II. De Vattribut
I. L'attribut est simple^ quand il n'exprime qu'une manièn du sujet :
Les âmes faibles ^nt cruelles. ( F. de Neufchàteau.)
DB l'analyse. S37
^l- U est eoff^postf , quand il exprime plusieurs manières d'être du
sujet :
^f^foitm grandeur est farodchb et inaccessible. (La Brujère.)
Ul. Il est incomplexe^ quand il présente par lui-même un sens complet, et qu'il n'a pas de complément :
L'homme est fin, Thoimne est sage.
^ Tous serez homme, et tous serez heureux.
( M** Desbordes-Valmore.)
^V. Il est complexe j quand il ne présente un sens complet qu'avec ^ secours de termes complémentaires :
^ tourire est une mauque — de busnveuxamce, d'appladdissement et de satis-
''«TIOK INTÉRIEORE. (Buflfon.)
^^^otui/ler est un devoir — indispensable — À l'homme social.
(J.-J. Rousseau.)
^ ours est extrêmement friand — du miel que les abeilles font dans lbstboncs
' ''AHBBEs. (Regnard.)
▼. Des eompléiiieiits.
^n donne le nom de complément logique à tous les mots qui ^^îï^'ent à compléter le sens du sujet et de l'attribut.
l« complément est déterminatif^ qîialificatif^ explicatifs adver^ ^^ et circonstanciel.
^' 11 est déterminatifs quand il détermine et restreint l'étendue du ^^'^e auquel il est joint :
^^ sourire est une marque de bienveillakce, d'applaudissement et de satisfac- ^'•intérieure. (Buffon.)
"^ torpille, qui engourdit ce qui l'approche, est Vemblème des ennuyeux.
(Voltaire.)
La poudre de ses pieds nous donna la naissance. (G. Delavigne.)
'^^ imbéciles , dont l'âme est sans action, rêvent comme les autres hommes.
(Buffoq.)
tl. Le complément est qualificatifs quand il exprime une qualité ^ntielle ou accessoire :
n est sur ce rivape une race flétrie.
Une race étrangère au sein de la patrie.
Sans abri protecteur » sans temple hospitalier,
Abominable, impie, horrible au peuple entier, (G. Delavigne.)
Les compléments que renferment ces vers sont des compléments
238 GRAMMAIRE. GÉNÉRAUC BT HISTORIQUE.
qualificatifs essmtieU; car si on les retranchait, il n'y aurait plii : de sens.
Les compléments qtuilificatifs essentiels adhèrent tellement aiL^ termes qu'ils modifient, et s'identifient si intimement avec eux, qiM^ souvent ils s'emploient seuls par ellipse du terme principal ; ains. ^ au lieu de dire :
Vhomme sage est un être heureux ;
Les hommes paresseux et les honunes igsoraiits seront Umjown des homn^^