I. Solécismes de genre
Seigneur, on ne mange point mon basilic, je Vai mis dans dn pitit ont bien enflé et cocvert d'une peau fine. (Voltaire.)
Outre est du genre féminin.
Les chimistes qui ont travaillé sur la platine Vont regardée comme un ^ nouveau, parfait, propre, particulier et différent de tous les autres métaux.
(Buffoo*)
Platine est aujourd'hui du genre masculin.
On trouve des farineux sucrés dans le bulbe de la patate et de l'igname.
(Bernardin de Saint-Pierre.)
Bulbe est féminin.
Quelques granulations à peine visibles , ou même une seule utriculb m ^PATssE que la pointe de la plus fine aiguille, voilà ce que sont à l'origine les gfi végétaux ou animaux, (A. de Quatrefages.)
Utricule est masculin quoique outre^ dont il est le diminutif, du genre féminin ; mais il se forme plus directement de uter^ i latin du genre masculin .
De temps en temps une bolide traversait le ciel et s'éteignait comme uneh de feu d'artifice. (Th. Gautier.)
Bolide est masculin.
Nous nous plaisions à regarder ces agaçantes femmes du peuple, qui se pi nent le bavolet au vent et le coin de la bouche parfumé de l'odorante petite h de la fleur du cagie. (A. Jal.)
Cassie^ faux acacia, est féminin; son paronyme cassis^ espèc groseillier, est masculin.
Son costume, simple et de fort bon goût^ était asse% semblable à celui dek lâtr esses espagnoles : une pagne ou jupon rayé de noir et de jaune se rattac ses reins. (Ph. Chasles.)
Pagne est du masculin.
Sous les palmiers, Vombre est si intense que le soleil ne la pénètre pus; t chargé d'EFrLuvES vitales circule autour de moi... Je marche à travers des si HAUTS que j'y disparais, ( Maxime du Camp.)
Effluve^ mot emprunté à la science, qui emploie encore tvès' xfmtefflumum^ est masculin ; quant à orge^ il est féminin dans le général, et masculin seulement dans orge mondé ^ orge perlé.
. . . Gédar rentendoit pleuror, mais s&ns la voir. Et des êtcrètes pleurs qu'elle eût dû cacher toutes^ Ses pieds sentaieot parfois ruisseler quelques g;outtcs. [Lamartine.)
^lettrs est aujourd'hui masculin; remploi du féminin est un Kkisme.
Qui n'a fait dans son temps l'école buissonnière ?
Lequel do nous, rûveurs, s'il regarde en arrière,
Ne voit, dans le passé, rayonner à ses yeux
Ses premiers jours perdus, oasis radieux ? ( De BeUoy.)
^ est du genre féminin.
De ses doubles amours toute Rome est instruite.
Lis cette lettre et vois... D'hier elle est écrite. (Soumet.)
i Rome est pris figurément pour le peuple romain, et le poëte lit écrire tout Rome est instruit
IL Solédsmes de nombre.
ris avoir passé une excellente nuit à la belle étoile, sans nous inquiéter de ilr, nous nous étions assis pour d^euner, sur les midi , au pied d'une petite tion tapissée de fleurs, (Ph. Chasles.)
'idi {médius dies) est essentiellement de nombre singulier : sur idi.
I (koses les plus importantes au bonheub et à la sécubité pdbliqobs sont au- 'hui sans accord entre elles, (Dupanloup.)
3 féminin pluriel publiques forme un double solécisme, car il ne se rapporter aux deux termes dont Tun est du genre masculin, 1 dernier seul qui est du nombre singulier.
Chacun de ses filets sont autant de Pactoles. (Delille.)
accord doit se faire avec chacun et non avec son complément el filets; il fallait écrire est ou plutôt construire le vers autre-
Des sons discords que rendent chaque sens, (Lamartine.)
5 solécisme résulte ici d'une erreur ; le poëte a pris, sans doute, •me distributif chaque pour un collectif, et il a cru faire un acsylleptique.
A l'angle d'un buisson, sous un tronc de charmille,
Un jeune montagnard, près d'une jeune fille.
Sur la môme racine étaient assis tous deux. (Lamartine.)
î, il n'y a qu'un sujet simple, du nombre singulier, le verbe ût donc être au singulier, était assis.
Une faute que commettent très-fréquemment la plupart des poètes modernes, c'est de retrancher Vs caractéristique de la seconde personne du singulier des verbes :
Que m'importe quels vœux enchaîneront tes Jours,
Ton travail en ce monde, et le pain dont tu vive.
Et ton chemin, si Dieu permet que je t'y suive ? (Lamartine.)
11 faut dont tu vives.
Maintenant, Glaudiiis, toi qui de tout dispose,
Comme roi du festin, invente quelque chose. (Â. Dumas.)
C'est encore faire un solécisme que de l'ajouter à l'indicatif des verbes de la première conjugaison, ou de la retrancher aux verbes des trois autres :
— Les fêtes de Baia Vont conduite à la cour.
— Elle est dans ce palais. — Qu'elle vienne, va, cour,
(Soumet et Belmontet.)
— Vous savez à quel mot nous nous reconnaissons?
— Oui, maintenant vas donc, vas,,. Ou frappe... attendons.
(E. Legouvé.)
Tu crois qu'on peut dissoudre un tel hymen, tu croi
Que deux êtres, unis par un tel anathëme.
Peuvent chercher l'amour ailleurs que dans eux-môme. ( Le même.]
Les phrases qui suivent pèchent contre la concordance :
Plus souvent desséché par mon affliction.
Je trempe un peu ma lèvre à l'Imitation,