J'AI
^tiGNÉ ceci tout le jour. (Molière.)
(se), v. pr. Se faire signe du coin de Tœil :
Ils r%
•f^'^nrent heure sur le poinct qu'il feroit quelque sacrifice, et se meslants
fg "f ^« multitude, c^mme ils guignoyent l'un l'autre, que l'occasion esloit propre ,. ^esongne, voicy un tiers qui, d'un grand coup d'espée, en assené l'un par la ^* lerue mort par terre. (Montaigne.)
^^TRER, V. tr. Obtenir; du latin impétrare :
Pay qu'on voye en ces vers, d'une riche façon.
Briller l'auguste feu que tu vis au buisson ;
Impètres-en du moins quelque vive étincelle. ( Saint-Amant.)
^ dit en terme de droit :
"^ï^er des lettres du prince. Impétrer un bénéfice. (Académie.)
Minuter, t*. tr. Projeter tacitement, préparer soumoisementi
(Tètement :
Jo le remerciais doucement de la teste.
Minutant à tous coups quelque retraite homneste. ( Régoiv*)
// MINUTE son départ. Il y a longtemps qu*il minctait de faire ee fu'U à fi
(Académie.
Montrer, v. intr. Donner des leçons :
Outre le maître d'armes qui me montre, fat arrêté encore un nudire Sophie. (Molière.)
Son maître tous les jours vient pourtant lui montrer, (Regnard.
Il se dit aujourd'hui dans le sens d'Enseigner, et prend ton un nom de chose pour complément direct : Montrer une km Montrer le latin,
MoRGUER, V, tr. Braver insolemment :
Et de son large dos morguant les spectateurs. (Molière.)
.... Tous ces vaillants, de leur valeur guerrière, Monjuent la destinée et gourmandent la mort. ( Régnier.)
Nier, v, tr. Dénier, refuser :
Et je n*ai pu nier au destin qui le tue
Quelques moments secrets d'une si chère vue. ( Molière.)
Obliger, v, tr. Absolu, lier; du latin obligare :
Mes plus ardents respects n'ont pu vous obliger ;
Vous avez voulu rompre : il n'y faut plus songer. (Molière.)
Proverbialement : Noblesse oblige.
Pâmer, v, intr. Se pâmer :
Madame,
D'où vous pourroit venir... Ah ! bons dieux ! elle pâme/ (Molièi
On n'en peut plus. — On pâme, — On se meurt de plaisir. ( Le b
Sire, on pâme de joie ainsi que de tristesse. (Corneille.)
Quitter, v, tr. Abandonner, céder :
. . . L'amour en tout son empire,
Au jugement des beaux esprits.
N'a rien qui ne quitte le prix
A celle pour qui je soupire. (Malherbe.)
Quitter tous ses droits. Quitter sa place à quelqu'un. Il n'en quitterait place à un autre, (Académie.)
Rebéqubr, v. intr. Répliquer; répondre vivement, avec aigi
ils demandent ou de nous subjuguer et rendre esclaves^ s'Us peuvent ; ou t peuvent t pour le moins nous affoiblir et mettre si bas que jamais ou de loni nous ne puissions nous relever et rebequer contre eux, ( P. Pithou.)
Il ne s'emploie plus que sous la forme pronominale :
il i'al BEBÉQUÉ tonire son précepteur, (Académie.)
Beiémorsr, V, tr. Se rappeler, se souvenir :
A ceuîx4à est une grande félicité de remémorer les faicts glorieux de leurs pa- «n/«. (Amyot)
Aujourd'hui, dans le sens transitif, il signifie Remettre en nié- [ Boire, et il n'a le sens qui précède que sous la forme réfléchie :
hvttisffous REMÉMORER tout cc qui se passa dans celte bataille. (Académie.) h vaii tâdier de me remémorer ce que vous dites. ( La môme.)
Kbsbmbleb, V, intr, 11 s'employait transitivement :
hivuen mon temps vent laboureurs, cent artisans, plus lieureux que les rec^ ^de l'Université, et lesquels j' aimerais mieux ressembler. (Montaigne.)
J^ ont vu les meilleurs habitants et les soldats marcher par la ville, appuyei '*n bâton, pasles et faibles, plus blancs et plus ternis qu'images de pierre, rbs- KVBUNTs plus DBS FANTÔMES quc DBS HOMMES. (Pierre Pithoo.)
Sabouler, V, tr. Fouler aux pieds :
Utiers qui avoit esté attrapé^ le peuple pousse et saboule au travers la presse (1).
( Montaigne.)
Aujourd'hui, Tourmenter, houspiller; réprimander :
Comme vous le saboulez ! // a été d'importance sabodlé par son père.
(Académie.)
^^ appartient au langage du peuple.
^OïiciEK, V. intr. Causer du souci :
Non, Lucile, jamais vous ne m* avez aimé.
— Et je croîs que cela faiblement vous soucie. ( Molière. )
Penses-tu que ton titre de roi
Me fasse peur ni me soucie ? (La Fontaine.)
^Q ne dit plus que Se sottcier^ s*inquiéter, se mettre en peine, P^'^ndre intérêt à quelque chose.
VZX. Adverbe»! prépotitioniy eonjonctîoni et inleijeoUoni.
^ cbbf, toc, adv. A la fin :
Contre le tronc sonne mainte cognée...
Qui mainte plaie et mainte redoublant,
Coup dessus coup contre l'arbre tremblant,
A chef branlé, d'une longue traverse
Le fait tomber tout plat à la renverse. ( E. Pasquier.)
f*> Foule.