‹ Grammaire générale et historique de la langue françaiseChapitre 2 sur 153 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

OD PABTICIPE PASSÉ.

Obierratîons prélîminaîres.

Depuis Ramus jusqu'à Lemare, les grammairiens ont longuement disserte sur Torthographe du participe passé des verbes transitifs et pronominaux, joint à un auxiliaire précédé d'un complément direct.

Au seizième siècle, Rabelais écrivait presque toujours invariable le participe passé précédé de son complément :

Galantement s'exerceans le corps comme Us avoient les âmes auparavant exercé.

// desgoine son épée , et à grands coups chargea sur les plus huppés , sans que ul ne lui résistast, pensants que ce fust un diable affamé, tant par lesmerveiUeux voltigements qu'il avait faigt, que par les propos qu^'il avoit tenu. (Gargantua.)

Amyot comprit que le complément direct placé avant le participe devait exercer sur lui une certaine influence, et que le genre et le nombre du premier, en passant au second, exprimerait plus nettement le rapport logique de ces deux termes :

// seroit malaisé que chacun pust représenter les choses mêmes QD*t7 auroU EUES dans sa part de butin, (Vie de Camille.)

Je le trouuay abandonné de père et de tr ère, et allaicté par une de mes chèvres, LAQUELLE j'at EjiTERRÉB dedans le verger après qu'elle a esté morte de sa mort naiurelle, Voyant aimée potir^ce qu'elle oûoit faict œuvre de mère envers cest enfant,

(DaphnisetChloé.)

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