II
18 GRJUtfMAIRE GÉNÉRALE ET HISTORIQUE.
Croyez-moi, les Romains, que j*ai trop su connaître,
Méritent peu, mon fils, qu on veuille être leur maître. (ComeHle.)
Valliance que Judas avait envoyé demander fut accordée. (Bossuct.)
Asservie à des lois que J*ai su respecter,
C'est déjà trop pour moi que de vous écouter. ( Racine.)
Dans ces exemples, l'infinitif est encore le complément du participe.
2® Il est variable^ lorsqu'il a pour complément direct le pronom qui le précède :
Peut-être devomt-nous regretter ces temps d'une heureuse ignorance, où nos aïeux vivaient pauvres et vertueux, et mouraient dans le cfiamp qui les avait yv» naître. (Thomas.)
Mazaêl, tu m'as vue avec inquiétude
Traîner do mon destin la triste solitude. (Voltaire.)
Dans ces deux exemples, le participe a pour complément direct le pronom qui le précède, et c'est avec lui qu'il s'accorde; Tinfinitif e^t employé pour le participe présent ; on devait dire grammaticalement : qui les avait vus naissant; tu m* as vue traînant.
L'accord a encore lieu lorsqu'il y a deux compléments énoncés précédemment, dont l'un dépend du participe et l'autre de Tinfmitif :
La plante mise en liberté garde Vinclinaison Qv*on L'a forgée à prendre.
Dans cette phrase, que^ représentant inclinaison^ est complément de prendre^ et /' pour /a, représentant plante^ est complément de a forcée.
C'est donc à tort que Delille a fait dire à Didon :
Dans ces vaisseaux ingrats qu'ils m'ont vu secourir Les ingrats voudraient-ils m'accorder une place ?
C'est vue qu'il faut écrire.
Participe passé tuivi d'un infinîUf régi par une préposition»