PAUVRES
on peut dire, en supprimant les deux noms homme et être qui fij rent comme sujet et comme attribut :
Le SAGE est heureux.
Les VARE8SE0X et les iGiioRAifts teront toujours pauvres.
Les compléments qualificatifs accessoires pourraient, au traire, se retrancher sans nuire au sens, attendu qu'ils n'exprin^i^ que des modifications accidentelles ; ainsi, dans ces vers :
Au pied du mont Adule, entre mille roseaux,
Le Rhin, tranquille et fier du progrès de ses eaux.
Appuyé d'une main sur son urne penchante.
Dormait au bruit flatteur de son onde naissante. (Boileau.)
on pourrait, comme nous allons le démontrer, supprimer tous h mots en italique sans que le sens fût altéré.
Au pied du mont Adule, entre mille roseaux.
Le Rhin
Dormait au bruit. ... de son onde.
m. Le complément est explicatifs quand il est formé d'une proposition jointe au sujet ou à l'attribut, sans nécessité pour le sens:
Dieu, QUI UT DANS NOS GCEURS, connoît nos plus secrètes pensées. (MassiUoo*!
... Le public léger, qu'un changement éveille^
Brise en riant l'autel qu'il encensait la veille. (Dorât.)
IV. Le complément est adverbial quand il est représenté soit p^r un adverbe, soit par une locution adverbiale :
Les flots toujours nouveaux d*un peuple adorateur. ( Racine.}
L'amour qui naît subitement est le plus long à guérir. (La Bruyère.)
Ceux qui pensent peu ou qui ne pourraient penser longtemps de sdite ««'■'" même chose n'ont que l'inconstance en partage. (Vauvenargues.)
V. Le complément circonstanciel est le terme qui complète le sens de Tattribut en le modifiant par une idée accessoire,
BE l'aralyms. 239
1* I>B temps :
La terré accomplit son mouvement de rotation en vingt-quatre heures.
r D'âge : FontentiU mourut k QUATiB-vniGT-Da-iiBiiF ahs.
3* De lieu :
On sacrifiait À Carthagb des victimes humaines,
4^ De maniàre :
Cuelquefois le sage, À l'exemple de l'écrevisse, marche À reculons.
b^ De cause :
Cet homme l'emporte sur tous les autres par la retende et par la modération.
6® D'instrument, de uioyen :
Le loup attaque avec ses dents, le taureau avec ses cornes. Nous voifons par ^^8 TBDx, nous entendons ^r les oreilles.
7^ De partie :
Agéiilas boitait d'on fibd. — Hercule prit Lycas far les pieds et le lança dans *« mer.
8® De but, de terme :
On indiqua le premier jour du mois pour l'audience. — Jésus-Christ vécut ^HR enseigner et pour sauver.
9° De matière :
On construit beaucoup de maisons m bois. — Salomon bâtit en cèdre le sano- ^^*aire du Temple,
lO** De distance :
Zyon est situé À quatre cent soixantetSix kilomètres de Paris, — La ville de ^^ma était À cinq journées de Carthage,
11® De prix :
Pline pouvait vendre ses Commentaires quatre cent mille écus.
1 2® De mesure :
-La giroflée est haute d'un pied environ. — L'embouchure de VAma%one est large ^ soixante liedes.
Comme on le voit par les exemples qui précèdent, on désigne ^iis le nom de complément logique^ non pas seulement un terme, ^^ mot, mais tous les mots qui concourent à compléter le sens du ^^jet et de l'attribut.
TZ. De* différentes etpèeet de propoeSUons g r a mnMitie « l e i i
I. Considérée sous le rapport de la construction, Isiproporititm directe ou inverse.
1^ Elle est directe, quand ses parties sont énoncées selon For grammatical , c'est-à-dire lorsqu'au sujet succède le verbe, € celui-ci Tattribut :
Le jour n*est pas plus pur que le fond de mon cœur. ( Raciae.) L'homme éclairé suspend Téloge et la censure. (Grasset) La bonne foi ett une fidélité sans défiance et sans artifice, (Vauvenaigueii!
2® La proposition est inverse, quand cet ordre n'est pas obseï et que les compléments du sujet et de Tattribut ne sont pas raï selon la suite de leurs rapports :
Aux petits des oiseaux Dieu donne la p&tore. (Radne.)
Cionstruction directe : Dieu donne la pâture aux petits des seaux.
Du désir d*ètre heureux naît le malheur des honmies. (De Rend
Construction directe : Le malheur des hommes naît du d d'être heureux.
Insensible à la vie, insensible à la mort,
n ne sait quand il veille, il ne sait quand il dort. (Racine.)
Construction directe : // {lui), insensible à la vie, ne sait q% il veille; — il {lui), insensible à la mort, ne sait quand il dort,
IL Considérée quant à ses différentes formes d'énonciation proposition est pleine, explétive, elliptique ou implicite,
V Elle est pleine, quand aucune de ses parties n'est omise que chacune d'elles est énoncée distinctement :
La terre est un lieu d'exil. — Le ciel est la vraie patrie de V homme.
On donne encore à cette proposition le nom ^'explicite, 2® Elle est explétive, lorsque la même idée est exprimée pluâi fois par des termes différents ou par la répétition du même ten
L'envoyé de Bourgogne, attendu par le roi.
De son nombreux cortège il remplit le village. (G. Delavigne.)
Il y a dans ces vers deux sujets , l'envoyé de Bourgogne e1 qui représentent un seul et même objet : c'est uji pléonasme.
n soupa, Kii tout seul, devant elle. (Molière.)
est encore une proposition explétive ; il et lui font pléonasme proposition pleine et régulière est » Il soupa tout seul devant i
DE l'ajsalyse. 241
Elle est elliptique^ lorsqu'dle est représentée par uo ou deux !s principaux, ou seulement par un complément :
SofOM vrais ; — de nos maux ii*ac6ti«oiM que noos-mênieB*
jet sous-entendu : Nous, tof/ùns vrais; — ngcs, soyons ÂCCiy
fitte est en proie aux flammes.
tribut sous-entendu : La txUle est livrée en proie aux flammes.
; armes ! au {eu ! au secours !
Jet , verbe et attribut sous-entendus : Nous soyons œmum*
irmes^ au feu, au secours de^ etc.
le est implicite^ quand elle est exprimée par un seul mot qui
)rend collectivement le sujet, le verbe et Tattribut, sans être
lême un de ces trois termes : Chut! Peste !
esque toutes les interjecticms forment des propositions impli-
, qu'on traduit diversement selon les diflTérentes pensées qu'elles
iment.
VZI. 3>es dî£G6rentes espèces de propositioiis logiqfoe*-
es propositions considérées sous le rapport du rang qu^elles ocînt dans Tordre des idées sont ovl principales^ ou incidentes^ ou adonnées,