissac, •

Par destination, la besam evt phw longue que le bissae, La besace api^yrtjbçnt au gueu^s: ou au m^iaut, ou au religieux qui va quêter. hBlnssac appartient au ciimpagnard ou à l'ouvrier, qui y i»yçt ses pnuridonsy se$ bardas, $es outils, etc. Figurcment, bissac marqua la modestie de la condition, la pauvrclé; besace^ la mendicité. I^ ouvriers laborieux portent leur fortune dans leur bissac; beaucoup de gens, autrefois riches, ont été p§r leur inçonduite réduits à la fosoiv.

Bigoffé, ohamarré.

Bigarré indique W a$&(îJriblaj;ip de couleurs qui tranchent et se ]|purt^t, et, par an^lûgid, la réunioa dans up même ou%Tage de nqaace^ et de tons opposés et désagréables ; chamarré éveille l'idée d'une profusion d'ornements mal distribués, d'une masse de cJ)û$e$ ridies qui déplaisent parce qu'elles sont entassées sans goût. .

Chamarrer et bigarrer oqt pour cwr^pdants chamarrure et bigarrure,

jp. Victor HugQ, que chamarrure gênait, san$ doute, pour la ^fm^ a forgé le mot chamarra :

Fût-il tott^ h«r«i|c^é 4*^^rea «t ^ ftigmorru^ Et marquis, et yicomte, et fils des anciens preux.

Blâimr, ^êMunêF, Hf^rimoiniê^.

Blâmer Mprinie un» é^pprobation morale, taeHe ou explicite,

^ &'étpn4 w^ persQunes^ wi^ actipns et même aux inteutions;

censurer est un acte extérieur qui porte le plus ordinairement sur la conduite ; réprimander est également un acte extérieur, mais qui ia^lMirteqiid.tur ]m pavsonntts. On blême w^q ou sans publieité; la publicité est un des caractères essentiels de la censure et de la réprimande^ maifi plus étendue dl^ns la première, plus restreinte dans Hautre.

352 GaAMMAIRE GÉNÉRALE ET HI8T0RI(HIE.

Cacophonie.

La cacophonie (l) est un vice d'élocution qui résulte de la repétition des mêmes lettres et des mêmes syllabes formant un concours de sons désagréable à Toreille.

On signale avec raison dans tous les traités de littérature ce vers de voltaire :

Non, il n*est rien que Nanine n'honore,

dans lequel Taccumulation des syllabes commençant par la consontt : n produit le plus déplorable effet.

Boileau, pour montrer le ridicule du style de Chapelain, Ta imité dans ces vers :

Maudit soit Tauteur dur dont Tàpre et rude yervo^ Son cerveau tenaillant, rima malgré Minerve;

qui sont loin de briller par l'harmonie.

Voici des vers que nous empruntons à un poète contemporain:

Je préfère, à la scène,

L^ vers creux et bruyants de feu monsieur Soumet Aux durs vers qu'à Cromwell en la bouche Hugo met»

Nous ne croyons pas qu'on puisse aller plus loin en fait de cacophonie.

Campagne (A la, en).

Accompagné de l'article , campagne est pris dans son acception propre ; aller à la campagne^ c'est aller aux champs, se rendre dan^ une maison située dans la campagne^ hors de la ville :

Je veux passer ma vie À la campagne. (Montesquieu.)

// est une foule de gens qui vont par ton s* ennuyer À la campagne. (Voltaire.)

Un fou rempli d'erreurs que le trouble accompagne

Est malade à la ville ainsi qu*à la campagne. (BoUeau.)

Précédé de la préposition en, il se prend pour exprimer qu^on ^ en mouvement et en course pour affaires :

Les troupes sont en campagne; il s* est mis en campagne; mettre 9et amit^ CAMPAGNE. (Académie.)

J*ai donné Tordre en bas qu'on se mette en campagne

Pour préparer le rhum, le rack et le Champagne. (C. Ddavigne*)

(1) Kotxoç, mauvais, ^etiviQ, voix, son; grec

Quelques écrivains ont écrilaller en campagne dans le sens d'Aller ^^ champs, et pour aller à la campagne :

Jeannin la menait en campagne.

Dans une maison de cocagne. (Bassy-Rabutin.)

Cette construction n'est pas française ; et après en avoir longtemps <Ansé, les bourgeois de Paris ont cessé eux-mêmes de s'en servir.

Capable, susceptible.

Capable de signifie Qui a Taptitude, la puissance, les qualités refpases pour :

// est CAPABLE de grandes choses. (Académie.)

Où trouver un sujet plus fidèle et plus capable de cet emploi? (Fléchicr.)

Quel homme parut d'abord plus capable des grandes affaires? (Bossuel.)

Dans le sens moral, il s'emploie en bonne et en mauvaise part :

H y a peu de gens au monde capables de ces excès. (Pascal.)

De quoi n*cst pas capable une amante insensée ? (Plron.)

Susceptible de^ en parlant des personnes et des choses, signifie îoi peut subir certaines modifications :

L'homme est susceptible du bien et du mal, La matière est susceptible de toutes Wle$ de formes, (Académie.)

il n'y a que les plantes qui viennent dans les lieux qui leur ont été particulière^ mnt assignés par la nature, qui y acquièrent toute la perfection dont elles sont tOKEPTiBLSS. (Bernardin de Saint-Pierre.)

De la foi d'un chrétien les mystères terribles D'ornements égayés ne sont pas susceptibles, (Boileau.)

Les meilleurs écrivains du dix-septième siècle ont employé sus- ^tible YiOUY capable^ dans Tacception que nous avons indiquée plus haut:

Les grands sont d'autant plus susceptibles de préjugés qu'ils aiment moins la ptine de l'examen et l'embarras de la défiance. ( Massillon.)

Je parle d^ une sages se qui vient d*en haut, qui est sage, modeste, susceptible db teftien. (Fléchier.)

Louons sans crainte M. de Turenne, en un temps où nous ne pouvons être sesi^PTiBLES DE flatterie, ni lui susceptible de vanité. ( Le même.)

Avec un rapport de personnes, cet adjectif est, dans ce sens, ^Pès-peu usité aujourd'hui, et nous nous étonnons de trouver dans ^Académie susceptible n'amowr, de haine.

Pris absolument, capable^ en parlant des personnes, signifie In- ^Uigent, habile ; et susceptible^ Qui s'offense aisément :

MUanchthon, leplus capable des disciples de Luther. (Bossuet.)

H. ss

954 GRASOIAIRE GÉNÉRALB ET HISTORIQUE.

Lajalotuie éloigne letmjets capables. (Massillon.)

Vous savez à quel point Oreste est susceptible. ( Palissot]

Casuel.

Par suite d'une fausse idée de dérivation, quelques personnes enh ploient casuel pour fragile,

Casuel signifie Fortuit, accidentel, qui peut arriver ou ne pas or* river, et non Qui peut être brisé :

Je ne sais si cet homme vous tiendra ce qu*il vous a promis, cela est fort cambu

On voit souvent écrit en grosses lettres sur des caisses confiées an roulage ce mot casuel; dans la langue du consignataire ce mot si* gnifie fragile.

Cause.

Employé comme attribut et précédé du verbe étre^ ce mot est toujours invariable :

Les affaires qui me sont survenues sont cause que je n*aipu aller vous voir,

(Académie.) Les hommes sont cause que les femmes ne s'aiment pas. ( La Bruyère.)

Tu crois que les arts amollissent les peuples, et par là sont cause de lachuteitt empires, (Montesquieu.)

Précédé de l'article, il s'emploie encore au singulier dans cette construction :

Ses folles dépenses son^ la cause de nos malheurs.

Ce serait mal s'exprimer que de dire sont les causes; dans ces locutions, être cause ^ être la cause^ le mot catise^ qui détermine le fifiis dé l'expression verbale, doit toujours être au singulier.

Cent.

Ce mot signifie proprement Dix fois dix ; mais très-souvent il «st employé pour exprimer indéterminément un grand nombre :

Je vous Tai dit eent fois, quand vous étiez petit :

Les envieux mourront, mais non jamais Fenvie. (Molière.)

• Sa robe étoit d*azur où cent fameuses villes Eslevoient leurs clochers sur des plaines fertiles Que Neptune arrosait de cent fleuves épars. ( Régnier.)

Pour lui donner plus de force, bien souvent on le répète :

J*ai pris cent et Cent fois la lanterne en la main,

Cherchant en plein midiv, jparmy le genre humain,

Un hottioliè qioilfust hotnme et de fidct et de mine. { Régdier.)

OBSERVATIONS COMPLÉMENTÀlltES. Mt

Centm, centurie.

Ces deux termes n'ont pas la même étymdogie; le premier ^eDtdu latin cento, vêtement rapiécé, et le second de centum^ qui %iifie cent; appliqué à des ouvrages de poésie, centon désigne des pièoes composées de vers empruntés à tel ou tel poète ; centurie se dit, au contraire, de livres divisés en cent parties ou chapitres , 6( des moralités rimées en quatrains ou en sixains rangés par groupes

décent.

Changer.

Dans le sens de remplacer une chose par une autre, ce yesbe veut ime des prépositions ixmr, contre:

U à CBAiiGi sa vieille vaiuélle podb de la neuve.

B à CHAii6£ ses tableaux contre des meubles, (Académie.)

Dans Tacception de Convertir, changer la nature d'une chose, il rigit la préposition en :

A se vantait de changer tous les métaux en or* (kHa CHANGE mes soupçons en certitude. (Académie.)

Changer^ suivi de la préposition à, est condamné aujourd'hui :

Peut-être avant la ntxft llieiiretuse Bérénice

Change le nom de reine au nom d'impératrice. (Racine.)

Cette construction cependant était alors usitée même en prose :

Ujn'étextedelaréformationdeVÉtatétaitCMàavkkunéêêsemfùrtHédepe^ ' earOnal, (La Rochefoucauld.)

't nous disons encore :

Ikms U sacrement de Veuckaristie, le pain est changé ad corps de Notre^Sei'

Châtain.

Cet adjectif n'a pas de forme au féminin ; TÂcadéniie n'admet 12e le masculin, et dit qu'il n'est guère usité que dans ces locu* <m : Poil CHATAIN, cheveux châtains.

* Hoos ne nous rendons pas compte du motif qui a interdit l'eml<â du fàminin châtaine^ forme tout aussi régulière et tout aussi wnùBieuge que certaine^ hoMixikte^ Icintaim^ vnétropaliiakie^ etc.

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