ANALOGIE DES TEMS DANS LA LANGUE GRECQUE
L'esprit d'analogie qui caractérise la langue grecque rapporte la génération de ses tems verbaux au même système que les autres langues. Rappelons-nous que les tems se distinguent par leur relation au moment de la parole. Or cetie relation est indiquée dans le verbe grec par des inflexions initiales et médiales. Les inflexions initiales sont l’augment et le redoublement qui se placent
ad commentement da verbe; les inflexions médiales sont la fignrative et la pénultième.
L’angment détermine l'antériorité des tenis ralativement au moment de ja parole ; ainsi tous les tems qui précèdent l’acte de la parole, sont marqués d’un augmeni. “Fur, je frappe ; erurrov, je frappaiss veruga, j'ai frappé ; eteruqetv, j'avais. frappés etupa” je frappai, erurov, j’ens
Mais ces tems sont antérieurs à la parole à divers degrés ; le plusqueparfait l’est plus que le parfait; ces degrés sont marqués par le redoublement au parfait rérupa ét par un second augment avec le. redeublement au plusqueparfait evssugatv, De même l’aoriste 2° est plus éloigné de * l'acte de la parole que l'aoriste 1er; à défaut de redouble: ment et de double augment, cette antériorité se marque par la différence de pénultième et de figurative: sruÿa, srvruv, Remarquez ici 10 que l’aoriste 2°a la terminaison de Pimparfait et l’aoriste 1° celle du parfait; 20 qué l’aoriste 2° se distingue de l’imparfait par la différence de pénultième ; et l'aoriste {er du parfait par la différence de figurative ; d’où il suit que l’un et l’autre sont des tenis réellement distincts, non-seulement par les inflexions ’ mäis encore par la signification.
La postériorité des tems relativement à l'acte de la parole se distingue par l'absence d’augment et de redoublement : suÿw, je frapperai ; ruxw, je dois frapper.
Voilà cequiregarde l'absolu des teins. Lerelatif des tems,
leur relation à d’autres tems dans la période présente, pas-
sée et future , se détermine par la fignrative et la pénultième. Les simultanés sont caractérisés par la même figutatives ainsi l’aoriste 1er et le futur 1er ontla même figurative dans tous les modes : Avow, suou L’imparfait, comme nous l’avons dit précédemment, étant la continuation du présent qui duré encore ou se transpose dans la période passée, n’a point de figurative et se contente d’un augment : sAUOV, TU TOY.
Les antérieurs sont caractérisés par une figurativo commune qu'ils portent dans tous les modes : Acuxa ,
el ’
eXeuxety. L'antériear futur (3e futur ) présente une idée composée d’antériorité et de futarition ; il prend l’angment et le redoublement du parfait et la figurative da futur 1er, Aeduoouar, terubouar. L’antérieur-passé historique (aoriste 2e) désigne le degré le plus éloigné d’antériorité ; c’est ce qu'il marque par sa pénultième tirée du postérieur-présent (fatur 29); sur futur 2°, eturov, aoriste 2e,
Tous les postérieurs s’expriment par le modicatif-verbal postérieur , avec l’auxiliaire naturel sy oa l’usuel nsNe ; d'où vient que le futur 2, étant rare dans la déclinaison verbale se trouve ordinairement remplacé par cette décomposition : turbi Ou tu, runteuv où peXÂw runtety. :
Le futur 29, l’aoriste 2e, d’un côté; le futur 1e et l'aoriste 1°, d’un autre côté , sont dans une grande ana- ‘ logie entre eux; ils ont mêmes figuratives et mêmes pénultièmes : runû, erurmov; tuÿu, etuba. En effet, le futur 2e et le futur 1er sont tous deux postérieurs à l’acte de la parole, rurû , jé vais lire, ruÿu, je lirai, mais à divers degrés ; le futur 2e est plus près du moment de la parole, par conséquent il est antérieur relativement au futur 1er. L’aoriste 2e et l’aoriste {er sont tous deux antérieurs à l’acte de la parole, eturo j'eus frappé , erupa je frappai, mais à divers degrés ; l’aoriste 2° marque une antériorité plus éloignée, il est donc antérieur relativement à l’aoriste 1°. D'après cette gradation d’antériorité et de postériorité, les deux postérieurs serviront donc à la formation des deux antérieurs dans l’ordre suivant lequel il se correspondent : Aa60 ( de Aau6avw ) futur 2°, eAx6ov, agriste 2e ; günow futur jer (de prhcw,) epthnoz, aoriste 1°°-
Ces quatre tems considérés par rapport à l’acte de la parole, sont donc l’aoriste 2e et l'aoriste 1°, antérieurs à la parole, le futur 2e et le futur 1%, postérieurs à la parole : sous ce rapport ils peuvent donc ce remplacer l’au par l’autre toutes les fois que l’exige l’analogie ou le génie de la langue.
Tous les verbes grecs n’ont pas tous les tems de la déclinaison du mode personnel et de l’impersonnel. Les uns qui ont l’imparfait n’ont pas Paoriste 2°; d’autres qui
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ont l’aorifice 2e, n’ont pas l’imparfait: ecux-ci ont l’aoriste 127 sans avoir l’aoriste 2e, ct réciproquement ; ceux qui ont le parfait actif, ont rarement le parfait moyen ; peu de verbes emploient le futur 39 et seulement au passif ; ils suppléent au manque de cette forme à l’actif et au moyen par une périphrase tirée de l’aoriste 1° ou par ce tems même.