TON. IE
Les antérieurs ont deux sortes de figuralives, vet s ; v est commun à la 1'°, 2e et 4° conjugaison; s caractérise Ja 3° conjugaison; » répond au » des antérieurs de la çonjugaison grecque, et s au 6 de l’aoriste 1°".
10 y précédé de a, av, caractérise l’inflexion da radical des verbes dela première conjugaison dont l’antérieurprésent se termine en avi ; les exceptions sont três-peu nombrenses : comme dimicavi où diminui de domicares ct par imitation, cubo, cubui; par une double contraction juvo, juvi (pour juvavi), par une autre métaphore, sto, steti ; do , dedi.
20 Le v s'est généralement contracté avec l'e final du radical primitifs ce qui a produit l’inflexion ui comme à l'antérieur-présent de Ja 2e conjugaison qui fait rarement evi, Quelques: verbes retranchent ev (sedi pour sedevi) ; cerlains verbes de cette classe ont, de plus, un redoublement (mordeo, momordi); plusieurs verbes prennent la figurative de la 3° conjugaison (rideo, risi); les uns Ja combinent avec Îles consonnes de même intonation du radical (lugco, luxi pour lugsi); Les autres, sans la combiner, changent la coensonne précédente en lettres de même alu (jubeo, jussi pour jubsi) ; d’autres rejettent la consonne précédente (terg eo, tersi).
3° Le » précédé de à forme l'inflexion iv, qui est générale dans les verbes de la 4° conjugaison. Il y a quelques exceplions à remarquer. Quelques verbes et tous les com posés de eo ivi font ivi, on par contraction à; quelquesuns prennent s figurative de la 3e conjugaison.
40 Les verbes dont la figurative est s, et qui composent Ja 3° conjugaison, éprouvent beaucoup de métamorphoses -à l’'antéricur- ‘présent : nous allons en faire la classification d'après les variétés de la forme du radical primitif que nous distinguons,
1° on io, facio, feci, facere ; verbes qui, par le simultané-présent, sont de la 4e conjugaison, et par l’infinitif de la 3° conjugaison ;
2° En #0, arguo, argui;
3° En 60, bibo, bibi;
4o En co et sco, dico, dixi; cresco, crevi; 5° En do, cudo, cucudi ; fundo, fundi ; 6° En go, figo, fixi (figsi); 7° En ho, traho, traxi ; 8° Ea Lo, colo, colui ; 9° En mo, gemo, gemui ; 4100 En ro, cano, cecini ; ; 119 En po, carpo, carpsi; 12% En quo, coquo, coxi (coqsi) ; 13° En ro, terro, trivis 14° En 50, lacesso, lacesso, lacessivi ; 15° En to, flecto, flexi (fletsi) ; 16° En po, vivo, vixi; 179 En xo, nexo, nexui.
On a pu remarquer qu’il y a peu de verbes dont l’antérieur-présent ait # pour figurative.
Nous avons dit que le passif de l'antérieur-présent se forme du verbe sum avec l’adjonction du participe an. térieur-passif. 11 est donc essentiel d'établir ia du régles pour la formation de ce tems.
io La règle générale à la 1°°, 2° et 4° conjugaison; est de remplacer par la syllabe tum , la désinence vi de Pactif : ainsi, laudavi, laudatum; "delevi, deletum ; i inivis initam ; fovi, fotum. Si la désinenee est en à précédé de u,il faut retrancher u seulement et ajouter tum : sonui, sonitum; monui, monitum. Il ÿ a quelques irrégularités. .
Si la désbence est en à précédé de la consonne s, on change i en um seulement : ainsi, risi, risum; mulsi, mulsum ; jussi, jussum ; i étant précédé de d, on anse di en sum : vidi, visum; £ étant précédé der,n,l,se retranche : di : repertum ; veni ; ventum ; Snpaltii, | singultüm. Fl n’est pas inutile de remarquer que la première conjugaison n’a point d’antérieur-présent en sé, et par conséquent jamais de participe en sum.
2° La règle générale à la 3° conjugaison, c’est que le modificatif verbal se termine généralement en tum :
argui, argutum, Il se termine moins souvent en sum : lusi, lusum. nu . Fr
11 tésulte de tout ce qui vient d’êtreremarqué, 1° qu’en retranchant la terminaison du simultané présent, il reste la racine commune des simultanés, et qu’en retranchant la terminaison de l’antérieur-présent , il reste pareïllement une racine commune aux antérieurs; 2° que les deux simultanés relatifs ont une inflexion commune b qui leur est exclusivement propré, el qui indique dans ces deux tems, une idée commune, laquelle est évidemment la simultanéité relative à une époque déterminée ; 8° qu’il en est de même de l’inflexion eu er commune aux deux
antérieurs relatifs; qu’elle indique dans ces deux tems
une idée commune qui est l’antériorité relative à une époque déterminée ; 4° que l’idée de passé ou de futur de l’époque étant la dernière des idées élémentaires renfermées dans la signification des tems relatifs, elle y est indiquée par la terminaison même ; que l’époque passée soit des simultanés, soit des antérieurs, y est indiquée
‘par am, lauda-b-am, lauda-v-er-am , et l'époque fu=
ture par o , lauda-bo, lauda-v-er-o. |
Remarquons que la terminaison er était la caractéristique ancienne du passé de l’infinitif; que cette forme s’est conservée dans les poëtes qui l’ont employée quelquefois pour le besoin du verbe : Ex aliis ca quæ nequeunt convertier unquam (Lucrèce).
C'est donc une méprise des grammairiens de regarder celte forme comme appartenant au présent de l’infinitif.
La langue latine est dans l’usage de n’employÿer dans les postérieurs que l’auxiliaire naturel, ce qui donne aussi le développement naturel des idées élémentaires de chacun de ses tems. |
présent. . . Sum laudalurus, a, um. Laudandus, a, um. Postérieur ss6, e e . Eram — — utur . e e Ero — —
On voit que le modificatif-verbal futur est commun à ces {rois tems, ce qui annonce une idée commune aux
trois. Mais laudaturus comme modificatif s'accérde en genre, en nombre et en cas avec le sujet du verbe; il exprime le rapport de ce sujet avec l'action qui constitue - Ja signification propre du verbe.
On voit d’autre part les simultanés du verbe auxiliaire servir à la distinction de ces trois tems. Le simultanéprésent sum, fait envisager la postériorité exprimée par le modificatif-verbal dans le sens absolu , et sans rapport à aucune époque déterminée ; ce qui, dans l’occurrence, le fait rapporter à l’époque actuelle, Zaudaturus nunc sum. Le simultané-passé, eram , fait rapporter la postériorité du modificatif verbal à une époque déterminément passée, d’où cette postériorité pouvait être ene visagée comme simultanée à la période passée : laudaturus .eram, c'est-à-dire , ‘tunc poteram dicere, laudaturus nunc sum, simultané à la période passée. C'est à proportion la même chose du postérieur- présent eroÿ il rap= porte la postériorité du modificatif verbal à une épôque déterminément future , d’où elle pourra être envisagée comme simultanée à la période future : laudaturus ero, c’est-à-dire, potero tunc dicere, laudaturus nunc sum.
Aprés ces développemens, si l’on compare le système de Beauzée avec notre manière d’envisager les tems, on pourra voir que la différence existe plus encore dans la nomenclature que dans les divisions. Rappelons-nous que Beauzée démontre à l’article du participe et de l’infinitif que le caractère commun de ces modes, est l’indétermination de l’époque de comparaison , qu’ils peuvent se rapporter à toutes sortes d’époques, et qu’en conséquence, ils ne sont soumis qu’à la première division générale des tems en simultané, antérieur, postérieur , formes indéterminées. Or quelles sont les dénominations propres à caractériser des tems indéterminés ? Il est évident que ce né sont point celles de présent, passé et futur, puisque Beauzée Juimème, dans sa 2° sous-division des tems, après avoir fixé la position de l’époque de comparaison au moment de.la production de la parole, déduit de ce point fixe de relation les caractères déterminés, 19 de
présent pour l'existence dj qui coïncide à Pacte de la parole, 2° de passé oa prétérit pour l'existence qui précède l'acte de la période, 3° de futur pour l'existence qui succède à lacte de la parole,
De ce que les idées de présent , de passé, de futur sont déterminées et positives par leur relation fixe à l’époque de comparaison , il suit qu’elles ne sont que des idées modificatives et accessoires de celles de simultané, d’antérieur, de postérieur , qui sont les idées sbnéralte et fondamentales de l'existence. Or les idées de simultané, antérieur et postérieur sont primitives et essentielles à Pexistence ; car si l'on dépouille, par exemple , j'aime , ou j'aimais, ou j ’aimerai , de l’idée positive et accessoire de relation à l’époque présente ou à une époque passée, où à une époque future, il ne restera à ces trois formes déterminées que la forme commune et indéterminée ; aimer (être aimant) qui, à cause de l’abstraction de toùte époque fixe, se rapporte à toutes les époques de relation. C’est ainsi que les participes, les infinitifs (excepté ceux dù grec), se mettent à toutes les époques : illum legere credo, credidi, credam , credideram ; 3 Cre= didero, crederem. :
Donc Beauzée n’a point suivi l’origine et la génération des idées, dans sa nomenclature des tems ; donc ses dénominations sont inexactes pour ne pas dire. fausses, Voyez les développemens de ces conséquences à la ifin de ce chapitre.